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TECHNIQUE

. 34. — Préparation des lamelles.

Si Texamen devait être prolongé, on luterait à la paraffine les bords delà lamelle et on utiliserait une platine chauffante (1).

Examen après coloration. — Préparation des lamelles. Quand il s'agit d'un liquide, on en dépose une goutte au centre d'une lamelle très propre tenue par un de ses angles A. On recouvre de suite avec une autre lamelle que l'on place sur la première, de façon à en faire alterner les angles (fig. 34); puis on saisit cette seconde lamelle par l'angle B opposé à Tangle A de la première et on sépare les deux lamelles en les faisant glisser l'une sur l'autre : le liquide s'étale en une couche mince et uniforme. On laisse sécher à l'air les deux lamelles ainsi préparées.

S'il s'agit d'une pulpe, d'un produit de raclage, d'une parcelle de crachats, on en

porte une petite quantité avec une ose de platine, sur une lame porteobjet et on l'y étale par frottement, en donnant au frottis la forme d'un rectangle de 15 à 20 millimètres de côté. Le frottis mince et uniforme obtenu est abandonné à la dessiccation.

Pour les crachats, on facilite la formation d'un frottis mince et régulier en chaufl'ant légèrement la lame, de manière à obtenir la dessiccation du crachat en même temps qu'on l'étalé.

Fixation. — Avant de subir l'action des colorants, les lamelles et frottis doivent être soumis à la fixation qui immobilise les ('déments cellulaires dans leur forme et les fait adhérer à la surface du verre. On peut opérer la fixation :

1° Par la chaleur. — La lame ou la lamelle tenue avec une pince de Cornet (fig. 35), la face enduite regardant en haut, sont passées rapidement par trois l'ois dans la flamme d'un bec de Bunsen ou d'une lampe à alcool.

Ce procédé, très simple, déforme légèrement certaines

cellules, mais convient néanmoins pour la |)lupart des recherches courantes.

2° Par les réactifs chimiques. — Verser sur le frottis deux ou trois grosses gouttes d'alcool absolu ou d'alcool éther (mélange à parties égales d'alcool absolu et d'éther). Égoutter au bout d'une minute environ et laisser sécher. Ce procédé ne déforme pas les éléments cellulaires.

Coloration. — Les frottis renferment des éléments de deux sortes :

Fig. 35.

Lamelle tenue avec une pince de Cornet,

(1) Le cadre de cet article nous impose de considérer comme connue la technique générale du microscope. Le débutant trouvera tous les détails désirables dans notre Traite de teclmique microhioUnjiiiui', i' édition, p. 131 et suivantes.

1° un fond constitué par des cellules animales : cellules épilhéliales, leucocytes, hématies, fibres conjonctives, etc ; 2° des bactéries, cellules végétales.

On peut colorer de la même façon le fond et les microbes [colorationsimple), ouse proposer de teinter différemment les deux éléments, ou encore de conférer à certains microbes une coloration spéciale basée sur leurs propriétés électives (double coloration, différenciation).

L'examen des préparations colorées se pratique avec Tobjectif à immersion homogène (1).

Coloration simple. — 1° Sur le frottis, verser, de manière à le recouvrir complètement, quelques gouttes d'une solution aqueuse phéniquée d'une couleur basique d'aniline.

La solution de tliionine phéniquée est la plus recommandable :

Thionine 0&>-,50 à 1 gr.

Acide phénique neigeux 1 gramme.

Alcool absolu 10 cent, cubes.

Eau distillée 100 —

Triturer dans un petit mortier de verre la thionine et l'alcool, ajouter l'acide phénique, puisajouter par petites portions, en mélangeant constamment, les deux tiers de l'eau. Verser dans un flacon, rincer le mortier avec le reste de l'eau; réunir les liquides; laisser en contact 24 heures, puis filtrer dans un flacon propre, bouché à l'émeri.

2° Laisser en contact pendant une demi-minute environ.

3° Laver à l'eau distillée ; sécher à l'air libre ou à douce chaleur.

4° Si l'on a opéré sur une lamelle, on dépose sur la face enduite une goutte de baume du Canada au xylol; on applique sur une lame et on presse légèrement pour étaler le baume.

Si l'on a opéré sur une lame, après avoir séché le frottis coloré, on y dépose une grosse goutte dhuile de cèdre et on porte immédiatement sous l'objectif à immersion, sans interposition de lamelle.

Coloration de Gram. — La méthode de Gram permet de classer les bactéries en deux groupes. Certaines bactéries, colorées par une couleur basique de pararosaniline en solution anilinéeou phéniquée. puis soumises à laction d'un mordant iodé, ne se décolorent pas au contact de l'alcool absolu. Au contraire, d'autres bactéries, traitées de la même façon, se décolorent aisément par l'alcool absolu. Dans un frottis traité par ce procédé, les seules bactéries prenant le Gram restent colorées et on peut teinter avec une seconde couleur (couleur acide de préférence) les cellules animales et les microbes ne prenant pas le Gram : on obtient ainsi une double coloration.

Parmi les nombreuses variantes de la méthode de Gram (2), nous décrirons un seul procédé qui répond à tous les besoins.

Procédé recommandé. — r Sur le tVotlis, déposer une grosse

(1) Voy. Bessox, loc. cil., p. 131 et suivantes.

(2) Voy. Bessox, loc. cil., p. 149.

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