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CONSIDERATIONS GENERALES

Les maladies observées dans la bouche sont aussi fréquentes que variéasi. Non seuïlenient La pkipairt djes exanthèmes et des dermatoses peuvent, par cointiguité, se propager de la surface cutanée jusque dans la cavité buccale, non seulement peuvent s'y manifester les troubles })athologiques communs à toutes les muqueuses, majs> encore les afï'ections générales y marquent leurs traits les plus saillants. Orifice commun des voies digestives et respiratoires, la bouche, constamment exposée, de ce fait, à tous les contacts, ne se gardera de l'infection que x^ar l'intégrité absolue de son fragile revêtement pavimenteux. Or, dans cette cavité même, se développe un appareil tout à fait spécial, le système dentaire, dont l'évolution lente, prolongée pendant des années, souvent capricieuse et sujette à de multiples accidents, dont le fonctionnement, même normal, mais surtout la pathologie si particulière, sont autant de causes de perturbations. Il n'est pas jusqu'aux intoxications générales, endogènes ou exogènes, qui ne viennent chercher sur cette muqueuse un exutoire naturel. Dans cette cavité, en outre, dont la températui-e cons-

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tante et riiumidité font une étiive idéale, pullulent des; germes en infinie variété. Saprophytes ou pathogènes, ces germes constituent pour l'organisme un danger permanent, tant local que général, si la résistance du revêtement muqueux vient à fléchir. Et l'on sait à combien de menaces cette fragile barrière est exposée. De là, la multiplicité, la variété et la fréquence des affections de la bouche, dont la séméiologie va nous montrer l'immense chajmp.

Cavité buccale. — - Au point de vue médical, la bouche ou cavité buccale, représente la partie supérieure des voies digestives. Placée à la partie inférieure de la face, elle a la forme d'une cavité ovalaire, à grand diamètre antéro-postérieur. Ses limites sont con|stituées en haut par la voûte palatine et le maxillaire supérieur, en bas par le pliancher de la bouche, la langue et le maxillaire inférieur, sur les côtés piar les joues, en arrière par le voile du palais, la luette et Des piliers antérieurs, en avant par les lèvres et l'orifice buccal.

Les dimensions et la forme de la bouche varient beaucoup selon les individus et isielon leis races. Les variations individuelles ne sont que des variations accidentelles, tandis que les variations ethnologiques, au contraire, affectent la totalité de la cavité buccale, dont le volume s'accroît à mesure qu'on descend la série des races humaines, depuis Flndo- Européen, qui occupe le premier rang, jusqu'à l'Australien, qui représente le dernier. Cette progression, saisissable à l'œil, se pom-suit au-delà de l'espèce humaine dans toute la série des vertébrés, où l'on constate l'augmentation croissante du volume de la bouche cvec la prédominance des fonctions de la vie animale siur les fonctions de la vie de relation. La forme générale de la bouche éprouve des modifications sensibles suivant les mêmes influences quî en font varier le volume. Ainsi, chez les individus de race élevée, la bouche se rapproche notahlement de la forme cuboïdie, sans prédominance marquée du diamètre antéro-postérieur sur les diamètres tran^svcrsal et vertical : en moyenne, elle est ovoïde. Mais dès qu'on se rapproche des races inférieures, le diamiètre antéro- ])ostérieur s'accroît avec le degré plus ou moins prononcé de j)r()giiathisme (Magitot).

Au i)oint de vue de sa structure générale, la muqueuse buccale présente certaines particulaiités : elle est fine et mobile dans la plus grande pai'tie de son étendue, à l'exception de la voûte palatine et des gencives, où elle offre, grâce à sa com-

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