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POMMADE DE BOURGUIGNON

2% Glycérime, ECS à 27e MADDIETAMMES Fleur de SOUITERS 70n- CREMNTOU — Carbonate de potasse . . . . . . . . 35 — Gomme adragante. ù -- Huile de lavande,

Mae menthe.s 0 US ESA ; ALU 17,50 — de caryophyllée . , À

— de cinnamome.

Cette préparation a l'inconvénient de coûter fort cher. Besnier l’atténue en substituant le menthol aux huiles essentielles.

Pour les cas où les frictions sont impraticables, on peut simplement recouvrir la surface du corps de vaseline, que l’on saupoudre avec le soufre; ce moyen a réussi plusieurs fois, mais il ne saurait être adopté pour la généralité des faits : car l’action du médicament ainsi administré sur les acares et leurs œufs contenus dans les sillons est bien incertaine.

En Belgique, à l'hôpital Saint-Pierre de Bruxelles, on remplace la pommade par la solution suivante, formulée par Vleminckz.

Chaux vive te A MRC EEE MOD Ier amis SOUPCOSUDIIN ER EN DO EAU LÉ D RARE EC EEE 1 litre.

Elle est appliquée avec une brosse de crin assez souple: pendant cette opération, le malade est exposé à l'action d'un feu assez vif pour que la dessiccation du liquide se fasse rapidement et laisse le sulfure incrusté dans les sillons. (De Smet.)

Tout récemment, Jullien a préconisé, après Peters, Burekardt, Nothnagel et Rossbach et Tanturri, comme aussi efficace que le soufre, le baume du Pérou; il Fapplique pur avec un pinceau sur toute la surface du corps et frotte sans violence ; très volatil, ce baume pénètre dansles sillons sans qu'il soit nécessaire de les déchirer; un bain de propreté est donné le lendemain: plus de 300 malades ainsi traités ont guéri

radicalement. Le même médicament a été employé par Kaposi et Feulard sous forme de pommade; la formule suivante à été particulièrement recommandée :

% Résorbine. . . . . . . . . . . . . . 100 grammes. AICOONPAC ENCRES PAR ES Ce 4 — Baume du Pérou . . . . . . . . . . 15 - Acide benzoïque . . . . . . . . . . 0,75 cent. Huile de girofle. . . . . . . . . . . II gouttes.

L'action irritante du baume du Pérou est nulle; mis en rapport direct avec les acares, il les tue au bout de 10 à 30 minutes. Mais il faut savoir qu'un cas de mort par l'usage externe de ce médicament à été publié (Bernouilli) et que, d'autre part, on l’a vu, quand il est impur, provoquer de la cystite avec coloration noire de l'urine. Il ne doit done être employé qu'avec une grande circonspection.

Les diverses préparations soufrées que nous avons énumérées ne peuvent être, non plus que les frictions avec le savon de potasse, pratiquées dans les cas où la gale se complique, soit par le fait d’un traitement trop tardif où mal approprié, soit en raison d’une diathèse ou d’une idiosyncrasie, d’une dermite eczémaleuse ou de suppurations étendues ; il faut alors renoncer au traitement rapide et recourir à des parasiticides moins actifs, moins irritants; il en est de même chez les jeunes enfants.

Kaposi emploie avec succès la préparation suivante :

% Axonge. . . . . . . . . . . . . . . 4100 grammes. Savon vert... . . . . . , . .... 0 — NODRtOlEEE 15 — Craie blanche pulvérisée. . . . . . . 10 —

La présence du savon vert rend encore cette pommade irritante; Besnier l’a modifiée ainsi qu'il suit :

% Naphtol . . . . . . . . . . . . . . 5 à 15 grammes. ÊÉther sulfurique. . . . . . . . . . Q.s. pour dissoudre. MENMO 0 0 2 0625 à J'sramme.

NOPCRTO ER et. + 0100 grammes.

On peut, dans les mêmes conditions, se servir avec avanlage d'Auile d'amandes douces associée à une préparation de slyrax qui peut varier du tiers au vingtième, ou d'huile mentholée.

Weinberg associe le styrax au soufre dans la formule suivante :

% Styrax. LIT ; laà 20 grammes.

Fleur de soufre. . . ..

CTAENTÉPARÉ EE 20 — Axonge. , NE : àà 40 — S'AXON TOITS ARE NA AE) M. s. a.

On a préconisé les frictions avec le pétrole, et Constantin Paul a formulé un savon ayant pour principe actif ce même produit; ces préparations ont l'inconvénient d'être irritantes pour certains sujets.

Nous n'avons pas généralement d'effet fâcheux en associant au pétrole deux parties d'huile d’amandes douces, et l'on éloigne ainsi les dangers de combustion.

Lorsque l'irritation est excessive et contre-indique l'usage des agents que nous venons de passer en revue, on peut commencer le traitement par l'enveloppement avec des compresses imprégnées d'une décoction de semences de staphysaigre. d'ellébore, ou de baies de laurier.

On a recommandé encore l’hyposulfite de soude, la térebenthine, V'acide benzoïque, le goudron, V'acide phénique, Va créoline, Viodoforme, V'iodure de soufre, la poudre de staphysaigre, les huiles de caryophyllée, de girofle, de romarin, de menthe, de lavande.

L'ongquent citrin est efficace, mais dangereux en raison de son action irritante et des accidentspossibles de mereurialisme.

Ces divers agents ont pour effet de détruire, sinon la totalité, du moins la plus grande partie des acares : dès lors, les lésions d'irritation secondaire rétrocèdent et l'on pourrait arriver à la guérison complète en continuant les mèmes moyens; mais il est, à tous égards, préférable d'en venir, dès

que l’état du tégument s'est suffisamment amélioré, aux agents plus actifs, c’est-à-dire au soufre ou au naphtol; nous avons même l'habitude d'y avoir recours dès le début dans les cas compliqués, en n’épargnant que les parties irritées.

Les faits de Jullien conduiraient à modifier de fond en comble ces pratiques et à employer constamment, dans ces cas compliqués, comme dans les autres, le traitement par le baume du Pérou s’il ne pouvait être dangereux.

Une frotte suffit le plus souvent pour détruire les acares; le traitement doit être renouvelé si de nouveaux sillons apparaissent. Les acares peuvent séjourner dans les vêtements des malades ou les draps dans lesquels ils ont couché; il importe de prescrire la désinfection par l’étuve des vêtements portés depuis le début des accidents, le lessivage des linges et la destruction des gants.

Il est essentiel également de rechercher la maladie chez les sujets qui ontété et restent en rapports intimes avec l'individu contaminé; tous les membres atteints d’une même famille doivent être traités simultanément sous peine de voir de nouvelles contagions amener la persistance des accidents.

Les acares provenant d'animaux domestiques ne creusent pas de sillons; aussi en a-t-on facilement raison le plus ordinairement avec quelques bains sulfureux; il n'en a pas été ainsi cependant dans une variété de gale d’origine équine observée par Besnier en 1892 : ses éruptions, généralisées el d'une intensité exceptionnelle, n’ont cédé qu'à un traitement prolongé.

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