OR CRISTALLISE
inenl avant (luo l'omploi de Vov spongieux eût été bien compris. Les »>l)luratioiis paraissaieiil Ird's brillantes et très solides à la surface, mais elles se di'sagré^caienl très vile, et, quand on exanwnail la cavité opérée, au lieu d'y trouver une sorte de lingot métallique, on ne rencontrait (ju'une masse plus ou moins cohérente, assez molle pour céder sous l'ongle (Voy. fig. 32).
On peut ainsi résumer, d'après le même opérateur, les règles qui doivent ("'tre toujours rigoureusement observées dans l'emploi de l'or cristallisé : l^Tor doit être de récente fabrication, ou avoir été recuit récemment pour que la propriété adhésive soit au maximum ; 2° l'obturation doit se composer de petits fragments, que Ion rend chacun parfaitement compact avant d'en ajouter un nouveau; 3" le métal doit être préservé de l'humidité buccale tant que l'opération n'est pas terminée ; 4° il faut avoir des instruments appropriés pour exécuter l'opération. La négligence d'une seule de ces conditions entraînerait des résultats défectueux.
Il est bon d'être fixé d'une façon parfaite sur la valeur et les avantages ou inconvénients de l'or cristallisé dans la pratique. On ne saurait ici être absolu. Comment comparer, en elï'et, une obturation faite dans une cavité simple à parois solides et une obturation qui reconstitue une partie de la dent ?
Austen à ce sujet s'exprime ainsi : « Ceux qui ont beaucoup d'expérience dans son emploi disent qu'il est supérieur, dans bien des cas, aux feuilles. L'auteni- connaît plusieurs praticiens distingués des États-Unis qui l'ont employé presque exclusivement, et il a vu des obturations faites par ce procédé qu'il ne croit pas qu'on puisse surpasser en beauté et en solidité. Il a fait lui-même certaines obturations qu'il ne croit pas possible de faire avec de l'or en feuilles ordinaires. Cependant cet or ne détrônera jamais l'or en feuilles, adhésif ou non, parce que, dans beaucoup de cas, l'or en feuilles peut être employé plus avantageusement et plus facilement. Son emploi, dans la pensée de l'auteur, ne se généralisera jamais non plus, par la raison qu'il faut plus de soin et d'habileté pour faire une bonne obturation avec cette substance qu'avec la feuille d'or, surtout lorsque la cavité est d'un accès difficile.
Tomes, qui a fait, l'un des premiers, usage de l'or cristallisé, nous montre nettement ses qualités et ses défauts et aussi les difficultés de son application.
« On a beaucoup vanté l'or cristallisé, dit-il. pour la facilité qu'il olTrirait de restaurer la moitié et même les deux tiers d'une dent cariée et de reconstruire en métal la partie absente. Hors de la bouche, on peut reproduire avec l'or spongieux la moitié, voire nijme la totalité de la couronne dentaire; mais, dans la bouche, semblable restauration n'est pas du tout aussi facile ; je ne veux pas dire que l'opération soit impossible, mais généralement elle est
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mpraticable. Il y a peu de malades capables de tenir la bouche ouverte le temps nécessaire, et, quand on en rencontre, la dent se refroidit graduellement et arrive à une température inférieure à celle de Tair expiré, et la précipitation sur le métal de vapeurs condensées en est la conséquence. L'opération peut alors se suspendre pendant un court espace de temps, à la condition que, pour la recommencer, Tor aura été essuyé et séché et la surface grattée ou limée de manière à produire une surface nette. Toutefois, il est rare que le résultat de l'opération soit parfaitement satisfaisant quand elle a été interrompue de la sorte. On peut même dire que la restauration d'une partie très étendue de la couronne d'une dent est rarement suivie d'un succès durable. Sans doute on arrive à produire quelques cas curieux ; mais l'opération est si fatigante pour un résultat aussi incertain qu'elle ne saurait s'appliquer d'une manière générale. »
Et ailleurs il ajoute : « Après avoir employé l'or cristallisé pendant plusieurs années, l'examen rigoureux des résultats obtenus ma amené à cette conclusion qu'il est inférieur à l'or en feuilles pour la construction de cette partie de l'obturation qui repose sur la dentine, Mais, si l'on commence par recouvrir la cavité avec des feuilles d'or, il sera avantageux de faire la partie centrale avec de l'or cristallisé. En combinant do la sorte les deux formes de métal, on produit des aurifications dont la densité et l'imperméabilité ne sauraient être surpassées. »
Tomes conseille encore, pour comparer l'or en feuilles avec l'or cristallisé, de recourir à une lame d'ivoire perforée appliquée sur un bloc d'ivoire. Si l'on obture cette lame d'ivoire avec les divers spécimens d'or cristallisé, on constate que la surface qui a été comprimée sur l'ivoire et qui est restée en contact avec lui se compose de cristaux dont la forme n'a pas été altérée par la pression. Leur présence là indique un certain degré de porosité tenant à ce que la dentine n'offrait pas une résistance suffisante pour porter atteinte au caractère cristallin du métal. Si le trou était placé dans une plaque de métal au lieu de l'être dans un morceau d'ivoire, l'obturation présenterait à la surface inférieure une densité beaucoup plus grande : avec l'émail, on obtiendrait un avantage analogue. Dans la pratique, ajoute-t-il, il devient très souvent nécessaire d'obturer une dent dont on n'a pu extraire en totalité le tissu malade ; dans ces cas, c'est donc une surface encore plus molle que la dentine normale qui forme la surface ; la résistance de cette surface est tout à fait incapable de permettre une condensation de l'or aussi forte que celle obtenue aux endroits où l'on a pu exciser toutes les parties désorganisées ; si donc on se sert d'or cristallisé, la surface de l'obturation qui répond aux parois de la cavité sera défectueuse ; elle absorbera l'humidité, et, au bout d'un certain temps, il suffira, pour détacher l'or, d'une force très modérée. D'un autre côté, quand on a affaire à
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iino cavité suporn('i<'lli', dont le l'oiul ost résistant ctroriticc entouré d'émail, on obtiendra les résultats les plus satisfaisants.