‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 32 sur 129 · AURIFICATIONS A I/OR NON ADHÉSIF OU OR MOU · texte numérisé non relu

AURIFICATIONS A I/OR NON ADHÉSIF OU OR MOU

enroule sur la broche. Veul-ou un cylindre^ mou? Il suffira de i-oulcr sans serrer, tandis (|u'en roulant plus fermemenl on obtiendra des cylindres plus durs. Les uns et les autres joueroni vui rôle spécial.

Il peul être enfin utih; davoir à sa disposition des cylindres coniques. Pour les obtenir, il suffira de rouler le ruban de telle manière qu'il dépasse le bout de la broche. On se servira dans ce cas de la broche à forme lancéolée pour que le cylindre termim'' puisse être facilement détaché i fig. .')2).

Enfin on trouve dans le commerce des cylindres faits avec de l'or mou en feuilles roulées plus ou moins serrées, de façon à obtenir deux modèles, A et B, le premier étant peu serré, le second au contraire très condensé, au point de contenirune quantité double d'or.

Quelques opérateurs se servent de blocs d'or formés par des feuilles d'or mou superposées, qu'on trouve également dans le commerce. La méthode est d'ailleurs la même.

Tout étant prêt et les cylindres appropriés à la profondeur de la cavité, c'est-à-dire dépassant d'un bon tiers son orifice, on porte avec les pinces dans la cavité un cylindre mou, et on le place, comme nous l'avons indiqué, une de ses extrémités sur le fond de la cavité et l'autre hors de l'orifice. A l'aide de la pince-fouloir ou d'un fouloir pédiforme, on comprime ce cylindre contre la paroi. Quand ce premier cylindre a été bien condensé contre une des parois de la cavité, on en introduit d'autres, et on les condense un par un, jusqu'à ce que les parois soient recouvertes par les cylindres mous. On prend alors des cylindres durs, et on les applique contre les premiers en les condensant de même, un par un. Quand il n'existe plus de place pour de nouveaux cylindres, on prend un fouloir cunéiforme lisse, et on détermine, en l'enfonçant dans la masse d'or, une cavité qu'on remplit aussitôt avec un cylindre dur. On fait ainsi de nouveaux perluis qu'on obture de même, jusqu'à ce que la masse d'or résiste à tout nouvel efîort. On condense ensuite les parties saillantes de l'auri- (ication, comme précédemment.

Austen et Harris conseillent, quand la cavité a un petit diamètre, une profondeur considérable ou un fond inégal, d'y introduire des fragments d'or et de les condenser sur le fond jusqu'à ce que le tiers de la cavité soit rempli. Sur cette base régulière, on bûlit laurification par la méthode indiquée des' cylindres. ~

Au lieu d'introduire ainsi des cylindres en quantité considérable et de faibles dimensions, on peut employer un autre procédé qui consiste à commencer par un cylindre d'un volume tel qu'il réponde exactement aux dimensions de l'orifice. Il faut avoir soin de le faire pénétrer jusqu'au fond môme de la cavité, sans lui faire subir la moindre condensation. Cela fait, on le foule contre une des parois avec un fouloir pédiforme. On introduit dans l'espace rendu libre un nouveau cylindre, et ainsi de suite. On fait ensuite dans la masse

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avec ua fouloir cunéiforme, des psrforaLions qu'on obture avec des cylindres durs (fig-. 49).

Tomes donne les conseils judicieux suivants au sujet de la méthode des cylindres. Quand la forme de la cavité peut faire craindre que la première portion d'or introduite ne se fixe pas bien, les cylindres plus mous, roulés d'une manière lâche, sont les plus convenables pour commencer l'obturation ; on les remplace par de plus fermes, une fois que les premiers cylindres adhèrent convenablement. L'introduction de feuilles d'or roulées en cylindres fait que les couches s'étendent dans toute leur longueur de l'orifice au fond de la cavité, au lieu d'avoir des directions accidentelles : grâce à cette circonstance, aucun fragment ne saurait se détacher de la surface de l'obturation ; ce n'est pas tout, la disposition concentrique des couches permet de condenser l'or avec facilité, sous l'action d'une force méthodiquement appliquée, de telle sorte que l'on peut introduire, en une seule masse, de bien plus grandes quantités d'or en feuilles qu'avec toute autre méthode, sans compromettre le succès de l'opération. Aussi l'emploi des cylindres est-il le procédé non seulement le plus expéditif, mais le plus sûr dans ses résultats, pour l'obturation de grandes cavités pourvues de fortes parois. Il va de soi que, plus la qualité de la feuille est molle, plus l'opération est facile ; des cylindres faits de feuilles dures, rigides, donneraient des résultats très peu satisfaisants.

Procédé de Redmann. — Redmann conseille d'agir ainsi : pour préparer les cylindres, on se sert d'une demi -douzaine de tiges d'acier de 15 centimètres de long répondant, par leur diamètre, aux numéros 2, 4, 6, 8, 10, 12, de la filière de White, et d'une broche fine et pointue. On se sert d'or numéro 4. Pour préparer le ruban, on coupe une feuille d'or en trois morceaux, dont chacun est roulé en diagonale sur une tige ou mandrin d'acier et dont le diamètre doit être égal à la profondeur de la cavité; on détache le tube ainsi formé en le faisant glisser sur le mandrin à l'aide du pouce et de l'index jusqu'à son extrémité libre, en même temps qu'on imprime au mandrin un mouvement de rotation en sens inverse. Tenant alors ce tube entre le pouce et l'index, on le roule, sans l'aplatir préalablement, sur un mandrin qui permette de donner le volume désiré au petit cylindre ainsi formé.

Gela fait, on sépare le cylindre du mandrin et on le presse légèrement entre le pouce et l'index pour lui donner une forme ovale et aussi })our l'empêcher de se dérouler. Pour former de plus petits cylindres, on coupe le ruban en parties dont la longueur soit suffisante pour obtenir le volume désiré. Quelques cylindres doivent être assez denses pour qu'on puisse les faire entrer de force dans les trous que l'on pratique, alors que l'introduction de l'or est presque terminée.

AURH-ICATIONS A L'OR NON ADHÉSIF OU OR MOU. Kl

Pour inlroduire les cylindres, il faut une pince à inlroduclion, à pointes tienlclées en dedans, et pour les condenser latéralement, pendant (ju'on les introduit, un instrument muni d'une espèce de pied étroit, finement dentelée l'aide d'une lime mince et dont les dentelures ont été ensuite adoucies à l'émeri ; il faut encore plusieurs instruments pointus et coniques pour essayer l'obturation en cherchant à y pénétrer et au besoin pour y faire des ouvertures dans le but d'y inlroduire autant d'or que possible avant de condenser la surface.

Les cylindres sont portés avec la pince au point de la cavité le plus éloigné de l'opérateur, et placés de telle sorte que celui-ci puisse appliquer la pression sur les parties libres de ces cylindres, leurs parties opposées restant en contact avec la paroi profonde de la cavité. Après avoir introduit une quantité d'or suffisante pour remplir le tiers ou la moitié de la cavité et s'être assuré que les cylindres reposent bien sur le fond, on fait une pression latérale et on introduit encore de l'or jusiju'à ce que la cavité en soit remplie; le dernier cylindre employé est un cylindre dur. L'or doit être introduit si uniformément et si solidement qu'il ne soit pas nécessaire d'avoir recours aux instruments cunéiformes ; si cependant l'usage de ces instruments était nécessaire, on remplirait l'ouverture ainsi créée avec un cylindre dur.

Pour condenser la surface, on emploie des instruments à pointes largement et profondément dentelées, puis de plus petits de même genre avec des dentelures.

Pour les cavités des faces contiguës, il faut d'abord un instrument mince, plat, dentelé, puis un instrument petit, carré, taillé en coin.

Méthode des cylindres et des rubans. — Redier (de Lille) considère cette méthode comme la meilleure, et il en a précisé et perfectionné la technique au point de la faire sienne. Il se sert de feuilles d'or anglaises ou américaines numéros 4 et 5; le numéro 4 servant aux grandes cavités, aux moyennes et aux petites: le 5 exclusivement réservé pour les très grandes (1).

Les cylindres devront dépasser la hauteur de la cavité d'environ 1 millimètre. Pour les obtenir, on divise la feuille d'orentrois bandes, en deux seulement si l'on a afi'alre à une cavité très profonde, en quatre au contraire si la cavité n'a qu'une très faible hauteur. Chaque bande est pliée à l'aide du couteau à or, de façon à former un ruban de la dimension voulue. Quelques rubans, deux ou trois, sont alors réservés pour terminer l'obturation; le reste est utilisé pour faire des cylindres. Avec chaque ruban, on fait généralement trois cylindres, quatre quand on les veut très fins, deux seulement si

(1) Nous pensons que le n" 12 des batteurs d'or français convient parfaitement pour cette niiithode daurification et donne de meilleurs résultats.

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on les veut très gros. A cet effet, on commence à enrouler le ruban autour de la petite broche, en serrant bien le premier tour, pour être sûr qu'il ne se détache pas, puis on continue à l'enrouler mollement jusqu'à ce que le cylindre ainsi formé soit de l'épaisseur voulue, et l'on sectionne alors le ruban par déchirure, pour faire avec ce qui reste un ou deux cylindres, comme on fait le premier.

La confection des cylindres, comme celle des rubans, exige un petit tour de main qui, d'ailleurs, s'acquiert très vite ; la grosse affaire est de ne pas froisser l'or pendant les diverses manipulations qu'on lui fait subir.

La série de Bing est celle qui convient le mieux hm comme instruments, sélectionnée par Redier.

Fig. 53. — Fouloirs du D'' Bin^

Dans le premier temps, on se sert des fouloirs 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, suivant les dimensions et la position de la cavité. La partie active de ces instruments, plane ou légèrement convexe, est rectangulaire et présente des stries longitudinales ; on les emploie à la façon du classique fouloir^^à pied ; mais, tandis que ceux-ci ne peuvent agir

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