‹ Traité de stomatologie (volume 5)Chapitre 86 sur 154 · FISSURE DU VOILE.— STAPHYLORRAPHIE · texte numérisé non relu

FISSURE DU VOILE.— STAPHYLORRAPHIE

1"^ temps. — Avivement des bords de la division du voile et de la luette.

2' temps. — Libérations et mobilisations du voile.

Pour cela on peut faire, comme nous la euscigné Félizet, une incision concave en dedans, traversant tout le voile el silu(''e le long de chacun des bords adhérents du voile.

3' temps. — Suture des deux lambeaux au niveau de leurs bords internes.

Tels sont les procédés opératoires communément employés dans les divisions congénitales de la voùle et du voile palatins.

Il y en a d'autres, qui trouvent plus rarement leurs indications. Un court historique nous les fera connaître et apprécier.

La réparation chirurgicale du voile du palais divisé précède en date celle de la voûte palatine. La première opération de staphylorraphie a été faite par Lemonnier en 176(i, puis par Eustache, de Béziers,en 1770. Néanmoins c'est avec Ph.-.Jos. Roux, en 1819, qu'elle est entrée définitivement dans la pratique.

Ce fut seulement en 1824 que Krimer fit la première opération d'uranoplastie ou de palatoplaslie (1) par le procédé d'il de renversement, qui du reste fut appliqué après lui par Velpeau, Pancost, Bonfîls, etc.

Depuis cette époque, d'autres procédés ont vu le jour. Ils ont été très étudiés dans les mémoires de Baizeau (2), Ehrman (3) et la thèse de Jules Chrétien (4 . On les trouve du reste exposés et critiqués aujourd'hui dans tous les Traités classiques.

On divise les procédés opératoires applicables aux fissures palatines, ou proc<*dés d'uranoplastie, en trois groupes principaux.

1" Procédés par glissement Roux-Sédillol . — On avive la muqueuse sur chacun des bords de la fissure : on décolle ces bords muqueux assez loin, de dedans en dehors, de façon à les amener au contact et l'on suture.

Ce procédé est abandonné. Il faudrait une fissure extrêmement étroite pour que les bords suturés ne soient pas tiraillés.

2" Procédés de renversement Krimer- Velpeau). — De chaque côté de la fissure, on taille un lambeau qu'on laisse adhérer au bord de la fissure. On décolle ces lambeaux de dehors en dedans. On les renverse au-dessous de la fissure, de façon qu'ils soient au contact par leur face cruentée et on les suture ensemble. . A côté de ces procédés par renversement, dont les lambeaux sont pris sur la voûte palatine, se place le procédé de Lannelongue (5), dans lequel le lambeau est pris au dépens de la muqueuse de la cloison.

Procédé de Lannelongue. — On trace sur la cloison une incision horizontale et longitudinale, au-dessus de la fente palatine, à une hauteur qui varie suivant la largeur même de cette fente. Aux deux extrémités antérieure et postérieure de cette incision, on abaisse une incision verticale. Ces incisions intéressent la muqueuse en entier et circonscrivent un lamljeau quadrilatère, (jue l'on décolle avec la rugine et qui n'est plus adhérent que par son bord inférieur.

(1) Krimer, Journ. 'Je chir. de Graefe. J829.

(2) Baizeau, Arch. gén. de méd., 1861.

(3) Ehrman, Mémoires de VAcad. de méd., t. XXLX, 1869.

(4) Chrétien, Thèse de Paris, 1873.

(5) Lannelongue. Bull, de la Soc. de chir., 1872. Soc. de chir., 1876.

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