TECHNIQUE DE LA FABRICATION DES BLOCS D'OR
maintenant en place le temps nécessaire pour le durcissement. On relire avec précaution l'empreinte de la dent, on dé«jfafi;e la cupule du manche en rapprochant les deux parties de l'extrémité fendue. Quel ([ue soit le procédé employé, il est nécessaire d'ohionir une empreinte parfaite, sortant facilement de la cavité sans aucune déformation; c'est à cette condition seulement qu'on bénéficiera des avanlai,^es de la méthode indirecte, qui permet une pins i^n-ande rapidité, la confection du hloc de cire se faisant dans le laboratoire en dehors de la participation du patient.
Coulage du modèle. — Le modMc ne doit pas cire coulé en plAtrc, celui-ci, même ({uand il est bien dur et stéarine, ne présentant pas une résistance suffisante pour la confection du bloc en cire et pour le finissat^c du bloc obtenu ensuite en or. 11 faut préférer au plâtre un métal fusible à basse température, en particulier le spcnce-niétal ou rinlay-métal. C'est un mélanti;e de sulfure de fer et de soufre (pii fond à 160" et n(^ s'écrase pas quand il a durci, sa résistance à la pression étant très grande.
La partie non utile de l'empreinte est enfoncée dans une masse de moldine (mélang;e de terre à modeler et de i^-lycérine) et entourée d'une bague spéciale, la cavité étant laissée découverte et l'excédent de moldine enlevé en nivelant. On chaude lentement dans une casserole en fonte épaisse le spence-métal, en l'agitant avec la pointe d'un instrument métallique. Dès qu'il est fluido, il faut le couler, car il se refroidit très rapidement et, d'autre part, si on le chaulfe au delà de 100", il s'épaissit pour entrer en surfusion aune température plus élevée (propriété physique du soufre). Quand on constate (pie le spence-métal, après un certain temps de chauffage modéré, n a plus la tluidité primitive, on ajoute une pincée de soufre pulvérisé pour lui rendre cette propriété.
Le spence-métal en fusion est versé directement sur la la([ue préalablement huilée, sans que celle-ci soit déformée, tant est rapide son refroidissement. Après durcissement du modèle, on aura soin de ramollir sulfisamment l'empreinte dans l'eau bouillante avant de l'enlever.
On doit, s'il y a lieu, se préoccuper de l'articulation et du contact avec les dents voisines. Dans ce but, on utilisera une petite cire d'articulation prise sur le patientet portée sur le modèle pour couler une contre-partie. Cette contre-partie sera, ainsi que le modèle, montée sur un arliculatenr.
Kjl. KmprciuLe dans la bague à couler.