GANGRENE DE LA'LANGUE
M. Porak, par l'étendue, par la coloration, par la forme des plaques, par leur adhérence à la muqueuse, par leur fixité et par l'absence de toute repullulatiion. Les plaques enlevées étaient très adhérentes à la muqueuse linguale et leur base d'implantation, dépounue de papilles, était remarquablement lisse. A leur périphérie, la réapparition de l'aspect villeux de la muqueuse donnait à ce bord l'aspect d'une collerette.
Il s'agirait donc d'une lésion parasitaire causée par une levure spéciale n'existant pas habituellement dans la bouche des nouveau-nés.
Glossites chroniques profondes. — On a cité des cas où, à une glossite aiguë de la langue, a succédé une glossite chronique de la totalité de l'organe. Dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, la langue a augmenté lentement de volume sans cause apparente et cette intumescence a évolué d'une façon chronique ^jendant plusieurs mois pour se terminer par résolution.
Les glossites chroniques profondes les plus fréquentes sont celles qui relèvent de la syphilis. Mais leur étude a été fait3 avec celle de la syphilis buccale.
Les glossites parenchymateuses chroniques partielles son\; le plus souvent déterminées par un traumatisme, en général le frottement de la langue contre une racine, une couronne de dent fracturée et il se fait à ce niveau une plaie qui se transforme en ulcération plus ou moins profonde qui, si elle est négligée et que la bouche soit mal tenue, peut prendre un aspect particulier pouvant la faire confondre avec une ulcération syphilitique, tuberculeuse, mais surtout avec un épithélioma.
Parfois, à cette forme aiguë succède une induration chronique localisée au bord de la langue, bien limitée, sans ulcération. En ces points, la fibre musculaire a disparu pour faire place à du tissu conjonctif.