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I- pour l:i placer

Absorption et pléochroîsme

parties par une bande de métal d'une certaine largeur. Les rayons lumineux émanant de chaque partie de la fente se dédoublent, en traversant le rochon, en deux faisceaux polarisés perpendiculairement; l'on voit ainsi deux images de chaque partie de la fente; soit Es

Es

Os

Fig. 466.

Fig. 467.

et 05, Ei et Oi (fig. 467) celles qui correspondent respectivement à chaque moitié, supérieure i et inférieure s. La largeur de la bande de métal a de plus été choisie de façon à ce que les deux images Os et Ei se trouvent immédiatement en contact. Si l'on examine ces images avec la lunette du spectroscope, après que les rayons qui leur correspondent ont traversé le prisme, on voit quatre spectres lumineux juxtaposés, dont on élimine les deux extrêmes par un diaphragme placé dans l'oculaire de la lunette. Pour faciliter les mesures, il est avantageux de munir celle-ci d'une fente de Vierordt V (fig. 465), qui sert à limiter l'étendue du spectre aux parties que l'on veut examiner. C'est une fente de largeur réglable, qui se place dans le plan focal de l'objectif. On détermine préalablement la position que doit occuper le nicol pour que Tun des spectres dont les vibrations sont polarisées parallèlement à la fente soit complètement éteint, Os par exemple, ce qui détermine le zéro de l'appareil. Puis on tourne ce nicol d'un angle variable a, qui est voisin de 45^, de façon à trouver une position pour laquelle l'intensité lumineuse des deux spectres est la même; les deux moitiés de la fente sont alors également éclairées. En désignant par Ug et a,- les coefficients d'affaiblissement des images qui ne sont pas nécessairement les mêmes, nous aurons:

(1) ttg sin*a = a, cos-a.

Pour établir maintenant l'absorption à travers une lame quelconque monoréfringente, on la place de façon à ce quelle recouvre une des moitiés de la fente, celle inférieure par exemple, et on éclaire les deux demi-fentes par une même lumière. Pour ramener l'égale

Microphotomètre de M. Kônigsberger 426

intensité lumineuse pour la partie correspondante des deux spectres juxtaposés, il faudra tourner le nicol d'un angle fi à partir de sa position zéro. Si Ton désigne par I^ et J, les intensités lumineuses des rayons traversant Tappareil, nous aurons dans les mêmes portions des spectres Ei et Os l'égalité:

d'où

i\xx\ donne enfin, si Ton tient compte de (1): (2) y- = tang* o cotg* fi .

Pour l'exactitude des mesures, il est nécessaire que les spectres à comparer soient immédiatement en contact; il faut de plus limiter l'étendue des spectres à la portion que l'on veut examiner, ce qu'on réalise à l'aide de la fente de Vierordt logée dans l'oculaire de la lunette.

Pour éliminer Terreur qui pourrait résulter du fait que le faisceau émergent ne coïncide pas avec l'axe de rotation du nicol, on fait deux observations pour deux positions de celui-ci à 180" l'une de l'autre, et on prend la moyenne.

S'il s'agit de déterminer l'absorption d'un corps biréfringent, on procède de même, mais en plaçant la lame devant l'une des demifentes de façon à ce que chacune de ses lignes d'extinction lui soit successivement parallèle. Il faut avoir des plaques d'orientation connue, sur lesquelles les positions des lignes w^, n,,^ et n^ ont été repérées préalablement.

343, Microphotomètre de M. Kônigsberger,* L'auteur s'est proposé en construisant cet appareil, d'atteindre une grande précision dans les mesures, et de pouvoir évaluer Tahi^orption sur de très petites surfaces (4^ à 1 m.m.*) tout en utilisant une source lumineuse quelconque. Un diaphragme muni de deux ouvertures rectangulaires, est placé derrière un prisme de calcite qui en donne quatre images, disposées de telle façon que Textraordinaire de l'une est en partie superposée à l'ordinaire de l'autre. Une lunette d'observation vise l'orifice, elle est munie d'un diaphragme de façon à écarter les images extrêmes et à ne laisser visibles que celles superposées. Cette lunette est formée d'un objectif de 9 centimètres de foyer, d'un oculaire F^ et d'un analyseur N immobile (fig. 468); elle est montée sur un support qui permet de la mouvoir pour la placer

1 Kônigsberger, Zeitsch. f. Instrum. 21. 1901, 129.

426 Absorption et pléochrolame

normalement sur ta face terminale du prisme de calcite. En avant ou en arrière de l'objectif se trouve une double lame de Sa.tabt, qai donne, en lumière polarisée faiblement convergente, des fi^nges d'interférence parallèles; celles-ci disparaissent lorsque les intensités lumineuses des rayons extraordinaire et ordinaire de l'image de recouvrement sont les mêmes. Si donc les deux orifices du diaphragme reçoivent la même quantité de lumière, les franges de Savart sont invisibles; elles apparaissent au contraire immédiatement si l'on recouvre l'un des orifices avec le corps à examiner. On évaluera l'absorption par l'atténuation qu'il faut apporter à la lumière transmise

Fig. 468.

par l'autre orifice pour amener la disparition des franges, et on se servira pour cela d'un coin de verre enfumé qu'on introduit en E, après l'avoir préalablement taré. On pourrait également dans le même but, se servir d'un polariseur mobile monté sur un cercle gradué, en opérant alors suivant le procédé indiqué à propos de l'appareil de Glan. Les coins de verre enfumé sont recouverts par des coins semblables de verre incolore et de même indice, de façon à former une lame à faces parallèles, ce qui supprime la différence de réfraction produite sur le trajet des rayons lumineux par l'introduction de biseaux dont l'épaisseur varie à cbaque instant. Ils portent sur leur monture métallique une graduation en millimètres. Pour tarer ces

Polarisation rotatoire 427

coins, on procède comme suit: On fixe d'abord dans les quatre quadrants la position du polariseur qui amène la disparition des franges de Savart dans l'appareil, on obtient quatre valeurs que nous appellerons I, II, III, rV, on prend la moyenne entre les observations I et III, puis entre II et IV soit a et 6 les valeurs obtenues on divise par 2 la différence 6 — a; on obtient ainsi un angle a peu différent de 45°. On introduit ensuite le coin à tarer jusqu'à un certain point de sa graduation de façon à faire apparaître les franges de Savart, puis on les fait disparaître par une rotation (p du polariseur, mesurée comme précédemment dans les quatre quadrants. Le rapport d des intensités lumineuses entre la lumière transmise et celle incidente sera:

^^ tang'y tang*a

On répète l'opération pour un certain nombre de points de la graduation, et on construit une courbe qui doit être faite pour chaque radiation particulière.

La détermination de l'absorption se fera exactement de la même façon ; la valeur de celle-ci se déduira immédiatement de la graduation que l'on relèvera sur le coin taré. Pour les corps biréfringents, il faudra, comme précédemment, opérer sur des plaques orientées, et placer successivement les lignes d'extinction parallèlement aux côtés de l'une des ouvertures rectangulaires.

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