‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 91 sur 129 · II. — HISTORIQUE · texte numérisé non relu

II. — HISTORIQUE

Un aperçu historique sur l'évolution de l'extraction dentaire ne sera pas inutile avant d'aborder l'état actuel de la question. Parmi les ouvrages anciens et modernes que nous avons consultés à ce sujet, l'un d'eux surtout nous a élé d'un précieux secours. C'est la Aoiice sur l'histoire de Fart dentaire de L. Lemerle (1), exposé très documenté des progrès de cette spécialité à travers les siècles, aussi bien au point de vue de la thérapeutique et de l'hygiène qu'en ce qui «oncerne la prothèse.

L'extraction des dents n'était pas très pratiquée dans l'antiquité. Elle était regardée comme une opération dangereuse, et Ton n'enlevait guère que les dents très branlantes. Hippocrate chez les Grecs, Celse chez les Romains préconisent cette prudente réserve. Les instruments employés étaient le forceps ordinaire ou odontagogiie pour les dents et le rhizagre pour les racines. Ce sont les ancêtres de nos daviers actuels. Il est assez piquant de constater que le davier moderne, le dernier mot du progrès, n'est que le perfectionnement du plus ancien des instruments connus pour l'avulsion des dents.

Pline, Galien partagent les idées de leurs prédécesseurs et considèrent l'extraction comme très dangereuse et très pénible. Dans les

(1) L. Lemerle, Notice sur l'histoire de lart dentaire depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Paris, 1901.

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