‹ Traité de thérapeutique appliquée (volume 2)Chapitre 27 sur 66 · ASEPSIE DES INSTRUMENTS. — ÉCLAIRAGE · texte numérisé non relu

ASEPSIE DES INSTRUMENTS. — ÉCLAIRAGE

Une table, sur laquelle est posée une forte lampe allumée, sans globe ni abat-jour, est placée dans un endroit obscur de la pièce. La lampe électrique d’un appareil portatif est des plus utile et très pratique. Le patient est assis devant la table, et lui tourne le dos, ainsi qu'à la lumière. Aïnsi il ne peut voir étalés les instruments, la lampe à alcool brûlant, l’eau oxygénée, la liqueur de van Swieten, une soucoupe vide pour recevoir les ouates salies, le flacon de cocaïne au 5°; un autre au 20°, l’ouate hydrophile, la solution de phéno-salyl pour le pansement ; tout cela, à portée de la main de l'opérateur.

La tête du patient est inclinée sur le côté sain, et s'appuie sur l’aide qui, des deux mains posées sur le front et à l’occiput, la maintient immobile.

Si c’est un enfant, l’aide le prend sur ses genoux, enserre

ses jambes entre les siennes; saisit ses mains solidement de la main gauche, tandis qu'avec la droite il tient la tête de l’opéré collée sur sa poitrine, et fixe.

En l'absence d'aide, je fais emmailloter l'enfant dans un drap de lit, les bras emprisonnés le long de son corps, les jambes entortillées dans les plis; le médecin de la famille. une personne quelconque peuvent tenir l’enfant immobile ainsi ; l'opération est au reste des plus rapides; les préparatifs, plus longs de beaucoup que l’action manu armata; sous prétexte d’un examen, on obtient la docilité du patient.

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