HYGIÈNE DENTAIRE DANS LA MARINE MILITAIRE. ^2S
La rliirurt^io denlaire doit cire un objel d'éludés sur le cadavre aufesi bien que les autres opérations. »
Parmi les maladies, il étudie les vices (Tarrangement, le tartre, l'usure, l'ébranlement, la fracture, la luxation, l'arrachement, la carie, rinflammationdu périoste et celle de la pulpe. Au sujet du tartre, il demande que la brosse à dents fasse partie de l'équipement du marin.
L'article suivant s'occupe de l'extraction et de ses accidents, de l'emploi de la lime, de la cautérisation, du plombage au moyen du plomb laminé.
Ce n'est certes pas là un traité de stomatologie, mais Forget a soin de nous faire remarquer en terminant qu'il n'a voulu s'occuper que des opérations d'urgence. Son ouvrage est resté classique jusqu'à l'apparition du Trailé d'hijgiène navale de Fonssagrives (1854), qui consacre un long paragraphe à la denture des matelots, qu'il décrit ainsi : « Des gencives fongueuses, saignantes, recouvrant d'un bourrelet violacé le collet des dents bordé d'un liséré ulcéreux ; des dents jaunes, déchaussées, maculéesdecarieetrecouvertes d'un tartre qui n"a jamais connu les atteintes de la brosse lorsqu'elles ne sont pas découronnées à moitié et n'ont pas pris, comme le dit Brillât-Savarin, l'aspect de pics informes, noircis et corrodés par le temps ; telle est d'ordinaire la bouche du matelot. » A l'incurie et à l'insouciance du marin, il faut ajouter, d'après lui, comme cause de maladies, la dureté du biscuit et les refroidissements des quarts de nuit. Pour rendre complètement efficaces les prescriptions de l'ordonnance de 1786, encore en vigueur à cette époque, Fonssagrives voudrait voir soumettre tous les jours quelques hommes au nettoyage des dents par les instruments et désirerait que la brosse à dents entre dans la composition du sac.
Ce sont là ses desiderata ; il ajoute que la brosse à dents est depuis longtemps demandée, et il cite à ce sujet le rapport de fin de campagne de Laurencin, chirurgien-major de la frégate Vénus en 1830 devant Alger.
En 1859, nous voyons rendre réglementaire à bord du bâtiment une poudre dentifrice au charbon 9/10 et au quinquina 1/10.
Ce n'est qu'en 1872 que la brosse à dents est comprise dans l'équi pement et ajoutée au sac du matelot. « L'introduction de cet objet de toilette dans le sac du marin, disait la dépêche ministérielle, n'est que la conséquence de la mesure qui a été prise, sur l'avis du Conseil supérieur de santé de la Marine, de faire figurer une poudre dentifrice sur la feuille du médecin à bord des bâtiments de l'État. Il suffira d'astreindre les hommes à faire usage de la brosse à dents une fois par semaine pour prévenir un grand nombre de maladies de lajbouche, qui atteignent les marins à ce point qu'il leur est absolument impossible démanger le biscuit et les autres aliments solides.»-
Aujourd'hui on trouve que cet usage hebdomadaire est insuffisant, mais c'était déjà une grosse acquisition que d'avoir cette brosse tant demandée. Depuis celte date, la composition de la poudre dentifrice a été modifiée en 1891 d'après une formule due au D"" Hyades et qui est la suivante :
Chlorate de potasse pulvérisé 10 grammes.
Acide borique 10 —
Craie pulvérisée. 60 —
Essence d'anis 5 —
La dernière Inslrurtion sur Ihygiène des navires armés du '22 mai 19D2 ne fait qu3 rappeler les diverses prescriptions déjà indiquées, en recommandant aux médecins de veiller, dans les inspections hebdomadairesde santé, sur l'état delà bouche et des dents, et en prescrivant de faire des distributions régulières de poudre aux matelots, auxquels on conseille le brossage journalier.
Les résultats sont-ils en rapport avec cette réglementation si précise ? A lire les derniers traités d'hygiène navale, les rapports des médecins-majors, d'après ce que nous avons vu nous-même, on peut penser que, si la description imaginée de Fonssagrivesn'estplus exacte, la diminution considérable de l'habitude de chiquer et de la consommation du biscuit y ont peut-être plus de part que l'usage régulier de la brosse et delà poudre. La brosse ne sert généralement pas (sauf parfois à marquer le linge) et trône, fièrement immaculée, aux inspections de sac; la poudre est quelquefois employée avec le doigt, le matin du jour où le matelot sait qu'il va aller passer l'inspection desanté.S'il faut accuser de cet usage «modéré » l'ignorance du matelot et son insouciance, malgré tous les conseils qui lui sont prodigués, nous sommes l)ien obligé d'avouer aussi que les conditions de son existence ne lui facilitent pas toujours actuellement la pratique de ces soins. En effet, malgré Vlnslraclion sur l'hygiène citée plus haut, qui n'a pu encore être mise complètement en pratique, le lavage corporel se fait encore toujoursdans la « l)aille commune», qui sert aune vingtaine d'hommes, et on ne peut la leur recommander comme verre à dents, et ce ne sont que les matelots les plus débrouillards ou les plus convaincus de l'utilité de ces soins qui réussissent à les prendre. Aussi les Traités d'hygiène navale de Rochard et Bodel, de Jan et Planté, demandent-ils que l'on délivre à chaque homme un gobelet et 100 grammes d'eau pour servir au rinçage de la bouche. Le médecinprincipal Le Méhautéécrit, dans les Archives de médecine navale de février 1907, que, à bord du Duguay-Trouin (croiseurécole d'application des aspirants), il a tenu la main à ce que les hommes se brossent tous les jours les dents au savon et à la poudre. Ils avaient à leur disposition leur quart à vin et un peu d'eau pour se rincer la bouche. Le Méhauté ajoute, avec chiffres à l'appui, qu'à
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la suilc de ces soins ivguliers il a constaté une. diniinulion notable de toutes les all'eclions buccales.
«Quelque système, quelque moyen que Ton emploie pour faciliter au mateiolcelleliyg-iènedentaire, on peulôtre persuadé que, s'il pouvait prendre plus aisément ces soins hygiéniques, il le ferait et que le nombre des insouciants irait vite en diminuant. On peut en avoir pour preuve le nombre d'hommes qui viennent trouver le médecin de leur bâtiment lorsqu'ils savent qu'il connaît la dentisterie et est outillé pour soigner leurs dents malades et les obturer. »
Une circulaire ministérielle en date du t2 décembre 1908 a créé des cliniques dentaires dans les hôpitaux de la marine. A l'École d'application de Toulon, les médecins de la marine reçoivent, comme cela se passe au Val-de-Grûce pdur leurs confrères de l'armée, des notions de stomatologie, depuis février 1911.
A bord, le matériel mis à leur disposition était jusqu'ici trèsrudimentaire : la clef de Garengeot et deux daviers de formes surannées faisaient partie de la caisse réglementaire de chirurgie avec quelques autres instruments (sonde, fouloir, fraise à main, etc.). Cette lacune avait souvent été signalée dans les rapports annuels des médecinsmajors : si bien que beaucoup d'entre eux avaient la précaution de se munir à leurs frais d'un jeu de daviers et de quelques instruments spéciaux (1).
Une nouvelle circulaire ministérielle (5 avril 1910) décide que désormais chaque bâtiment pourvu d'un médecin sera muni d'une boite de dentisterie analogue à la boîte n" 7 de l'armée, dont nous avons donné la composition. De plus, les bâtiments ayant plus de 500 hommes d'équipage recevront un tour à fraiser avec ses accessoires.
(1) M. SÉGAL et J.-J. Maii.liu, De l'organisation des services odontologiques dans rarmée de terre et de nier, Tours, 1910.
IIYPERTUOPIIIE DKS GEXCIVES, par le D^ R. Nogué 1,
Symptomatologie 2
Formes ci.iMOUES 2
Anatomie pathologique 6
Étioi.ogie 7
Diagnostic 8
Pronostic 8
Traitement 8
PYORRHÉE ALVÉOLO-DEXTAIRE, par le D'" Nogué et le D"" Dauguet. 10
DÉFINITION. Synonymie. Historique 10
Etioi.ogie 12
Anatomik pathologique 16
Pathogénie ... 20
Symptom.\toi.ogie 21
Co.MPLIC.\TIONS 2.3
Dl.\GNOSTlC 24
Pronostic 25
Tr.\itement 25
Mi''thocles chirurgicales 25
Méthodes médicales 27
Méthodes prothéLiques 35
FISTULES ALVÉOLAIRES, FISTULIÎS DEXTAIRES, FISTULES D'ORIGINE
DENTAIRE, par le D"" Paul Fargin-Fayolle 37
définition 37
Historique 38
ÉnOLOGiE 38
Anatomie pathologique. — Pathogénie 40
Fistules aivéolo-transradiculaires 43
Fistules alvéolo-lransligamentaires 43
Fistules transmaxillaires 44
A. Fistules buccales 44
B. Fistules e.xtrabuccales 46
Symptom.\tologie 51
Dl.-VGNOSTIC 54
A. Fistules congénitales de la lace et du cou 54
B. Fistules acquises 55
G. Fistules mentonnières d'origine dentaire sans lésion apparente
de la dent causale .... 59