‹ Traité de stylistique française (volume 2)Chapitre 21 sur 168 · SYNONYMES · texte numérisé non relu

SYNONYMES

Avertissement.

Les dimensions de ce Tableau paraîtront peut-être excessives si l'on y cherche surtout une vue d'ensemble des termes d'identification, et trop restreintes si on le considère comme un répertoire et un vocabulaire de l'expression abstraite et usuelle; il a cependant été composé avec l'intention de répondre à cette double exigence pratique. Les développements du premier volume (§§ 116—146) nous dispensent de longues explications; nous nous bornerons aux remarques suivantes:

1 . Il s'agit d'un répertoire en ce sens que, dans chaque rubrique, les mots de tête sont accompagnés de leurs principaux synonymes, en sorte que le Tableau synoptique est bien un «vocabulaire usuel de l'expression abstraite en français moderne».

2. D'autre paît, la vue d'ensemble est rendue aussi nette que possible par l'opposition des contraires logiques, non seulement dans le titre, mais dans le corps de chaque rubrique; c'est en s'attachant à ces oppositions que le lecteur pourra le mieux dominer l'ordonnance générale des matériaux.

3. Les mots purement concrets ne rentrent pas dans le cadre de notre étude (SF. § 121); ceux qui figurent dans le Tableau après les termes abstraits ont une valeur symbolique (SF. 139) et ne sont là, naturellement, qu'à titre de spécimens (p. ex. montagne, précipice sous 89, port sous 184, etc.). En revanche on ne trouvera aucune nomenclature de termes concrets pouvant donner l'impression d'un plan établi d'après V ordre de matih-es {SF. §§137 et 140); il est fait simplement allusion à ces nomenclatures dans les annexes réparties dans les diverses parties du Tableau (p. ex. après 11, 44, etc.).

4. Enfin les moyens indirects d'expression (SF. §§ 248 et suiv.) ne sont représentés que dans quelques rubriques, à titre d'exemples, pour montrer la possibilité de leur faire une place à part dans des répertoires plus considérables (voir p. ex. T. syn. 13, 14, 19, 137, etc.).

Voici quelle est la disposition des matériaux dans chaque rubrique :

Bail y, Traité de stylistique française. H. 15

226 Avertissement.

a) Les titres des rubriques sont énoncés sous forme de substantifs abstraits, d'adjectifs, de verbes ou d'adverbes; cette diversité a été expliquée et justifiée SF. § 126; cependant, partout où l'usage courant et la clarté le permettaient, on a donné la préférence aux substantifs abstraits, qui s'imposent davantage à l'attention.

b) Quand l'idée fondamentale est celle d'un état (p. ex. d'une qualité ou d'un défaut), on trouvera immédiatement après le titre les adjeàifs, et ensuite seulement les verbes (p. ex. 18, 57, etc.).

c) Quand l'idée fondamentale est celle d'une action, cet ordre a été interverti: les verbes sont en tète, et les adjectifs viennent après (cf. 57 en opposition avec 58, 64, etc.).

d) Les substantifs (à part ceux du titre, bien entendu), occupent la troisième place, et dans l'ordre suivant: substantifs abstraits, substantifs exprimant les manifestations de l'idée fondamentale (SF. § 144, 2), mots concrets à valeur symbolique ; voyez p. ex. sous 98 la série: Pesanteur, lourdeur: légèreté; poids, masse, charge; plomb: plume, etc.

e) Les adverbes et expressions advei'biales suivent les substantifs (cf. 62); les moyens indirects (prépositions, conjonctions, exclamations, etc.), quand, par hasard, on en a donné, viennent après les adverbes (cf. 13, 31, 245 b, etc.).

f) Quand la notion comporte Y aspect causatif (voir SF. § 131), les mots (verbes, adjectifs, substantifs) qui l'expriment sont placés en tout dernier lieu et introduits par la lettre C. en caractère gras (p. ex. 3, 4, etc.).

On a fait usage des tirets pour éviter la répétition de mots identiques ou d'éléments identiques dans des mots différents; p. ex. bonne chance: mauvaise — (c. à d. mauvaise chance)-, achever: par- (c. à d. parachever); le cas le plus fréquent est celui ou, de deux termes opposés, le second a le même radical que le premier et n'en diffère que par la présence d'un préfixe qui manque ou est différent dans le premier (p. ex.: égal: in-, c. à d. inégal; régulier: ir-^ c. à d. irrégulier', intérieur: ex-, c. à d. extérieur, etc.). On n'a d'ailleurs fait usage de ces abréviations que dans le cas d'absolue identité orthographique de la partie commune (cf. 23: inclus: exclu).

A propos des parenthèses et des renvois, il faut noter ce qui suit:

1. Lorsqu'un ou plusieurs mots se trouvent entre parenthèses et accompagnés d'un renvoi à une autre rubrique, il s'agit d'un cas de synonymie apparente; qui pourrait être suggérée à tort par tel ou tel mot de la rubrique où se trouve le renvoi; ce renvoi estdestiné à replacer dans leur véritable milieu les mots associés faussement aux premiers; ainsi, sous la, le passage réel: ir- (concret: abstrait 84) signifie que le couple concret: abstrait peut sembler .synonyme de réel: irréel, mais qu'il se range en réalité sous la rubrique 84 (matériel: im-).

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