‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 46 sur 129 · PRINCIPES GKNKKAUX DK LA IU';TI£.\TI · texte numérisé non relu

PRINCIPES GKNKKAUX DK LA IU';TI£.\TI

sera

Fig. 1 57 (schématique). — Bloc en selle (face triturante).

i^oaiit les parlics sous-jnccnlos ol ri;pnrlissaiil les pressions, exercées à sa surface. Dans cerlains cas même, il pourra (^Ireavanlai^eux de meuler comphMemenl les cuspides de la dent cL de reconsliluer en or toute la lace triturante ( lit,»-. 148i.

(]. Molaires. — 1° Cavités triturantes. — l.e Idoc dor toujours employé dans les cavités très étendues dont, les parois pourraient ne pas supporter la condensation de l'or cohésif ou de l'or non cohésil'. Dans les autres cas, les préférences de l'opérateur lui feront employer l'aurilicalion ou l'incruslalion, ([ui donnent l'une et l'autre des résultais parfaits et dont la technicpie est également facile dans ces cas.

Lors(pie la carie se prolonge par le sillon intercuspidicn sur la face vestibulaire, — ce qui est fré([uent ait niveau des molaires inférieures, — ou sur la face linguale, — ce «pu n'est pas très exceptionnel au niveau des molaires supérieures, — le bloc d'or permet une reconstitution plus facile cpic laurificatioii et doit lui être préféré.

2° Cavités proximales. — Ce que nous avons , ' ^

dit à propos de ces cavités au niveau des prémolaires s'applique également aux molaires. La difficulté d'accès (cavités distales des secondes molaires, etc.) fera préférer le bloc d'or dans cerlains cas où l'aurification pourrait, d'après rétendue des lésions, être préféral)le.

3° Cavités intéressant plusieurs faces des molaires. — Les cavités disto-mésio-vestibulaires ou disto-mésio-linguales, etc., peuvent être obturées par des incrustations d'or dans des cas où, à part ce mode d'obturation, la dent ne pourrait que recevoir une couronne. Dans ces cas, le mode de rétention du bloc sera le plus souvent un sillon dans la partie restante de la face triturante, sillon se prolongeant par un second sillon perpendiculaire descendant sur la face linguale ou vestibulaire cl réalisant la disposition en phalangette fléchie sur la phalangine ipie nous avons déjà décrite. L'adjonction d'un pivot et la forme de la paroi gingivale complètent la rétention (fig. Ii9).

Enfin, dans certains cas de destruction complète de la couronne, on a conseillé, au lieu d'une couronne, de restaurer la dent à l'aide d'un bloc d'or dont la rétention est constituée par deux pivots fixés dans les canaux radiculaires et noyés dans le ciment qui occupela cavité centrale du bloc (fig. 150i.

V. Insertion de rincriistation dans la cavité. Finiss.Tsre. —

Fig. 1 18 (schématique). — Bloc en selle reconstituant toute la face triturante. Coupe mésio-distale .

Pi g. 149 (schématique). — Bloc pour l'obturation d'une cavité mésio-distovestibulaire de molaire inférieure.

Le bloc est d'abord essayé dans la cavilé. Si l'on a procédé par empreinte et reconstitulion indirecte, il faudra vérKicr rarliculalion et l'aire les relouches nécessaires.

Le bloc est alors sorti de la cavilé. Dans

,-' certaines cavités, il sérail presque impossible

de faire sortir le bloc, — cavités triturantes profondes, par exemple : — dans ces cas, il faudra essayer le bloc sans couper la tige de coulée, de façon à utiliser celle tige pour retirer celui-ci ; larliculalion sera, s'il y a lieu, retouchée après le scellement.

Le bloc retiré sul)ira un polissage qui respectera absolument les bords ; il sera ensuite lavé, passé dans l'alcool et séché. Il est ainsi prêt pour le scellement.

La dent sera débarrassée des substances qui ont servi à assurer la dépouille des parties rélcntives (gutta, elc). Si Ton a utilisé le ciment, il suffira dy tracer des sillons à l'aide d'une fraise-roue ou d'en enlever une partie. L'assèchement parfait de la cavité et l'isolement de la salive (digue, rouleaux de coton, serviette, etc.) seront réalisés.

La partie du bloc qui sera en rapport avec la dent ainsi que la cavité seront alors enduites avec soin de ciment à prise rapide de

consistance crémeuse. S'il a été fait des rainures ou des cavités rélenlives dans le bloc, il faudra veiller à ce que le ciment y pénètre.

Le bloc étant placé dans la cavilé y sera enfoncé avec une très grande force, mais sans brusquerie. Il est commode d'utiliser' pour cet enfoncement les fouloirs représentés figure 151.

Nous utilisons dans certains cas avec avantage le condensateur inlermaxillaire de Gaillard fig. 152 .

Un instrument quelconque. — un brunissoir un peu volumineux par exemple ( fig. 153), — pourra être appliqué sur le bloc après avoir été chauffé à la flamme. L'or très bon conducteur transmet la chaleur au ciment, dont la prise se trouve très accélérée. Il serait bon d'exercer avec rinslrument une certaine pression sur la dent, pour éviter un déplacement possible par suite de l'expansion du ciment sous l'influence de la chaleur. La prise étant complète, les bavures de ciment refoulées hors de

-Fig. 150 (schématique). — Bloc d'or reconstiluant la couronne entière d'une molaire inférieure.

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