‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 57 sur 129 · I. — INTRODUCTION · texte numérisé non relu

I. — INTRODUCTION

Pierre Fauchard, le premier, a décrit avec précision, en 1728, la composition, la préparation, les indications et la mise en bouche de la couronne artificielle, qu'il appelle denl à tenon.

Dès la première édition de son livre, les avantages de solidité et d'esthétique, la longue durée de la dont à tenon sont mis en valeur, et le vieil auteur français ne s'est pas contenté de les démontrer clairement ; il indique aussi que la modalité même de la construction : la présence du tenon, restreint pratiquement son emploi aux incisives et canines et surtout à celles de la mâchoire supérieure.

Pendant longtemps la dent de Fauchard ne subit pas de changement essentiel, et nous devons attendre plus de cent ans, jusqu'en 1873, pour voir J.-B. Beers prendre un brevet afin de construire la couronne artificielle creuse ou calotte métallique.

Le tenon-pivot qui forme lappui de la « dent postiche » de Fauchard est abandonné ; la calotte métallique de Beers prend son support sur la racine en encerclant la dent à son collet; il est désormais possible de « couronner » efficacement les dents multiradiculées, et si les raisons d'esthétique ne s'y opposent pas, on peut appliquer à toutes les dents de la bouche cette seconde méthode.

Ainsi sont créées les deux grandes catégories primitives de couronnes artificielles; autour d'elles, dans le temps relativement court qui s'est écoulé depuis leur apparition, sont venues prendre place toutes les variétés dues à l'ingéniosité inlassable des praticiens.

Leurs modifications portent sur tous les points la marque de l'etFort constant vers le mieux et les perfectionnements successifs ont intéressé la structure, la matière utilisée, l'amélioration de l'instrumentation, les moyens de traitement, et ont marqué le développement si rapide de l'art des restaurations dentaires et de la stomatologie dans toutes ses spécialités.

La stomatologie, en efTet, a su profiter, dans chacune de se? branches, de l'avancement si merveilleux des sciences médicales,

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