‹ Traité de sylvicultureChapitre 107 sur 128 · Rapport ci-ficssus mentionné · texte numérisé non relu

Rapport ci-ficssus mentionné

d'une perche garnie de ses feuilles vertes et c'est en frappant les parties embrasées soit sur le périmètre de la ligne, soit en arrière, lorsqu'un nouveau foyer produit par des flammèches portées au loin vient à éclater, qu'on arrête l'incendie. Cette opération suppose l'existence d'une route ou d'un pare-feu ; mais, dans tous les autres cas, c'est en plein massif qu'il faut agir, et alors il convient de se donner une base d'opération. On commence donc par abattre les bois sur une largeur déterminée de manière à former une ligne déblayée d'arbres et de morts-bois ; on établit ensuite un fossé dont on rejette les terres du côté du foyer et c'est sur cette ligne qu'on combat la marche du feu. Dans certaines circonstances, quand l'incendie est attisé par un vent violent, il y aurait témérité à attendre le feu sur une ligne étroite, telle qu'on peut l'établir pendant la marche du feu ; on recourt alors au contre-feu, pratique dangereuse dans ses applications, et qui exige de la part de ceux qui l'emploient beaucoup de tact et de mesure. Le contre-feu peut être considéré comme une arme à deux tranchants ; c'est parfois le seul remède efiîcace à employer, mais s'il est appliqué mal à propos, il peut provoquer un nouvel incendie. >

A l'occasion de l'organisation des secours, on s'est préoccupé aussi de l'alimentation à fournir sur place aux travailleurs qui, entendant sonner le tocsin, quittent tout et s'empressent de se rendre à l'appel du feu. Cette question, secondaire en apparence, est signalée comme ayant eu une importance capitale sur des points éloignés de tout centre habité où les travailleurs, à bout de force et manquant de nourriture, étaient contraints de suspendre la lutte.

CINQUIÈME PAUTIB

PEUPLEMENTS ARTIFICIELS

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