‹ Traité de sylvicultureChapitre 63 sur 128 · VI · texte numérisé non relu

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Supposant le problème résolu, on évalue la production du sol par tradition ou par analogie avec celle d'autres forêts situées dans les mêmes conditions de fertilité ; puis, on calcule le volume moyen de Tarbre réputé exploitable et, en divisant le premier chiffre par le second, on obtient un quotient qui représente le nombre de pieds d'arbres à exploiter par hectare et par an ; ceux-ci; quel que soit d'ailleurs leur volume, constituent la récolle et sont choisis individuellement, abstraction faite du peuplement dont ils font partie.

Si, par exemple, la production du sol a été évaluée à 5 mètres cubes par hectare, et si le volume moyen de Tarbre exploitable est représenté par 4 mètres cubes, le quotient 1+1/4 sera le nombre de pieds d'arbres à exploiter annuellement par hectare, soit: 5 arbres sur 4 hectares.

Des vérifications souvent répétées permettent de constater si la forêt s'enrichit ou s'appauvrit sous l'influence du régime qu'on lui apphque et, par tâtonnements, on arrive, à la longue, à se l'approcher de la possibilité vraie.

Ce procédé peut être appliqué aux futaies jardinées et aux arbres de réserve dans les taillis sous futaie. On opère d'une façon analogue dans les taillis simples furetés ; mais, au lieu d'y couper un nombre fixe d'arbres par hectare et par an, on coupe toutes les perches que leurs dimensions rendent exploitables, quels que soient leur nombre et leur volume.

En somme, les peuplements d'âges multiples se prêtent difficilement aux combinaisons méthodiques d'aménagement ; aussi, maigre les avantages culturaux qu'ils présentent dans certains cas, ils se trouvent au point de vue économique dans des conditions d'infériorité marquées relativement aux séries régulières.

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