PRINCIPES GENERAUX DE LA RKIENTION
lions, avec celle dilîerence esseiiLiellc cepcndanl (|ikV les ca viles seronl de (lépoiiillc.
La cavité élanl larjjfcinenl ouvcrle el la deuline cariée résé«|uée, il l'audra arnMer la Ibniie de la cavilé el décider les procédés de rélciilion à uliliscr. Les bords seront préjjarés avec un soin parliculier, 1res largement biseautés et polis avec attention. Plus encore que dans tout autre procédé d'obturation, il faudra sacrider largement et sans hésitation les parties de solidité dcjulcuse. 11 suffit d'assurer la dépouille des bords el des parties les plus superlicielles ; les parties rentrantes en dehors de ces régions seront cond)lées avant la prise d'empreinte (fig. 141) avec du ciment, de la gulta, du
Fig. 139 (schématique).
Si l'on considère des forces agissant dans les quatre directions niésiale, distaie, lingualeetvestibulaire, il est facile de se rendre compte que la rétention du bloc sera suffisante.
Fig. 140 (schématique).
Ici la résistance de la paroi linguale de la cavité presque réduite à l'émail seul serait insuffisante.
plâtre malaxé avec une solution saturée de sulfate de potasse ou par tout autre procédé.
Dans la majorité des cas, il s'agira de cavités mésio-triluranles ou disto-triturantes, et on devra avoir recours pour la rétention à un sillon triturant (fig. 142). Ce sillon pourra être moins large que celui qui servirait de rétention à une aurification, la région où se continuent la partie horizontale rélenlive du bloc et sa partie proximalc étant naturellement plus résistante à la traction dans le IjIoc. Dans certaines prémolaires de très petites dimensions, celle remarque n'est pas sans importance el doit faire préférer le bloc d'or à l'aurification.
Certaines cavités se rapprochent de la forme d'un cube ou d'un parallélipipède rectangle ; le demi-cône rélenlif conseillé par P. Robin sera d'une utilisation facile et très efficace pour la rétention. Il se fera avec une fraise à fissure conique.
Des encoches de rétention pourront souvent être établies dani les
218 FARGIN-FAYOLLE ET SCHAEFER. — CAVnÉS DENTAIRES.
Fig. 141 (schématique). — Cavité présentant des parties rentrantes qui ont été comblées avant la prise d'empreinte pour rendre la cavité de dépouille.
prolongements des sillons inlercuspidiens des molaires (fig. 143). Ces sillons se font avec une très grande facilité, soit avec une petile meule, soit avec une fraise à fissure. A l'extrémité de ces encoches, il sera quelquefois avantageux détablir une nouvelle encoche perpendiculaire à la première et la continuant sur la face linguale ou vestibulaire de la dent. On obtient ainsi sur le bloc un tenon affeclant la forme d'un doigt dont la phalangette est fléchie sur la phalangine (fig. 144). Ce moyen de rétention est particulièrement précieux, associé ou non à un pivot, pour la rétention dans les cavités vestibulaires étendues et dans les cavités distomésio-vestibulaires.
L'adjonction d'un pivot dans les cas où la rétention coronaire semblera insuffisante sera très avantageuse, et il faudra y recourir à moins d'impossibilité.
La direction même des parois des cavités et les sillons qu'il sera facile de tracer sur la paroi gingivale (fig. 145) avec un excavateur tranchant complètent les procédés de rétention à utiliser.
Comme dans les cavités destinées à Taurification, on devra chercher, — bien que la chose soit ici moins indispensable, —
à obtenir une paroi gingivale plate et si possible légèrement inclinée vers l'axe de la dent et à ce que les diverses parois se réunissent suivant des angles. C'est en un mot de la forme d'une boîte et non d'une forme plus ou moins arrondie qu'il faut se rapprocher.
En dehors des excavateurs et des ciseaux à émail, les fraises à fissures et les petites meules en carborundum devront être presque uni(piement employées pour la préparation des cavités, à cause de la facilité d'obtenir avec ces instruments des parois plates et de dépouille. Les pointes etmeules de carborundum sont particulièrement indiquées, et on n'utilisera la fraise à fissure que dans les parties où elles ne peuvent accéder.
Fig. 112 (schématique). — Sillon triturant pour la rétention d'une obturation proximale.
Fig. 1 13 (schématique). — Rétention obtenue par des encoches pratiquées dans les sillons intercuspidiens des molaires.
rUINCIPES GENERAUX DE LA RETENTION. 219'
Préparation des cavités dans chaque groupe de dents. — A. Incisives et canines. — Au iiivi-au de ces dénis, le bloc de porcelaine est préférahle au Itloc d'or pour des raisons d'esthétique.
Nous renvoyons donc au clia|)ilre de ce traité consacré anx incrustations de |)orcelaine |)our l'élude de la préparation des cavités : celles-ci seraient les nièuies si,pourune raison ([uelconcpic, le bloc dor paraissait indi(pié à cause des avanlai^es (|u"il possède sur la porcelaine; solidité plus grande, possibilité d'établir des bords recou- Kig. 144 (sclu-mavrant et proléi^eant l'émail, résistance des tique).-Moiaireinfcparties minces à la traction, etc.
IX » r , . .n 1-1 -x- X 'i X (loupe frontale pas-
B. Prémolaires. — I" Cavités triturantes — „, ' . ^-i,^.' ■
sanl par le siHon in- Le bloc d'or n'est pas indicpié dans ces cavités terouspidien. Rétenqui peuvent être rapidement et parl'ailement '^"^" obtenue par un
, ,, .1. 1 ? •/• premier sillon inter-
ObtureeS a 1 or mou ou a t or COlléslt. cuspidien et un se-
Les petites cavités punctiformes que l'on cond sillon perpenditrouve souvent au niveau des deux dépressions culairc au premier et
' descendant sur la lace
que sépare la crête unissant les deux cuspides Hn^^uaie. de la première prémolaire inférieure pourront avantageusement être obturées par le procédé du fd d'or déjà signalé 1).
(1) Incrustations punctiformes. — Procédé du fil d'or. — Ce procédé utilise des cylindres d'or massif pris dans la continuité de fils d"or de diamètre approprié à rimportance de la cavité. La méthode est due au D"" Pierre Robin (1907) et dérive de celle des incrustations de porcelaine par les blocs cylindriques.
La cavité est préparée de forme cylindiique avec des fraises de diamètre connu ; son contour extérieur doit être un cercle aussi parfait que possible ; les bordssont lé^'-èrement biseautés. On choisit un fil d"or (à 24 carats) de diamètre correspondant cvactcmcnt à celui de la cavité (d'après la fraise employée), et c'est un segment de ce fil qui constitue le bloc obturateur. Pour en faciliter l'introduction et la mise en place, rc.\trémité du fil est légèrement usée à la lime, en tronc de cône, l'extrémité libre fixée solidement sur un porte-foret à vis, pour permettre sa manipulation sans crainte de l'ovaliser, comme cela arriverait avec une pince ordinaire.
Le champ opératoire est maintenu à l'abri de l'humidité autant que possible par l'emploi de la digue ; la cavité séchéeavec soin est remplie déciment à l'oxyphosphate de zinc de consistance pâteuse. Le fil d'or est introduit et coincé fortement en déterminant l'expulsion de l'excédent de ciment. Pour que l'adaptation soit aussi parfaite que possible, il est nécessaire que le fil pénètre à frottement dur, avec un certain efiort.
Avec une pince coupante, il suffit de sectionner le fil presque au ras de la dent; on active la prise du ciment avec une petite masse chaude, le manche d'un instrument métallique par exemple, appuyé sur l'or qui dépasse et transmet la chaleur jusqu'au fond de la cavité. Quand le ciment a durci, l'excédent est soigneusement enlevé autour de la tige débordante, et on foule soit à la main, soit au maillet l'or qui dépasse pour le sertir plus exactement sui- les bords de la cavité. Le polissage est fait comme toujours à l'aide de fraises, brunissoirs et disques.
Si l'incrustation est d'un diamètre un peu considérable, il est nécessaire d'amorcer la section du lil à la lime, avant sa mise en place, pour éviter l'ébranlement du bloc et peut être la fracture de la dent par l'emploi trop brutal de la pince coupante.
L'incrustation au fil d'or se pratique très rapidement, et on peut l'utiliser dans-
-220 FARGIX-FAYOLLE ET SCHAEFER. — CAVITES DENTAIRES.
'2" Cavités proximales. — Lorsque ces cavités sont peu étendues avec des parois résistantes, laurificalion peut être préférée à cause de la moins grande quantité de tissus dentaires à sacrifier. Dans tous les autres cas, la supériorité du bloc d'or est indiscutable. La restauration parfaite du point de contact avec la dent voisine sera l'objet d'une attention particulière. On y arrivera toujours d'une façon précise, même dans les cas où deux blocs d'or placés dans deux cavités de deux dents voisines doivent venir au contact, en donnant au bloc un contour légèrement plus bombé qu'il n'est Fig. 145 (schéma- utile. Le bloc terminé, il est facile en le meulant
tique).— Coupe mé- légèrement d'arriver par tâtonnement à ce que
sio-dislale intercus- , , , , , '-,11
pidienne *° '^^^^ entre cn exerçant une véritable pression
sur la dent voisine au point de contact.
billon sur la paroi ' -i 1 1
;gingivaie augmentant Daiis tous Ics cas OU cela Sera possibie, la •la rétention du bloc, rétention du bloc sera assurée par une rainure dans le sillon intercuspidien (fig. 142 1. Dans les cavités très étendues où il ne reste pas assez d'émail solide sur la face triturante, on prolongera le sillon sur la face opposée par une rainure perpendiculaire à ce sillon, de façon à réaliser la disposition que nous avons déjà décrite. Il sera souvent avantageux, dans ce cas, d'ajouter à ce moyen de rétention un pivot pénétrant dans le canal radiculaire (fig. 146).
Enfin, dans des cas assez fréquents, il existe sur la même dent une cavité mésiale et une cavité distalc. Il suffit de les réunir par une rainure dans le sillon intercuspidien. On obtient Fig. 146 (schéma- ainsi un bloc cn selle (fig. 147) dont la rétention
lique).-P.émolaire, ^,g^ absolue.
coupe mésio-distale n -i 11
intercuspidienne : Dans ces blocs en sclle, il Sera utile de rétention assurée par tailler en biseau très accentué les bords du l'ouverturecompiète ^jjj^^ intercuspidien et de les recouvrir très
du sillon intercus- ^
pidien avec sillon largement. Les probabilités de fracture de la
perpendiculaire des- dcnt par séparation de l'un de ses cuspides,
cendanl sur la face p , <• ' ■ 1 1 j
, Iracture Irequenle dans les cas de ce genre, opposée et par un 1 n '
pivot. pourront ainsi être diminuées, le bloc proté-
loutes les cavités simples de petit diamètre dont l'orifice peut être rendu parfaitement circulaire, comme c'est le cas pour certaines caries de la face triturante •des prémolaires, des molaires. Pour les obturations proximales, ce ne peut être qu'un procédé d'exception, car il ne permet pas de pratiquer l'extension préventive. Il aura aussi son emploi dans les cavités des faces vestibulaires des molaires, à la condition toutefois que celles-ci ne soient pas en continuité avec un sillon.