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CAVITÉS DENTAIRES

Confection du bloc en cire. — La confection du IjIoc en cire se fait de la même manière, soit qu'on opère directement dans la

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Fis. 162.

Cuiller à couler le métal fusible.

bouche, soit d'après une empreinte. La coulée du métal par le procédé de la cire perdue reproduit dans ses moindres détails le bloc de cire; il faut donc terminer celui-ci avec tout le soin possible, de façon àoblenir un bloc d"or s'adaptant parfaitement et qu'il n'y aura «ju'à polir. Il est presque toujours possible de faire le bloc de cire par la méthode directe ; la méthode indirecte n'est employée que pour diminuer la durée de l'opération dans les cavités d'accès difficile ; le temps est compensé par ce fait que l'articulé de la maquette en cire dans la bouche est toujours beaucoup plus exact et qu'il n'y a pas ensuite de relouche à y apporter; d'autre part, l'obtention du point de contact est plus facile.

On emploie de la cire à empreinte ne laissant

l>as de résidu (jiiand on la lu'ùle. et il est pré-

^^ férable qu'elle soit très dure pour éviter toute

cire dans une cavité déformation consécutive. Il existe des cires

^""P'®- spéciales à cet usage, colorées en noir ou en

rouge et fournies sous forme de bâtons. On

peut également employer la cire collante des laboratoires.

L'opération consiste à faire, avec cette cire, une obturation parfaite de la cavité humide ou légèrement vaselinée. La cire, ramollie à la

Fig. J63. — Bloc

TECHNIQUE DE LA l'ABlUCATIOX DES BLOCS D'OR. 231

flamme et malaxée entre les doigts j)Oiir la roiidre plasli([iic, est trailée comme de la iii:utla, appli(|iiée an fond do la cavité; on fait mordre pour avoir rarticnlé,et l'excéflenl est enlevé avec une s[)atule mince itig. 16i)(la spatule à porcelaine est prati((ue pour cet usage), ou des brunissoirs de forme appropriée et vaselines. Une houlette de coton trempée dans l'eau houillantc, remj)laçant le doij^t dans les par-

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Fiir. 164. — Soatules.

lies inaccessibles, permet de linir la surface. Les bords sont soijj^ncusement adaptés du centre à la périphérie; le contour sera tel que le point de contact soit respecté. La partie la i)lus délicate est le bord gingival, où la surface du bloc doit être en parfaite conti-

Fif,^ Itjô. — Manière d'enlever le bloc de cire à l'aide d'uiicli^e mctalliqui.-, C

nuilé avec la surface de la dent; pour parvenir à ce résultat, le refoulement préalable de la gencive est indispensable.

En résumé, l'obturation à la cire sera aussi parfaite (piune obturation métalli(|ue bien finie et polie, correctement articulée. On se souviendra i{u"il vaut mieux laisser une très légère pellicule de cire en excédent ((ui recouvrira complètemenl le biseau de 1 émail sur les bords de la cavité.

Mise en revêtement. — Pour enlever le bloc de cire, celui-ci est durci par refroidissement au chlorure d'élhyle ou avec une goulle d'alcool qu'on fait évaporer à l'aide de la poire à air.

La surface de la cire étant séchée fair froid), une petite tige de laiton de 1 millimètre de diamètre (n° 16), d'une longueur de r"',5, chauffée à Tune de ses extrémités enduite d'une gouttelette de cire collante, tenue entre les doigts ou dans les mors d'une pince, est piquée dans le bloc en un point central par rapport aux bords, et où il importe le moins pour la fidélité de la reconstitution. La tige métallique sera enfoncée de 2 millimètres pour être fixée solidement dans le bloc. On refroidit de nouveau, et la tige est retirée avec le bloc, suivant l'axe de dépouille de la cavité, pour éviter toute déformation ; on la porte immédiatement sur un cône de bois formant support ; la pointe est

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Fig. 166. — Aspirateur à cire.

solidement fixée dans le canal ménagé à la partie centrale de ce cône, en ayant soin de lui laisser, entre le sommet du cône et le bloc, une longueur de 6 à 10 millimètres. A ce moment, on pratiquera dans le bloc de cire des points et cavités de rétention à l'aide d'un aspirateur spécial (fig. 166), qui permet de réduire en même temps la quantité d'or; la cire fondue par l'application de la pointe de rmstrumcnt (|ui est creuse est enlevée par aspiration. Dans le* but de diminuer la quantité d'or et pour augmenter la rétention, avant l'emploi de cet aspirateur on faisait des blocs creux soit en plaçant au fond de la cavité, avant de confectionner la cire, un fragment irrégulier de sucre (ju'on faisait dissoudre ensuite dans l'eau (Mahé) ; ou^bien, au cours de la mise en revêtement, on immobilisait le bloc de cire par une première application laissant libre la surface interne et, grâce à cette immol)iIisation, sans crainte de déformation on pouvait creuser une cavité à l'aide d'excavateurs.

Le revêtement dont on se sert doit être très fin pour reproduire tous les détails de structure du bloc de cire; il doit être en même temps assez poreux pour êlre perméable aux vapeurs ou à l'air.

Quand on exécute des travaux en or coulé de dimensions plus grandes iplaques de dentiers, bridges), on emploie deux sortes de revêtement : l'un, de grain fin, est mis en contact avec la cire ; l'autre, de gros grain f contenant du sable et plus poreux'i, recouvre le précédent et forme la masse du revêtement. Pour les blocs, c'est une

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