MalipiC
f 1. Pelade.
\ 2. Troubles vaso-moteurs.
'l 3. Tic douloureux.
( i. Paralysies faciales.
Nous renvoyons le lectcMii-, pour c'viler les redites, aux chapitres de cet ouvrage où sont traités les divers cas que nous venons d'énumérer. Cela nous permettra de passer rapidement sur certains d'entre eux.
A. Infections bueco-tlontaires. — 1" Carie dentaire et ses complications. — Liie bouche ne peut être saine s'il y existe îles caries non traitées. Au début, la cavité sert de réceptacle à des microbes et à des débris alimentaires. Plus tard, la carie devient pénétrante, les canaux s"infeclent el peuvent servir de porte d'entrée à toutes les complications alVectant les organes voisins ou éloignés (1).
Les racines découronnées, soit par les progrés de la carie, soit par suite d'une extraction incomplète, doivent, pour la même raison, être désinfectées et obturées, si l'on désire les conserver. Elles peuvent alors servir de support à des pièces de prothèse (pivots, bridges, etc.) et contribuer au maintien de l'esthéticiue faciale en empêchant la résorption des procès alvéolaires.
Lorsque les traitements conservateurs ne pourront être tentés ou auront échoué, les racines devront être extraites. On sait combien est détestable au point de vue de l'hygiène buccale le procédé qui
(H\'oy. LicuEDiNSKv, Influence du système dentaire sur l'état général Traité de stomatologie, fasc. V, p. 343 1.
consiste à placer des appareils prolhéliques « sans extraction des racines » lorsque les dents sont simplement meulées au ras des gencives sans autre traitement (1,.
A fortiori, lorsque des accidents infectieux se sont déclarés, abcès alvéolaires, fistules gingivales ou cutanées, ostéopériostite des maxillaires, adénophlegmons, sinusites, etc., l'extraction des dents •causales s'imposera souvent comme traitement d'urgence.
A ce propos, voici un problème de pratique journalière pour lequel le médecin est fréquemment consulté.
Peut-on, pendant révolution d'un abcès dentaire, arracher la dent incriminée, ou faul-il, au contraire, attendre la résolution des symptômes inflammatoires pour pratiquer cette extraction ?
L'observation suivante nous servira d'exemple. Un médecin stomatologiste reçoit la visite d'une personne atteinte de fluxion du côté gauche de la face. La lèvre supérieure et la joue sont très enflées, l'œdème a gagné les paupières. Le malade ne dort pas, ne mange pas, a de la fièvre et ressent dans tout le côté gauche de la face une vive douleur, encore augmentée par des battements artériels. A Texamen, la bouche, ouverte avec peine, montre une langue saburrale, un gonflement de la gencive au niveau des prémolaires supérieures ; la percussion de la deuxième prémolaire, atteinte de carie pénétrante, provoque une exacerbation des symptômes douloureux. Cette dent est manifestement la cause de l'infection, et le spécialiste propose de l'enlever.
L'extraction a lieu immédiatement, sans difficulté ; elle donne issue à une certaine quantité de pus qui s'écoule par l'alvéole. Après un lavage alvéolaire, le malade part, muni dune ordonnance de bains de bouche antiseptiques.
11 revient le surlendemain, guéri. Les symptômes généraux et locaux ont disparu, et lœdème, en voie de résolution, ne subsiste plus que vers l'aile du nez et la lèvre. Mais le malade est préoccupé, inquiet. Le médecin de la famille, mis au courant de la maladie et de son heureuse issue, a déclaré que le « dentiste » avait été très imprudent en arrachant une dent pendant l'évolution d"un abcès et que les troubles les plus graves auraient pu être la conséquence de son intervention. 11 a même parlé d'infection générale.
C'est en elTetune opinion très répandue dans le public, et même chez un certain nombre de médecins, que Ion doit attendre la fin de la fluxion pour extraire la dent malade. La connaissance des conséquences possibles d'une infection d'origine dentaire permet d'affirmer au contraire que la temporisation serait inexcusable lorsqu'il y a, par exemple, menace d'ouverture cutanée de l'abcès, d'adénophlegmon sous-maxillaire, d'angine de Ludwig, etc.
(1) Cf. GuiBAUD, Hygiène de la bouche et des dents (Traité de stomatologie, fasc. V, p. 386).