INDICATIONS. — PRÉPARATION DRS RACINKS
libre ; chaque cas demande toujours ;ui juc'-ahiMc la lh«''rapeulique appropriée.
En résumé, avanl do construire une couronne, il faut connaître exactement la bas(î sur laciuelle elle va s'appuyer et les rapports qu'elle va contracter avec ce support, la racine et par son intermédiaire avec les tissus vivants et enfin avec les dents voisines ou opposées.
Grâce à ces connaissances réunies, le praticien sera à môme de choisir le meilleur système de couronne, c'est-à-dire le mieux adapté aux nécessités du cas h traiter, et les meilleurs moyens d'exécution à sa portée.
PnFPAnATinyj des UAfJXES.
On entend par préparation de la racine pour la construction d'une couronne sa mise en bon état aux points de vue physiologique et mécanique. Les bonnes conditions physioloi>i<pies sont communes à toutes les racines et, par suite, les opérations préalables de dévitalisation de la pulpe ou de mise en état aseptique du canal, de mise à nu du collet, sont les mêmes dans tous les cas ; nous les décrirons d'abord.
Les conditions de préparation mécanique varientavec chaque type de couronne et seront décrites séparément pour les couronnes métalliques creuses, pour les couronnes à tenon avec bande et pour les couronnes à tenon sans bande.
V Conditions l>hy^siolo^iqucs. — Dévitalisation de la pulpe. — La dévitalisation de la pulpe nous semble devoir être une règle absolue. La nécessité s'impose de bien préparer la couronne naturelle et de rendre la préparation de la racine tolérable ; le meulage ainsi que le limage de la couronne et du collet exigent au minimum l'ablation du tiers de la dentine et de la totalité de l'émail ; ces opérations difficiles ne sont pas lolérables lorsque la |)ulpe est vivante ; secondement, on ne peut faire courir au patient le risque d'une pulpite sous dent couronnée, ni les chances consécutives, quoique rares, des complications de la pulpite : pulpe morte et putréfiée, arthrites et abcès dentaires, nécroses ou fistules. Nous savons que, lorsqu'une dent à pulpe vivante a été préparée et que le restant de couronne naturelle a été couvert de ciment sous une armature métallique, la mort consécutive de la pulpe à plus ou moins longue échéance est très fréquente et se fait par petites poussées douloureuses compliquées ou non d'arthrite. Ces conditions et ces faits nécessitent la dévitalisation préalable de toute pulpe, de celles qui paraissent n'être atteintes d'aucune lésion et a fortiori de celles qui ont déjà donné lieu à des accès de pulpite.
Asepsie du canal dentaire. — Lorsqu'une cavité pulpaire et radiculaire a été longtemps occupée par une pulpe ou par des débris
infectés, la dentine cl le cément de la racine sont profondément infectés, et il est bien évident qu'il faut entendre par aseptisationdu canal dentaire la stérilisation de ses parois dans leur profondeur. Cet état septique habituel coïncide avec un certain degré d'arthrite et quelquefois d'ostéite et de gingivite. C'est la guérison confirmée de ces lésions secondaires qui juge le mieux l'état des parois du canal. En pratique, on peut compter sur une racine qui, sous l'influence de pansements antiseptiques scellés, est insensible à la percussion et consolidée depuis une semaine après que les complications voisines de nature infectieuse ont disparu.
Mise à nu du collet. — Au collet d'une racine non traitée, on trouve fréquemment une double lésion : destruction plus ou moins importante du ligament annulaire, hypertrophie ou congestion de la gencive. Tandis que le ligament ou la partie détruite peul seulement se cicatriser sans se régénérer, la gencive peut être excisée ou cautérisée et desséchée et reprendre une forme normale. Après excision ou cautérisation, il est nécessaire de placer au niveau du collet un tamponnement moyennement compresseur et fait de guttapercha.
Cette gutta occupe l'espace de la couronne absente et le remplit jusqu'à la ligne d'occlusion des mâchoires. Elle est tenue en place par son encastrement dans les dents voisines ou par un pivot de maillechort ajusté temporairement dans le canal dentaire. Ce bloc de gutta a pour effet de découvrir légèrement le collet de la dent par compression de la gencive, dont la surface cesse d'être saignante en trois à quatre jours. On doit surveiller avec soin que celte compression reste modérée et ne dépasse pas le but visé en détruisant le ligament dentaire.