I. — Traitbkents et peuplements
ARTICLE PREMIER Généralités.
134. Les exploitations primitives. — Les exploitations primitives étaient pratiquées en dehors de toute règle, aux temps où chacun allait à son gré chercher dans la forêt Tarbre ou le fragment d'arbre qui, par ses quaUtés ou ses dimensions, répondait aux besoins du moment.
Partout on constate que ces exploitations désordonnées, quelque faible qu'en soit l'importance relativement à la production du sol, entraînent nécessairement la ruine des forêts. En effet, ce sont surtout les bois jeunes ou ceux d'âge moyen qui disparaissent les premiers ; les gros arbres dont on ne peut disposer sans un effort considérable ou sans un outillage perfectionné, les espèces méprisées à cause de leurs qualités inférieures, restent indéfiniment sur pied et occupent le sol sans profit. A la longue, les essences précieuses disparaissent et, malgré les nombreux sujets qu'elle renferme encore, la forêt ne présente plus que des matériaux inutilisables.
Cet état de pauvreté relative auquel se trouvent bientôt réduites les forêts voisines des établissements dans les régions nouvellement habitées, indique une des étapes par lesquelles ont dû passer toutes les forêts, lorsqu'elles ont été livrées sans réglementation au gaspillage des sociétés primitives *.
1. De Vasselot, Le Service forestier au cap de Bonne-Espérance. {Hevue des forêts, 1H83, p. 447.)
135. Les traitements méthodiques. — L'ensemble des opéralions cullurales appliquées systématiquement dans une forêt, en vue d'en obtenir la plus grande quantité possible de bois exploitable (H7), constitue son traitement.
Ce traitement varie nécessairement avec le terme de Texploîtabilité choisi, c'est-à-dire avec la qualité spéciale des produits récoltés. Mais, quel que soit le mode adopté, l'obligation s'impose : 1" de limiter strictement la récolte aux produits réputés exploitables; 2° de procéder de telle sorte que la régénération naturelle des surfaces parcourues par les coupes principales soit une conséquence de l'opération.
Il s'établit dès lors, entre le traitement et la manière d'être du peuplement auquel il donne naissance, une relation nécessaire et constante.
ARTICLE DEOX Différentes manières d'dtre des peuplements.
Les effols d'un traitement se manifestent sur Vorigine, la forme, la consistance, la composition et Vétat de végétation des peuplements.
§ 1". — Origine des peuplements.
136. Les régimes. — L'origine d'un peuplement peut être naturelle ou artificielle : naturelle quand la régénération est obtenue sous l'influence des seules actions de la nature ; artificielle lorsque la régénération provient de plantations ou de semis exécutés de main d'homme.
En France, le principe de la régénération naturelle est généralement appliqué ; aussi, l'origine de la grande majorité des peuplements se rattache à l'une des causes suivantes :
Soit la dissémination naturelle des graines, qui donne naissance à des peuplements formés de brins de semence (59) ;
Soit la reproduction par les axes, qui rajeunit les peuplements au moyen de rejets de souches ou de drageons (62-63).
Quel que soit l'âge des peuplements, on est convenu, dans le pre-
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mier cas, de les appeler : futaie, et, dans le second cas : taillis simple.
On a donné à chacun de ces groupes fondamentaux le nom de régime, qui est synonyme de mode de régénération, et on dit: le régime de la futaie, le régime du taillis simple.
Lorsqu'on cherche à réunir sur une même surface les avantages du régime de la futaie à ceux du régime du taillis simple, on obtient des peuplements mixtes qui, dans la pratique, acquièrent une importance suffisante pour qu'on ait cru pouvoir en faire un troisième régime, celui du taillis sous futaie ou taillis composé.
§ 2. — Forme des peuplements.
137. Les modes de traitement. — Dans chacun de ces régimes, suivant que Ton fait porter les exploitations sur des surfaces continues (131), sur des liges considérées individuellement (133), ou que Ton adopte toute autre combinaison pour récoller les produits, on applique des modes de traitem^eitt différents. Chacun de ceux-ci imprime au peuplement un cachet particulier dont il conservera le caractère pendant toute son existence : on appelle forme d'un peuplement ce faciès qu'il revêt sous l'influence du traitement qu'on lui applique.
A ce point de vue, les peuplements se divisent en deux classes principales :
1* Ceux composés de tiges ayant sensiblement même âge et, par suite, mêmes dimensions : ce sont les peuplements d'un seul âge ou uniformes ;
2" Ceux formés de tiges de différents âges et conséquemment de grosseurs et de hauteurs différentes. Les peuplements de cette forme sont dits d'âges multiples oximélés, en ce sens que les sujets les plus jeunes et les sujets les plus âgés sont confusément mélangés sur des espaces restreints.
Les différentes modalités introduites dans une même classe constituent les foiines dérivées.
Quand une série de futaie ou de taillis simple est composée d'une
suite non interrompue de peuplements ayant môme âge chacun, ces séries sont régulières et la forêt est traitée en futaie régulière ou en taillis simple régulier.
Quand la série de futaie est composée de groupes de peuplements d'âges mêlés, on dit qu'elle est jardinée; dans les mêmes conditions, un taillis simple est dit fureté. Le jardinage et le furetage sont les modes de traitement qui donnent naissance à ces formes.
Le régime du taillis sous futaie ne comporte que des peuplements d'âges multiples.
En dehors des formes principales ou dérivées engendrées par des modes de traitement permanents, on peut être conduit, pour des raisons d'ordre cultural ou économique, à changer la forme d'un peuplement : passer, par exemple, d'un régime à un autre régime ou, plus simplement, modifier la forme sans changer de régime. Dans le premier cas, l'opération s'appelle faire une conversion et, dans le second cas, une transformation.
Les transformations et les conversions sont des modes de traitement essentiellement temporaires.
§ 3. — Consistance des peuplements.
La consistance d'un peuplement se rapporte au nombre des liges qu'il renferme et à la densité de son feuillage.
138. Massif et arbres isolés. — Le nombre des tiges peut varier à l'infini en raison de l'âge des peuplements, des essences qui les composent et de la fertilité locale. Mais, en tenant compte de ces différents éléments, on peut admettre que, pour chaque état particulier, il existe un nombre maximum de tiges qui n'est jamais dépassé.
Plus on se rapproche de ce maximum, plus le peuplement est plei7i. On dit qu'il est m massif dès que les branches des arbres se touchent sans être agitées par le vent ; le massif est seiré quand les branches s'entrelacent. D'ailleurs le mot de massif es>l souvent employé comme synonyme de peuplement en massif.
(In massif peut être plus ou moins serré ; mais dès que les cimes
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des arbres sont isolées les unes des autres, l'état de massif n'existe plus : on obtient alors un peuplement d'arftre^ isolés ou clair-planté.
Massif ou peuplement clair-planté sont complets quand ils présentent sur chaque unité de surface un nombre normal de tiges eu égard au traitement ; ils sont incomplets quand ce nombre est insuffisant, et anormaux s'il y a excès.
Dans un peuplement incomplet, on nomme clairières les surfaces de peu d'étendue peuplées d'arbres épars et dans lesquelles, sous l'influence d'un couvert insuffisant, l'état superficiel est dégradé. Les vides sont des espaces entièrement dégarnis d'essences principales et tout au plus couverts de morts-bois. Le peuplement est clainéré s'il y existe de nombreuses clairières, entrecoupé quand il présente» des vides.
139. Densité. — Dans les mêmes conditions de fertilité, la densité d'un massif ou l'obscurité plus ou moins grande de son couvert dépend du tempérament des espèces. A ce point de vue, chaque essence se constitue en massif d'une manière différente, et dès que l'état maximum de densité que comporte son tempérament est atteint, il disparait autant de feuillage dans le dessous qu'il s'en produit dans le dessus. Ainsi les essences à couvert épais, comme le hêtre, le sapin, fournissent des massifs très sombres ; ceux composés d'essences de lumière, comme le bouleau, le pin sylvestre, le mélèze, le chêne, sont toujours plus ou moins clairs.
140. Étages de végétation. — On appelle étage de végétation l'ensemble des tiges qui étalent leurs cimes dans une même zone de hauteur. Un peuplement peut ainsi renfermer plusieurs étages. L'étage dominant est formé par la masse des cimes les plus élevées dont les rameaux s'épanouissent en pleine lumière ; tous les sujets dont les cimes, subordonnées aux précédentes, végètent en dessous d'elles, constituent Vêlage dominé ou le sous-étage.
Le peuplement est 5î/?ipte quand il ne comprend qu'un seul étage ; il est composé quand il en présente plusieurs. Il est rare d'ailleurs qu'un peuplement compte plus de deux étages distincts. Entre la densité de chacun de ceux-ci, il s'établit une relation nécessaire :
puisque les étages dominés ne vivent que de la lumière tamisée à travers le couvert de l'étage dominant, plus ce dernier sera léger, plus les premiers pourront être serrés, et réciproquement.
Quelles que soient leur origirte et les essences qui les composent, les peuplements d'un seul âge ont des tendances à se constituer en un étage unique au-dessous duquel les tiges nues se profilent dans un espace dépourvu de feuillage. Cet état est, en général, appauvrissant, parce que le sol reste imparfaitement couvert. Au contraire, chez les peuplements d'âges mêlés, l'appareil de feuillage dispersé à toutes les hauteurs occupe toute la zone de végétation depuis le sol jusqu'aux plus hautes cimes ; dans cet amas confus, il n'y a plus d'étages distincts.
On remarque que les peuplements se maintiennent d'autant mieux dans la forme simple que le sol est plus fertile. En terrains pauvres, les arbres de même âge se gênent bientôt mutuellement dans les espaces restreints où leurs racines ne trouvent plus à les nourrir. Dans cette compétition, les tiges les mieux douées restent seules, les autres périssent en grand nombre, et il se crée naturellement des petits vides où se formeront des sous-étages, dont le maintien est indispensable pour entretenir le sol en bon état. De cette indication, il résulte que les formes d'un seul âge seront mieux à leur place dans les stations fertiles ; celles d'âges mêlés seront préférables dans les conditions médiocres ou mauvaises.
141. Sous-bois. — On réserve le nom de sous-bois à la végétation ligneuse buissonnante qui s'étale à une faible hauteur au-dessus du sol. Ces sous-bois se constituent spontanément à la manière de la couverture vivante et dans les mêmes conditions qu'elle (39).
L'hygiène de la forêt commande de conserver scrupuleusement tous ces sous-bois, dont l'utilité est incontestable. Lorsqu'ils font défaut, on est parfois conduit à les créer artificiellement; car on a pu dire avec raison de certaines forêts sans sous-bois, qu'elles étaient sans avenir.
Quoi qu'il en soit, les sous-étages et les sous-bois sont des éléments constitutifs du peuplement, et leur état doit compter parmi les facteurs qui déterminent la consistance de Tenserable.
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2 4. — Composition des peuplements.
Un peuplement peut être composé d'une seule essence ou de plusieure espèces diversement associées. Dans le premier cas, on dit qu'il est pur; dans le second, qu'il est mélangé.
142. Peuplements purs. — A moins de remonter à ces limites extrêmes de la végétation où la rigueur du climat ne permet qu'à une seule forme de se développer convenablement, il est assez difficile de se représenter une forêt, vierge de toute exploitation, qui serait formée d'une essence unique. On comprend du reste facilement que, toutes choses restant égales d'ailleurs, plus un peuplement est jeune, plus est grande la variété des espèces qui le composent.
En général, tout peuplementpur a été obtenu, soit avec intention, soit par le hasard de circonstances favorables créées par l'intervention de l'homme. Puisque le forestier reste maître de les produire, on doit se demander dans quelles conditions il est rationnel de les chercher.
Théoriquement, les espèces à couvert épais peuvent être traitées avantageusement à l'état pur, parce que les nombreux détritus qu'elles fournissent améliorent le sol. Ainsi : le hêtre el le sapin peuvent former de bons peuplements purs. Au contraire, les espèces à feuillage léger, qui protègent mal le terrain et ne lui cèdent qu'une couverture insuffisante, finissent par l'appauvrir. Aussi, le chêne ne doit être maintenu à l'état pur que dans les sols assez fertiles pour pouvoir se passer des bienfaits de la couverture ; le bouleau et le pin sylvestre, dans les sols trop pauvres pour qu'aucune autre essence puisse leur être associée.
143. Peuplements mélangés. — Quelles que soient les essences, le plus simple examen des faits indique que les massifs mélangés résistent mieux que les peuplements purs à la violence des vents, au poids de la neige et du givre, aux dégâts des insectes et des champignons. Ils se régénèrent aussi d'une manière plus facile et plus complète.
En dehors de ces considérations purement cullurales, les peuplements mélangés doivent être recherchés à cause des avantages économiques qu'ils présentent. En effet, par la variété de leurs produits, de tels massifs peuvent satisfaire à un plus grand nombre de besoins et, par cela même, augmenter Futilité des forêts.
Mais, parmi les problèmes dont la solution préoccupe le forestier, il en est peu de plus difficiles à résoudre que celui de la création des peuplements mélangés. Car il importe, non seulement de déterminer la composition rationnelle à donner au mélange, mais encore de l'obtenir par des moyens économiques.
144. Mélanges rationnels. — En ce qui concerne la composition du mélange, il faut surtout tenir compte des milieux, puisque les espèces associées se comportent différemment suivant qu'elles sont placées dans leur centre de végétation ou qu'elles approchent davantage des limites de leur aire. Ce qui serait vrai, par exemple, en Lorraine, pourrait ne plus être exactement applicable aux mêmes essences dans le Blésois; pareillement, sur un même point géographique, ce qui serait bon au pied d'une montagne ne le sera peutêtre plus à 1 ,000 mètres plus haut.
Sous ces réserves, il est simplement facultatif d'associer entre elles deux essences d'ombre, puisque chacune d'elles peut entrenir la fertilité du sol; néanmoins, leur mélange est toujours avantageux. On peut recommander, par exemple, celui du hêtre avec le sapin, celui du sapin avec l'épicéa, etc....
Il est, au contraire, commandé d'associer une essence d'ombre à l'espèce de lumière qu'on désire élever à l'état dominant. Une telle combinaison facilite l'élagage naturel et augmente la proportion du bois d'œuvre ; de plus, le massif dans son ensemble profite des détritus plus abondamment fournis au sol. C'est ainsi que le hêtre et le charme s'associent avec le chêne rouvre ; le charme et, dans les terrains humides, l'aune avec le chêne pédoncule ; le hêtre avec le pin sylvestre, etc. On peut également recommander d'introduire quelques pieds d'espèces de lumière dans un peuplement où celles d'ombre dominent. Les chênes, les érables, les frênes, les ormes, disséminés dans un massif de hêtre, trouveront des conditions
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favoi*ables à leur développement et faciliteront la formation des jeunes repeuplements en hêtre ; il en est de même pour les pins sylvestres épars parmi des sapins ; pour les mélèzes au milieu des épicéas ou des pins de montagne, etc.
Quel que soit le tempérament de l'espèce à cultiver, il est indispensable de la mélanger avec une autre dès qu'on approche davantage des limites inférieures ou supérieures de sa zone d'habitation : en cela, on ne fera qu'imiter la nature qui mélange entre elles les tlores des deux stations voisines. C'est dans ces zones indécises que le traitement des forêts est le plus délicat et, lorsqu'on a la bonne fortune d'y rencontrer une essence commune aux deux stations, celle-ci est tout indiquée pour servir de trait d'union, en quekpie sorte, de fondant, entre l'espèce qui va disparaître et celle qui lui succédera. Le hêtre, par exemple, est l'intermédiaire naturel entre le chêne et le sapin, comme entre le sapin et l'épicéa ; l'étendue de son aire d'habitation lui permet de rendre d'énormes services à ce point de vue et, pour les avoir méconnus, on a commis bien des erreurs.
145. Création des mélanges. — Si la composition rationnelle des mélanges présente de sérieuses difficultés, il en est de même de la manière de les créer et de les conduire. En effet , les espèces qu'on associe n'ont jamais la même activité de végétation à leurs différents âges ; à un moment donné, l'équilibre ne se maintient plus, et l'espèce la moins vigoureuse tend à disparaître sous l'étreinte de l'autre. Il en résulte qu'on se fait souvent illusion sur l'avenir d'un mélange qui, au moment de sa formation, présente les plus belles promesses.
Les principaux écueils à éviter dans ce sens ont été signalés par le savant professeur Gustave Heyer* dans les deux préceptes suivants:
4* Dans un mélange de deux essences d'ombre, celle dont la végétation est la plus rapide dans la jeunesse a des tendances à se substituer à l'autre.
1. 0. Heyer, Dos Verhalten der Waldbflume gegen hicht und Schatten. Erlangen, 1852.
2° Dans un mélange de deux essences dont Tune d'ombre et l'autre de lumière, la première aura des tendances à devenir envahissante.
Dans un ouvrage récent \ M. le docteur Gh. Gayer a discuté la question des mélanges, en s'appuyant sur de nombreux faits observés dans différentes forêts de F Allemagne centrale. Les conclusions auxquelles il s'est arrêté peuvent être résumées ainsi :
1* D'une manière générale, les mélanges créés par les régénérations artificielles ont donné plus de mécompte que de satisfaction;
2** Les peuplements d'un seul âge obtenus par les moyens naturels ont une tendance marquée à se constituer à l'état pur. Lorsqu'on se propose de les composer par un mélange intime de plusieurs espèces, la lutte contre celles qui se montrent envahissantes, se traduit par des soins incessants et des dépenses parfois exagérées. Dans ce cas, au lieu de poursuivre le mélange par pieds isolés, il est plus économique de l'obtenir par groupes, par places plus ou moins étendues ou par étages superposés ;
3** Enfin le mélange intime ne s'établit d'une façon complète et permanente que par le jardinage.
Une semblable étude conduirait aux mêmes résultats pour les forêts de la France, de telle sorte qu'on peut établir en principe que : plus on se rapproche des moyens naturels, plus on se donne de chances favorables pour voir s'établir le mélange désirable des espèces spontanées. Trop chercher l'uniformité et la régularité, c'est favoriser nécessairement une seule de ces espèces, et on risque de créer des peuplements purs.
J s. — ÉtcU de végétation,
146. État satisfaisant. — L'état de végétation d'un peuplement décide de son avenir, c'est-à-dire de sa durée probable ou de sa fin prochaine.
On dit qu'un peuplement est bien venant, ou dans un état de végétation satisfaisant, quand la majorité des sujets dominants présente des jeunes pousses de longueur normale, des cimes à ramifi-