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TECHNIQUE DE LA FABRICATION DES BLOCS D'OR

existe dans la ca\ilé, c'csl-à-flire dans le moule, cl la pression cxlérieurc.

De nombreux a[)i)areils ont été inventés pour permcllrc d "arriver à ce résultat; on peut les diviser en trois groupes :

1° Ceux (jui aui'nienlent la pression extérieure au moufle, subdivisés en appareils à pression de vapeur d'eau, dont la presse de Solbrig est le type, et appareils à gaz comprimés, comme celui de Taggart ;

"i" Ceux qui diminuent la pression intérieure, tel celui de liéal ;

a, amiante.

Fig. 169. — Presse de Solbrig.

3" Les appareils (jui utilisent la force centrifuge.

Presse de Solbrig. — Une base en fonte porte deux socles destinés à recevoir les cylindres de taille différente. Un levier permet de rabattre sur le cylindre un couvercle contenant à son intérieur une rondelle d'amiante imbibée d'eau, sans excès. Dans le creuset du cylindre chauffé au rouge sombre, l'or est fondu au chalumeau ; au moment où celui-ci est deverm li([uidc, le levier est abaissé rapidement: la rondelle d'amiante s'adapte cxaclement aux hords du cylindre; la chaleur de ce dernier et celle du métal en fusion déterminent immédiatementrévaporation de l'eau. La pression

se trouve augmcnlcc dans le creuset; l'or est précipité dans le moule, chassant Tair devant lui grâce à la porosité du revêtement.

La pression obtenue est de 2 à 3 atmosphères.

r.et appareil se recommande par sa grande simplicité, donc son

Fig. 1"0. — Api)aieil de Taggart.

maniement facile; onfpeut lui reprocher de ne pas fournir une pression toujours égale, — puisque celle-ci dépend de la source de chaleur qui détermine l'évaporation de l'eau, c'est-à-dire du degré d'échauftement du cylindre, — de la quantité d'or en fusion, du degré d'imhibition de l'amiante et de la force exercée sur le levier de fermeture.

Appareil de Taggart. — Il semble tout d'abord assez compliqué, mais son maniement est cependant simple. Son but est de fondre

TEClINIQUi: L)E LA FABRICATION DES HLOCS D'OK. SM

l'or à la naiiiiiic d'iiii clialimieau au proloxyde d'azolo et d'opérer ensuite sur l'or li(|nidc une forte pression.

I.c corps do la niacliinc peut (''tre mis en communicalionen 1 1, par rinteruiédiaire de la valve '.i, avec le récipient de protoxyde d'azote. Le gaz d'éclairaji^e proviendra des conduites de la ville par un tuyau souple ([ui sera fixé en [2. Le bec du chalumeau est en S. H est mobile autour de son point d'attache.

Avant la manœuvre, toutes les valves et robinets étant fermés, éloignions de la machine le bec de la soufflerie (8), puis allumons-le. L'absence de pression produira une flamme lonii;uc et fumante. Tournons la roue (1) du récipient de protoxyde d'azote pour le mettre en couuuunication avec la valve (3j et, à l'aide du robinet (21), faisons-le conuuuniquer (11) avec le ^az d'éclairage. La flamme devient immédiatement courte et l)lcue. In manomètre situé audessus de la valve (3) permettra de vérifier la pression, qui devra être de 3 à 4 kilogrammes.

Plaçons sur l'anneau MO) le petit moufle i9) que nous avons préparé et qui contient le lingot d'or. Dirigeons la flamme directement sur l'or. 11 ne tardera pas à se fondre, et, lorsqu'il sera très fluide, tirons énergi(juement en avant le levier placé sur le corps de la machine. Ce seul mouvement produira automatiquement un double eflet : 1° le bec de chalumeau sera poussé de cùlé ; '2° la plaque de pression i7), garnie d'amiante, viendra s'api)li(|uer hermétiquement sur le moufle, permettant à la pression gazeuse d'obliger la masse d'or en fusion à pénétrer dans les plus petits recoins du moule et à en épouser la forme d'une façon très exacte.

Il sera suffisant de laisser cette pression agir pendant trente secondes. Le moufle sera alors mis dans l'eau et l'investissement complètement lavé (1).

Appareil de RéaL — Dans cet appareil, la coulée du métal en fusion est obtenue par l'aspiration. Le cylindre contenant le moule de la pièce à couler, préalablement chauffé, est enfermé dans une cavité hermétiquement close, la « chambre du vide ». La paroi supérieure de cette chambre du vide est constituée par une feuille d'amiante ; c'est sur cette dernière que le métal est mis en fusion. A ce moment, par un dispositif très simple, on aspire l'air contenu dans la « chambre » et par suite dans le moule qui y est enfermé ; un manomètre permet d'ailleurs de se rendre compte du vide obtenu. Il ne reste plus alors qu'à faire pénétrer dans le moule le métal en fusion: ceci est obtenu à l'aide d'une petite aiguille, qui, à travers la feuille d'amiante formant le plafond de cette «■ chambre du vide », vient créer une perforation par où le métal est aspiré et fuse dans le canal de coulée du moule placé juste au-dôssous.

(1) .loHNSON, L'obturation des dénis ; 2« édition française de Gires et RoiiiN.

Cet appareil emploie une force toujours identique à elle-même et permet de se replacer toujours dans les mômes conditions d'expérience. De là une trcs grande régularité dans les résultats.

Appareils centrifugeurs. — Fronde de Bardet. — Le principe de la ior(*e centrifuge a été appliqué dans la construction de plusieurs appareils. Ce sont soit des centrifugeurs semblables à ceux des laboratoires de microbiologie, soit des roues de bicyclettes, etc. Le plus simple est celui de Bardet, connu sous le nom de fronde.

La fronde se compose d'un plateau destiné à recevoir le cylindre relié par deux tiges à un manche qui permet d'imprimer au système un mouvement de rotation, la longueur des tiges étant environ de 40 à 45 centimètres.

Quel que soit l'appareil employé, son maniement demande un peu d'exercice pour obtenir des résultats réguliers dans la confection des pièces : particulièrement pour ce ({ui est des blocs d'or, tous permettent d'y réussir : le point qui importe le plus est d'avoir une bonne ma({uette en cire.

Coulage de l'or. — Il est préférable d'employer de Tor à 22 carats, dont la couleur ne s'altère pas par oxydation au contact de la salive et (jui offre une résistance suffisante à la mastication, sans se laisser déformer par les plus fortes pressions : il garde toujours l'état du polissage primitif. Il n'en est pas de môme de l'or pur, qui se raye trop facilement et peut se déformer. Sans doute ce dernier, moins dur, permet un brunissage plus facile des bords quand l'adaptation du bloc n est pas parfaite, mais en dentisterie opératoire il faut, dans toute opération, tendre à la perfection, et il ne faut jamais vouloir ajuster un bloc d'or qui n'aurait pas cette qualité à l'essayage : mieux vaut refaire une cire après modification de la cavité, si cela est nécessaire, et couler un nouveau bloc. D'ailleurs, il est assez fréquent d'observer des insuccès dans la coulée de l'or pur : les blocs obtenus présentent souvent des dépressions formées par la rétraction partielle du métal, accident qui ne se produit pas avec l'or à 22 carats.

On se procure plus facilement l'or à 22 carats que tout autre titre. Une pièce de monnaie fondue en fournira au besoin la substance.

On fond dans le creuset une quantité d'or ayant un volume deux ou trois fois égal à celui du bloc de cire. On chauffe au chalumeau le cylindre (déjà chauffé au bec de Bunsen) et son contenu, d'abord avec une flamme un peu grande, puis, lorsque l'or est fondu et a la consistance et la forme d'un bouton semblable à une grosse goutte de mercure, un jet de flamme plus petite augmente sa fluidité jusqu'au moment où une sorte de pellicule très mobile, composée des impuretés, apparaît à sa surface. C'est alors qu'on fait l'application de la force qui doit déterminer la coulée du métal dans le moule, en maintenant jusqu'au dernier moment la flamme du chalu-

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meaii. ('elle dernière précaulioii est ijarLiculièrement vililc si on emploie la force <'enlrirnti,o.

Le inonlo doit (Mro au ronj;e, coniMio nous l'avons dil plus Iwinl, pour que le mêlai licpiide arrive dans ses parties les plus reculées sans <^li-e [)arlicllomont solidilié.ce (pii compromettrait certainomenL le résultat.

Le cylindre est aussil»M imnicri>é dans l'eau Iroiflc ; le ramollisse-

Fig. 171. — Fronde de Bardet.

imenl du revêtement permet de dégager le bloc d'or réuni à la massclotte. Celle-ci est séparée à la pince ou à la lime, à 1 millimètre de son point d'implantation sur le bloc, la partie restante devant permettre la manipulation du bloc avec une pince pour l'essayage.

Le bloc est débarrassé des parcelles de revêtement qui adiièrcnt aux anfraciuosités de sa surface à l'aide d'une brosse dure et de l'eau. Le dérochage se fait en le plongeant dans de l'acide chlorhydrique additionné de son volume d'eau, soit après avoir cliaull'é le bloc, soit en le faisant bouillir avec la solution. On lave à l'eau et à l'alcool avant l'essayage.

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