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Malposiliun des incisives latérales.
COND î TIONS NÉCESSA WES.
Les lésions que nous venons d'énumérer justifient la construction d'une couronne artificielle, mais ne suffisent point à assurer le succès pratique de cette pièce prothétique. 11 convient, au préalable, de s'assurer que les conditions nécessaires de stabilité sont réunies. L'opérateur doit, pour décider de construire une couronne et le faire dansles conditions les meilleures avec les moyens le mieux appropriés, considérer successivement les conditions anatoraiques, les conditions physiologi(iucs de la dent à couronner ainsi ([ue ses rapports avec les dents voisines et l'arcade opposée.
Les considérations analomiquesde la dent elle-mcme n'intéressent évidemment que sa racine, qui seule reste dans la bouche. Le praticien
doit s'assurer avec soin, dans chaque cas, de l'identification de la racine à couronner et de la conformité de cette racine avec le type normal de la racine de la dent qu'elle représente.
La couronne manque en effet, et cette vérification, qui semble plus que banale, peut cependant éviter une faute aussi préjudiciable que de placer une couronne sur une racine de dent temporaire ou de prendre, par exemple, la racine faillie d'une incisive latérale oudune dent surnuméraire pour celle de ses voisines plus fortes. Le praticien se basera sur la forme de la section de la racine au collet, sur le nombre, la direction et la longueur du ou des canaux. En cas de doute, la radiographie faite, avec des sondes métalliques en place dans les canaux, peut donner de précieuses indications.
L'opérateur doit déjà penser à la direction suivant laquelle la force dans l'état d'occlusion et pendant la mastication s'exercera sur la couronne à construire. Tandis que molaires et prémolaires reçoivent ordinairement la force de mastication selon l'axe de la dent et à peu près perpendiculairement à leur surface d'occlusion, les couronnes des canines et les incisives supérieures sont poussées en haut et en dehors par leurs antagonistes inférieures : et au contraire les couronnes de celles-ci sont poussées en bas et en dedans par leurs antagonistes supérieures. Dans chaque cas particulier, la résistance de la racine-support sera évaluée au moyen des deux données précédentes :
10 son périmètre au collet ; 2° la longueur et la direction de sa racine. Cette longueur et cette direction sont mesurées avec une approximation suffisante par la longueur et la direction du canal radiculaire appréciés avec une sonde droite à canaux.
L'état du ligament, de Talvéole osseuse et de la gencive, fait évidemment partie des conditions anatomiques.
C'est aussi d'eux qu'il faut demander de bonnes conditions physiologiques ; la couronne une fois construite agira par l'intermédiaire de la racine sur le ligament et sur son point de fixation, l'alvéole.
11 faut donc connaître Tétat de l'articulation alvéolo-dentaire et, si nécessaire, latiaiter avant la construction de la couronne artificielle.
Enfin on étudiera les rapports delà couronne à construire avec les dents voisines. Rarement celles-ci sont intactes et, dans ce cas, leurs caries proximales doivent être correctement traitées et obturées comme condition préliminaire. Rarement aussi l'espace entre les deux dents voisines est resté le même ; il peut être diminué, surtout après une longue absence delà couronne à remplacer, au point de nécessiter un écartement préalable des deux dents voisines, qui les remette dans leur position primitive sur l'arcade et crée à nouveau un espace normal pour la construction prothétique.
En dernier lieu, les rapports de l'arcade opposée seront envisagés dans la position d'occlusion. La dent antagoniste peut manquer, être déformée parla carie ou au contraire s'être avancée dans l'espace