‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 30 sur 129 · AURIFICATIONS A L'OR NON AUHDSIF OU OR MOU · texte numérisé non relu

AURIFICATIONS A L'OR NON AUHDSIF OU OR MOU

que soil la niélhodc choisie pour l'applicalion de l'or mou, nous passerous d'abord eu revue chacune de ces méthodes.

Le D' Andrieu a conseillé d'employer, au lieu de feuilles minces, dos feuilles épaisses, des numéros 10, 00, 80, découpées en lanières plus ou moins larges suivant le diamètre de la cavité h remplir. Le numéro 40 sert pour les petites cavités, le 80 pour les grandes et le ()0 pour les moyennes. Cependant cette règle n'est pas invariable, et chaque fois que la résistance des parois de la cavité le permet, c'est le spécimen le plus épais qu'il faut employer.

Dans la cavilé, il est bon de prati(juer sur la paroi plusieurs petits sillons circulaires destinés à donner prise à l'or. ' L'or doit être très mou, très flexible et non recuit. On le découpe avec de grands ciseaux assez longs pour couper une feuille d'un seul coup on lanières de même largeur ou un peu moindre que l'ouverture de la cavité à obturer. Après avoir placé dans le fond de la cavité, contre la paroi opposée à l'opérateur, s'il s'agit de la face

10. — Fouluir cunéiforme courbe écartant et condensant de tous côtés les rubans ou cyliiulres.

broyante d'une molaire, et contre la paroi cervicale s'il s'agit d'une des faces labiale, palatine ou contiguë, une des extrémités de la lanière, on rabat l'or sur la partie déjà appliquée, de façon à former un premier pli extérieur, qui dépasse légèrement le bord de la cavilé. Les fouloirs ont la même forme que ceux de Stevens, mais modifiés en ce sens que ceux qui sont pédiformes (n"' 1, 8, 9, 10) ont leurs stries beaucoup plus profondes et que ceux qui sont droits ou simplement coudés (n"^ 2, 3, 11, 12, 13, 14) ont leur extrémité active armée de pointes très aiguës. On peut aussi se servir des fouloirs de Redmann, modifiés de la môme façon. On replie alors la lanière en sens inverse, de manière à former au fond de la cavité, et en contact parfait avec ce fond, un premier pli intérieur : on continue de la sorte à appliquer pli sur pli jusqu'à ce que la cavité soit parfaitement remplie. Chaque pli doit être comprimé aussi fortement que possible contre celui qui le précède, c'est-àdire autant que le comporte la résistance des parois de la cavité. Une fois la cavité bien remplie, on cherche à introduire au milieu même de l'obturation ou surtout autre endroit un fouloir cunéiforme, et, s'il y pénètre, on passe à la condensation.

Traité ni; stomatologie. IV. — 7

NOGUÉ. — AURIFICATIONS.

Fi

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