SYMPTOMES ET FORMES CLINIQUES
tication et une légère douleur au niveau de sa dent de sagesse supérieure droite. Cette dent, en évolution, est fortement déviée en dehors et bordée par un fort bourrelet gingival, très sensible à la pression. La dent est couverte de tartre. On procède à un nettoyage et on prescrit des lavages antiseptiques. Au bout de huit jours, toute gêne a disparu, avec le bourrelet gingival, et la pression sur la gencive ne cause plus aucune douleur.
•2o Forme moyenne. — Saillie gingivale irrégulière, saignante, crevassée; douleurs très vives; trismus, qui souvent rend tout examen impossible ; inflammation étendue vers les piliers, Tamygdale, le pharynx: adénite sous-maxillaire. Température élevée.
Des crises analogues peuvent se répéter plusieurs fois, avant Téruption complète de la dent de sagesse.
Les symptômes peuvent aussi consister en ulcérations de la muqueuse, gène des mouvements de la langue, phlegmasie environnant les régions ulcérées, douleurs très intenses, adénites volumineuses.
III. — Un homme de ([uarante-sept ans se présente à la consultation avec un empâtement siégeant à l'angle du maxillaire inférieur gauche. Un trismus très accentué l'empêche d'ouvrir la bouche. A l'exploration, qui est difficile, on ne constate aucune trace de carie dentaire. En arrière et en dehors de la dent de douze ans, on trouve une cavité, au fond de laquelle on sent la dent de sagesse.
A l'âge de vingt-sept ans ce malade a été opéré pour un abcès siégeant au même endroit. Depuis cinq ans, le même abcès a reparu avec vives douleurs. Tous ces accidents sont certainement dus à l'inclusion de la dent de sagesse.
IV. — Dent de sagesse inférieure gauche. — Femme de vingt-huit ans. A déjà souffert il y a six mois. Douleurs assez vives, trismus, etc. Cautérisations, pour faciliter l'évolution de la dent. Ces accidents durèrent trois semaines pendant lesquelles la malade dut se nourrir de lait et de bouillon. II y a quinze jours, début des nouveaux accidents. Extraction assez difficile ; les accidents cessent. La dent de sagesse n'était pas dans la ligne axiale des molaires, mais légèrement en dehors.
V. — Une femme de vingt-cinq ans, enceinte pour la troisième fois, a eu, à chaque grossesse une poussée du côté de sa dent de sagesse inférieure gauche, avec trismus plus ou moins prononcé. Actuellement, douleurs violentes au moindre contact, et contracture qui permet h peine d'apercevoir la dent encore recouverte en partie par la gencive. Quelques bains de bouche diminuent la contracture et [lermettent quelques séances de pointes de feu qui viennent rapidement à bout de ces symptômes. La dent de sagesse esten avant de la branche niontanle.
VI. — Un homme de vingt-huit ans souffre depuis six mois. 11 se présente avec une tuméfaction assez considérable de la joue droite au niveau de l'angle du maxillaire et un trismus très prononcé. Au bout de deux jours, l'abcès s'ouvre dans la bouche. Le trismus diminue et on peut apercevoir la couronne de la dent de sagesse, un peu en dehors de la ligne axialedesdents, et encore en évolution. Elle est extraite à la huiguede carpe et les symptômes s'amendent assez rapidement.
310 DIEULAFÉ ET HERPIX. - DEXT DE SAGESSE.
VII. — Une femme de Irente-deux ans a sa dent de sagesse inférieure droite en évolution. A plusieurs reprises, coïncidant avec les périodes menstruelles, elle a eu des accideuts bénins, qui se sont traduits par de la douleur et de la contracture. Aujourd'hui elle présente un trismus si prononcé qu'il est fort difTicile d'apercevoir au fond du vestibule, en arrière et en dehors de la deuxièmemolaire un fort bourrelet gingival qui recouvre en partie la dent de sagesse qui n'a pas encore complètement évolué et parait enchatonnée dans l'épaisseur de la joue.
Toute la région est œdématiée. Quelques séances de cautérisations du bourrelet gingival, des bains de bouche fréquents. Au bout d'une dizaine de jours, la contracture a à peu près complètement disparu en même temps que l'œdème.
3' Forme grave. — L'inflammation s'étend à rarliculation alvéolodentaire, l'arthrite évolue en provoquant de Aiolenles douleurs : le trismus est très accentué, la fièvre intense. Du pus se collecte audessous du boin-relet gingival; il peut trouver une issue directe vers la bouciie ; mais il peut aussi fuser sous la muqueuse, dans l'épaisseur de la joue, vers la région cervicale. Les lésions d'ostéite s'accentuent ; il en résulte des douleurs violentes propagées à toute l'arcade dentaire, par suite de l'envahissemunt du canal dentaire. Un adénophlegmon peut se développer. Après une phase aiguë, la crise peut se terminer par évacuation du pus. D'autres fois, surtout lorsqu'il s'agit de dent incluse, losléi le se termine par formation de fistules muqueuses ou cutanées ; l'ostéite passe à une phase chronique, durant laquelle les fistules coulent et se tarissent allernalivement.
L'articulation lemporo-maxillaire peut être le siège de lésions inflammatoires, qui gênent les mouvementsde mastication. Le malade s'alimente mal.
Dans les formes graves, il faut classer les diverses lésions qui se compliquent des phénomènes nerveux et des phénomènes inflammatoires que nous avons relatés.
VIII. — Un homme de trente ans se présente avec de l'empâtement de la région angulaire gauche du maxillaire inférieur. Violentes douleurs. Trismus. On constate la présence, au niveau de la dent de sagesse, d'un volumineux abcès dont le pus sort tout autour delà dent. Ouverture de l'abcès, bains de bouche ; trois jours après, le malade ne présente plus qu'une petite fistule qui paraît en voie de cicatrisation. La dent de sagesse est en avant de la branche montante.
IX. — Un homme de trente ans présente une tuméfaction de l'angle de la mâchoire et un trismus qui permet à peine d'apercevoir, légèrement en dehors de la deuxième molaire, la dent de sagesse inférieure gauche non encore complètement évoluée. Des bains de bouche fréquents et prolongés font cesser en partie cette contracture, et on peut extraire à la langue de carpe la troisième molaire baignant dans le pus. On sent les rebords de l'alvéole dénudés ; des lavages antiseptiques font tout rentrer dans l'ordre après élimination de quelques parcelles osseuses nécrosées.
X. — Un homme de vingt-sept ans souffre depuis quinze jours de violentes