‹ Traité de technique minéralogique et pétrographiqueChapitre 119 sur 139 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES, CAS DES GROS ET PETITS FRAGMENTS · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES, CAS DES GROS ET PETITS FRAGMENTS

305. Principe et classement des méthodes. Dans la partie théorique de cet ouvrage, nous avons examiné une série de phénomènes qui peuvent être utilisés pour la détermination des indices de réfraction. La réfraction dans les lames, celle dans les prismes, la réflexion totale enfin peuvent tour à tour fournir des méthodes plus ou moins précises, qui d'ailleurs ne s'appliquent pas toutes avec la même facilité dans tous les cas. A ce point de vue, on peut de suite faire une distinction entre gros fragments et minéraux microscopiques. Les premiers en effet peuvent être taillés plus ou moins facilement en lames ou en prismes convenablement orientés; les seconds, en petits grains isolés, ou le plus souvent en individus très petits engagés dans la roche mère, sont coupés au hasard par le plan d'une section mince. Ce dernier cas est par excellence celui réalisé dans la pétrographie; aussi, bien que la plupart des méthodes soient communes dans les deux cas indiqués, nous examinerons séparément les procédés qui servent à l'étude des gros fragments, et ceux en usage pour la détermination des indices sur les petits fragments ou sur les minéraux engagés dans les coupes minces.

Une seule méthode fait intervenir la réfraction à travers les lames pour la détermination des indices, c'est celle du duc de Chaulnes.

La réfraction à travers les prismes fournit plusieurs procédés, dont les deux principaux sont: La mesure de la déviation minimum éprouvée par le rayon lumineux, et celui basé sur la sortie normale du rayon sur la face d'émergence (Meyerstein et Abbe).

Quant à la réflexion totale dont l'emploi se généralise de plug en plus, elle fournit directement la valeur de l'indice par une mesure de l'angle limite, le corps à étudier ayant été plongé dans un liquide, ou mis en contact avec un corps solide dont l'indice f.i lui est supérieur.

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