PROCÉDÉS D'OBSERVATION DES PHÉNOMÈNES
340. Utilisation de la loape dichrosGopiqae, oa du microscope polarisant. Lorsqu'il s'agit de constater le polychroïsme, ou de déterminer la couleur de la lumière transmise par la lame en vibrant parallèlement à l'une ou l'autre des sections principales de celle-ci, on peut se servir de la loupe dichroscopique de HAroiNGER^ (fig. 461).
» H. RosENBUscH, Die Steiger-Schiefer. Strassburg. 1877, 221. Physiographie. 2e édit. 1885, 191.
2 A. Michel-Lévy, Compt. rend. acad. scienc. Paris 94. 1882, 1196; 109. 1889. 975. Voir aussi H. Traube, N. Jahrb. f. Min. 1. 1890, 186—188. Cohen, id. 1. 1888, 166.
•^ Haidingbr, Pogg. Ann. 65. 1845, 1.
Lonpe tlichroBcopiqae 421
Celle-ci se compose d'un tube métallique contenant un spath; l'une de ses extrémités est occupée par un diaphragme, l'autre par une loupe. En regardant au travers de l'appareil, on voit, par suite de la double réfraction du spath, deux images contigues de l'ouverture du diaphragme;
les vibrations qui leur ''i i'"/-{^r.
correspondent sont polarisées à angle droit, parallèlement et per- i pendiculairement à l section principale du spath. Si la lame est pj^ ^^ Loope dichroscopique d'HAioiNCBR. Modèle placée contre l'ouver- de la maison Fuess à Berlin,
ture de façon à ce
que le plan de polarisation des rayons que transmet le spath contiennent ses directions d'extinction, les deux images juxtaposées sont dilTéremment colorées, car elles sont formées par des rayons dont les vibrations sont parallèles à l'une ou l'autre de ces directions. La juxtaposition des images permet d'observer de très petites différences dans les nuances.
Si l'on tourne la lame dans son propre plan, les deux images changent de teinte; à 45° elles sont de même coloration.
On peut aussi, pour déterminer les couleurs d'absorption, faire usage du microscope polarisant; c'est le procédé usuel en pétrographie. Pour cela, on place la lame sur la platine, puis on dispose l'un de ses axes «,' ou np parallèlement à la section principale du polariseur dont l'orientation doit être connue. On enlève l'analyseur, et on examine la couleur transmise par transparence; on tourne ensuite la lame de 90° pour pouvoir observer la coloration suivant la direction perpendiculaire. Il est évident que pour obtenir les couleurs d'absorption parallèlement aux axes n^, n„, ou »„, il faut opérer avec des plaques orientées, sur lesquelles on détermine préalablement par le procédé connu [a. 180, p. 196), la direction des indices principaux. Pour les cristaux uniaxes une seule plaque suffit, c'est celle parallèle à l'axe optique puisqu'elle contient les deux indices principaux n,i et n„. Pour les cristaux biaxes, deux plaques parallèles à deux des plans principaux ng «, «„, «g, ti^ n„ seront nécessaires pour obtenir les trois teintes d'absorption parallèlement à ng, ?»„, et Wp,
On peut également combiner, comme l'a proposé M. Rosenbusch \ la loupe dichroscopique avec le microscope polarisant; pour ceci on
> H. RosBNBUBCH, Mikroskopiscbe Phyaiographie. 1« édit. 1873, 105.
Absorption et pléochrotsme
introduit dans un oculaire négatif (fig. 462), un prisme de spath taiUé de façon à ce que sa base soit normale à l'axe optique de l'instrument; un diaphragme est placé dans une position convenable au-dessous de ce prisme. Si après avoir écarté le polariseur on examine la lame placée sous l'objectif, son image qui se forme dans le plan dti diaphragme, paraîtra double, et permettra une comparaison immédiate des deux teintes d'absorption parallèlement aux lignes d'extinction de la lame.
341. Analyse de la conleur produite. Si maintenent on veut analyser la lumière transmise, on se servira d'un spectroscope, sur la fente duquel on dirige la lumière polarisée traversant le cristal parallèlement à une direction déterminée. On peut aussi employer l'oculaire spectroscopique d'AsBE [fig, 463 et 464) décrit (a. 173, p. 183) que l'on adapte au microscope polarisant à l'instar d'un oculaire ordinaire. Le corps à étudier est placé sur la platine, et la direction d'extinction suivant laquelle on veut observer l'absorption, est disposée parallèlement à, la section principale du polariseur. Il est aisé d'observer alors les radiations qui sont absorbées, et d'en re-
Fig. 462. Oculaire dichroscopiqoe d'après
• H.HOSBHBDECH,
' Modèle de la
maison B. Fdess
à Berlin.
Fig 463
Oculaire spectroscopique d |C. Zbis3 ti Jena].
pérer la longueur d'onde au moyen de l'échelle d'ANGsxBOM. Avec cet appareil, on peut nettement voir dans la monazite en coupe
Spectrophototnëtre de Glan
mince, les bandes d'absorption caractéristiques du néodyme et du praséodyme; on peut aussi observer les bandes de l'erbium dans le xénotime.i Enfin lorsqu'on se propose de mesurer quantitativement les intensités lumineuses des radiations transmises dans les différentes régions du spectre, on se sert alors des spectrophotomètres. Il en existe différentes espèces, l'un des mieux appropriés à ce genre de travaux est le spectrophotomètre de Gian.
342. Spectropbotomètre de 61an> (fig. 465). Cet appareil peut être monté sur un spectromètre quelconque. Pour cela on adapte sur
goDioiDëtre de la n
le collimateur et en avant de l'objectif, un prisme de Rochon ou de WoLLASTON Jï, [fig. 466) suivi immédiatement d'un nicol JV monté sur un cercle gradué G. La fente f du collimateur est partagée en deux
1 Allkn Dicr and 0. Derbï, Proceed. Rochester Acad. 1. 1891, 30i. H. RbssLSR, . Jahrb. f. Kin. Beil.-Bd. 15. 1902, 269.
2 P. Glan, Ann.d.Phya. N.F. 1. 1877,361. Th.Liebisch, Phya.Krystallogr. 1891, 680.
SpectrophotomËtre de Glan
mince, les bandes d'absorption caractéristiques du nêoày:::^ -:■: séodyme; on peut aussi observer les bandes de lerbiuz: iii; notime.' Enfin lorsqu'on se propose de mesurer qna2::ii-"T-i intensités lumineuses des radiations transmises dan? I^ -.'■ régions du spectre, on se sert alors des spectrcpb:::;.rr^r existe différentes espèces, l'un des mieux approprie? î .t -■travaux est le spectropbotomètre de Glax,
342. Spectrophotomètre de Glan > (fig. 465;. Ce: i^ç^-^- monté sur un spectromêtre quelconque. Ponr :-~'ii. ■: -'^^î'
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