‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 37 sur 129 · Fouloirs poiii adhésif · texte numérisé non relu

Fouloirs poiii adhésif

ror

sécher soigneusemenl ensuile.

In fraerment d'or atlhésif

sures. On aura recours pour cela à dos louloirs el à des pointes pédirormes. Il faut toujours avoir présent à l'esprit le but ultime de ce travail, qui est d'obtenir une masse d'or bien homogène. Il ne faut pas compter en elVet, o * a :»t » £?s O

quand la masse viendra aflleurer rorilu'e de la cavilé. pouvoir achever la condensation par un elTort quelconque. Il faut que la condensation ait été faite si soigneusement pour chacun des fragments qu'on n'ait à redouter aucun elTond renient et qu'on n'ait à tenter aucune condensation superficielle.

Si, dans le courant de l'aurilication, on s'aperçoit que l'adhésion ne se fait plus, ou se fait

d'une façon insuffisante, cela peut tenir à deux causes : ou bien il s'est déposé sur la surface de l'or un peu de salive ou un peu de vapeur condensée provenant de l'haleine, ou bien la condensation de la surface métallique a été poussée si loin que cette surface est devenue lisse comme un miroir. C'est, dans ce dernier cas, qu'on s'est servi d'une pointe trop large et dont les lines dentelures étaient émoussées. Si la surface de l'or a été recouverte d'humidité, on pourra y passer un tampon d'ouate imbibé d'alcool absolu, et la

soigneusement recuit est alors condensé sur celte surface; il arrive assez souvent qu'il adhère de nouveau. Mais, si l'adhésion ne se fait pas, mieux vaudra pratiquer sur cette surface des points en rétention dans lesquels on fixera de l'or par le procédé indiqué précédemment. On agira de jj môme quand la surface aura été trop polie.

Quand l'aurification est arrivée à l'orifice, on aura grand soin de bien recouvrir les bords avec de l'or et de ne marteler cet or qu'avec précaution, afin de ne pas fracturer l'émail.

Dans toutes les méthodes précédentes, l'or adhésif était employé à l'état de feuilles d'épaisseur très faible, du numéro 4 généralement, roulées ou en cylindres.

Mais il est possible d'employer les feuilles d'une façon dilTérente.

Procédé de Schnra-weiyifeuillesinincessuperposées aplat). — Dans cette méthode, on se sert du numéro 3 ou 4 en feuilles, qu'on superpose les unes aux autres sans se servir ni des fouloirs ni des maillets. On emploie un instrument ayant d'un côté la forme du fouloir à or

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à pointe fine légèrement incurvée et de l'autre la forme d'un brunissoir à forme de spatule mince. Avec la pointe, on pique l'or qu'on recuit à la flamme d'une lampe à alcool et qu'on place au fond de la cavité. Cette cavité doit avoir une forme rétentive. Avec le brunissoir, on étend soigneusement cet or sur toute la surface. Quand cette feuille est bien fixée, on en applique une seconde, qu'on condense de la même façon. C'est là un procédé excellent en lui-même et qui donne une homogénéité parfaite. Il présente cependant l'inconvénient d'être d'une lenteur désespérante. Il faudra, dans la pratique, le réserver pour les cavités de petites dimensions ou pour terminer une aurification faite par une méthode plus rapide.

Procédé des feuilles épaisses superposées. — On conçoit qu'il y ait plus d'avantages à employer, dans la méthode des feuilles superposées, des feuilles épaisses plutôt que des feuilles minces. La chose est possible en effet, grâce précisément à la disposition donnée à l'or adhésif. Nous avons vu, en effet, que, dans l'application de l'or adhésif en général, il était nécessaire de condenser cet or, fragment par fragment, <'t de plus que chacun de ces fragments, pour être bien condensé, devait être très petit et formé de feuilles d'or très minces. Ici, l'or n'étant plus roulé en cylindre ou en boulette, mais appliqué à plat, la même objection ne saurait exister. Le seul obstacle est alors l'épaisseur de ces feuilles, qui peut diminuer leur malléabilité, leur souplesse et leur adhésivité.

On s'est servi des numéros 10, 20, 60, 120. On les coupe en morceaux de 5 à 20 millimètres carrés ou en bandes de largeur et de longueur suffisantes pour une cavité donnée. Si l'on emploie des numéros peu épais, ou pourra utiliser la bande qui est appliquée à plat dans le fond de la cavité et repliée ensuite sur elle-même. On condense à mesure avec le maillet. S'il s'agit d'une cavité non rétentive, on fera les points de rétention, qu'on remplira d'or par le procédé ordinaire. La feuille réunira ensuite l'or de tous les points de rétention. L'aurification se continuera ainsi.

Mais, si l'on emploie les feuilles les plus épaisses, comme il est difficiede les replier sur elles-mêmes, mieux vaut les découper en fragments de dimensions à peu près égales à celles de la cavité. Chacun de ces fragments est introduit à plat et forme par lui-même une couche complète et déjà condensée.

Procédé de Herbst. — Le procédé de Herbst consiste à condenser lor adhésif à l'aide de fouloirs rotatifs. Pour cela, deux sortes d'instruments sont nécessaires :

1» Des instruments à main;

2» Des instruments montés sur le tour.

Les instruments à main sont les suivants :

a. Un explorateur : c'est un instrument ayant la forme d'une tige pointue et droite, montée sur un manche assez fort. Il est destiné à

OR CIUSTALLISK. 129

explorer loiilc la surl'aco de raurification pour cIkmcIici' à y découvi'ii" lies j)arli<'S insiinisainiiieiil condensées;

b. \Jn fouloir eylindri(iuc droit, peu épais, sans hacliures, simplement dépoli pour condenser l'or dans lespeliles cavités reconnues par l'explorateur;

c. Un l'oiiloir de mcMue forme, mais plus gros, pour tasser lor dans les grandes cavités;

d. Un fouloir ù angle obtus pour atteindre les parties peu accessibles.

Les instruments montés sur le tour sont des petits fouloirs cylindriques ou en forme de poires.

La cavité doit être légèrement rétentive dans son ensemble : on peut y ajouter une rainure circulaire, mais pas de points de rétention.

Pour les cavités centrales, on placera à plat un ou deux gros cylindres d'or adhésif n° 5. On les condense alors avec un fouloir à main et ensuite avec le brunissoir rotatif.

Cette première couche placée à l'aide de l'instrument approprié, on explore la surface de l'or. Trouve-t-on un point dans lequel la sonde exploratrice pénètre, on l'agrandit légèrement et on y place des cylindres adhésifs, que l'on condense au brunissoir rotatif. On continue ainsi à ajouter couche sur couche, en les condensant et en les explorant soigneusement au fur et à mesure.

Pour les grandes cavités, Herbst conseille de condenser les premiers cylindres avec une boulette de coton sur laquelle on fait agir le fouloir rotatif.

On agit de même pour les cavités latérales. Quand on a affaire à des cavités mésio ou disto-triturantes, on se sert de matrices appropriées.

OR CRISTALLISÉ. IVIANIPULATION. TECHNIQUE DE L'AURIFICATION.

L'or cristallisé est de l'or adhésif, ainsi que nous l'avons dit en exposant sa préparation et ses propriétés caractéristiques. La technique de l'aurification avec cette variété d'or aura donc avec celle de l'or adhésif en feuilles bien des points communs; mais elle en différera cependant d'une façon marquée, puisqu'elle nécessiterades fouloirs à pointes tout à fait spéciales et que la condensation se fera par la pression manuelle et non plus à l'aide des maillets.

Fouloirs. — Les fouloirs, d'une seule pièce ou montés sur des manches, se distinguent en ce qu'ils ont leur partie active non plus armée de dents pointues, mais presque mousse, tant les stries quadrillées ou longitudinales qui la recouvrent sont peu marquées. Cette extrémité affecte la forme dune petite boule, d'une poire, d'un pied, etc., de dimensions variées, montée sur une tige contournée en spirale, ou incurvée, ou droite.

NOGUÉ. — AUR1FICATI0>'S.

Il est bon que le manche de ces fouloirs ait un volume suffisant pour être bien en main. Mieux vaut également que les manches soient en bois. La nécessité de changer d'instrument plusieurs fois pendant l'opération fait qu'il est préférable d'avoir sur la tablelte une série

89. — Pointes à vis pour l'or cristallisé. Modèles de M. Fielden Brisra^s.

de fouloirs d'une seule pièce, afin de ne pas perdre de temps à changer de poinle.

Cavité. — La forme de la cavité ne différera guère de celle de l'or adhésif, et ici nous pouvons également admettre ces trois variétés: 1° cavités capables d'assurer par elles-mêmes la rétention des premiers fragments et celle de la masse obturatrice; 2° cavités capables de retenir la masse, mais exigeant des moyens de rétention pour les premiers fragments; 3" cavités exigeant des moyens de rétention, aussi bien pour la masse que pour les premiers fragments. Les mêmes règles que précédemment seront ici applicables. Pour les cavités du deuxième et du troisième genre, on pratique des points de rétention et parfois même quelques rainures circulaires. Pour toutes, on donnera à l'orifice une forme générale ovalaire ou circulaire, d'un contour aussi régulier que possible. Les bords de l'émail seront soigneusement taillés en biseau.

On pourra également donner aux cavités la forme angulaire, comme dans la méthode de Johnson.

Fixation et condensation de l'or. — Au point de vue de la fixation de l'or, toutes les cavités peuvent se réduire à un seul type de dimensions plus ou moins grandes, qu'il s'agisse de points de rétention ou de cavité angulaire; c'est toujours une cavité ayant la forme d'un cylindre régulier ou d'une pyramide tronquée.

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