‹ Traité de stomatologie (volume 3)Chapitre 93 sur 129 · Poussoii" et déchaussoir, d'après Anibroise Parc · texte numérisé non relu

Poussoii" et déchaussoir, d'après Anibroise Parc

- Pélican et davier, d'après Anibroise Paré.

Opération assez grave pour n'être permise qu'à des médecins. Les procédés des « arracheurs de dents » leur avaient valu une mauvaise réputation.

Au XVI' siècle, on trouve mentionnés la ^j/zice commune, les leriera, le pied-de-biche qui subsistent encore aujourd'hui. Le pélican ou jwlican date de 1550 environ, et nous le verrons employé durant plus de deux siècles. Ambroise Paré en a laissé des dessins et des descriptions. Il le considère comme un instrument très difficile à employer car, dans son chapitre : « Instruments pour arracher et rompre [sic) les dents, » il nous dit : « Il faut que le dontateur soit bien exercé à tirer les dents, car véritablement il faut bien être industrieux à l'usage du polican, à cause que, si l'on ne sait s'en bien aider, on ne peut faillir à jeter trois dents hors de la bouche et laisser la mauvaise et gastée dedans. »

Dans cet ouvrage, publié vers 1500, il décrit encore \e poussoir (levier analogue au pied-de-biche\ le déchaussoir (fig. 315) et le

davier. Le « dentateur )^ dit-il, doit faire asseoir son malade très bas et lui maintenir la tête entre ses jambes.

Le pélican (fig. 316), bien des fois modifié pendant son règne de plus de deux cents ans, se composait en principe d'une tige fixe, terminée en un demi-cercle (ou demi-roue) et d'une tige mobile s'articulent avec la première et se recourbant en un crochet bifide destiné à saisir la dent. La tige fixe était en bois, en os ou en fer forgé et prenait son pointd appui, par son extrémité (demi-roue) plus ou moins garnie d'étofï'e, sur la gencive ou sur les dents voisines,

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