RÉTENTION
Les dents à évolution tardive pendant une longue période sont des dents en rétention. Scheff distingue la rétention totale, cas où toute la dent reste incluse dans l'épaisseur de l'os et la rétention partielle dans laquelle, après l'éruption d'une partie de la couronne, l'autre partie reste encore dans l'alvéole. Il peut s'agir aussi bien de dents de lait que de dents de remplacement; les éléments en rétention peuvent être des follicules dont l'évolution a été incomplète; ils peuvent être aussi constitués de dents complètes.
Dans une rangée normale au niveau de l'arcade, une ou plusieurs dents font défaut et il est difficile dédire s'il s'agit d'une absence véritable ou s'il s'agit d'une dent incluse ; ici la radiographie trouve des applications précieuses et permet de faire le diagnostic.
La dent incluse est souvent une dent en ectopie dont l'éruption est gênée par sa direction vicieuse ou par un défaut de place au niveau de l'arcade.
La rétention intéresse tous les groupes de dents : canines, incisives, prémolaires et le plus fréquemment les troisièmes molaires. Zuckerkandl a rapporté un cas où les quatre canines étaient restées incluses. La rétention d'une canine a été observée par Albinus. Meckel, Tomes, Wedl, Magitot, Baume, Hollânder, Schefî; celle des prémolaires est plus rare (Wedl, Tomes).