‹ Traité de thérapeutique appliquée (volume 3)Chapitre 14 sur 111 · E. BESNIER · texte numérisé non relu

E. BESNIER

Dans les cas de prurits très rebelles, on pourra essayer l’enveloppement dans les co/les. Nous étudierons ce mode de pansement à propos des prurits localisés auxquels il est plus directement applicable. Disons dès maintenant que cet enveloppement ne présente pas les dangers que pourraient faire craindre à première vue les expériences des physiologistes sur les accidents provoqués par l’enveloppement du corps dans des substances imperméables.

8° Électricité. —L'électrisation a surtout été employée pour les prurits localisés; en cas de prurit généralisé, on pourra cependant essayer les courants continus où mieux encore les effluves d'électricité statique, le traitement par les souffles électriques.

9e Le vétément du malade atteint de prurigo ou de prurit comporte quelques indications.

La peau sera recouverte de linges de toile fine; on évitera avec grand soin le contact des étoffes de laine. Les vêtements seront plutôt légers.

410°Si un prurit simple, un prurigo de Willan viennent, à un moment donné, à se compliquer de /ésions eczématiformes où lichénoïdes, ils deviennent justiciables du traitement ordinaire des prurits localisés compliqués ou des prurigos diathésiques, suivant l'étendue, l'importance que présentent les lésions surajoutées. (Voir plus loin.)

11° Le prurit d'hiver (prurigo de Dühring) demande quelques précautions spéciales en dehors des conditions de traitement du pruriten général. Le malade sera couvert chaudement ; les vêtements en contact avec le corps seront en toile mince et non en laine ; le malade portera des gants de peau et non de laine ou de fourrure.

Les draps du lit seront de toile fine; les couvertures légères. La nuit, on pratiquera des enveloppements humides. Dans le jour, le corps sera saupoudré de poudre d'oxyde de zinc ou de bismuth. ;

Contre ce prurit hiemalis, Dühring recommande les onctions avec la vaseline ou la glycérine simple ou additionnée d'acide phénique où de goudron. I ne faut user des corps gras, des pommades, qu'avec grande prudence; si ces applications procurent un soulagement manifeste à quelquesuns, les malades ne sont pas rares chez qui leur emploi est suivi de phénomènes d'irritation plus ou moins accusés, cuissons, érythèmes. Il faudra done surveiller avec grand soin les premières applications de corps gras, dans les cas surtout où on aura jugé bon de les additionner de quelque substance active.

Les bains, que Dühring recommande de prendre modérément chauds, constituent aussi un traitement à résultat inconstant, et quelque fois plus nuisible qu'utile. Les bains de va-

peur à basse température sont de beaucoup préférables aux bains ordinaires.

Quand le prurit sera localisé, il sera traité de préférence par les topiques non excitants. (Voir plus loin.)

12° Chez les vieillards, les enveloppements humides, les lotions devront être pratiqués avec une extrème prudence, afin d'éviter les refroidissements dangereux à cette période dela vie.

Ellice M. Alger, de New-York, recommande la mixture suivante, qui agirait à la fois comme calmant, comme diurétique et comme stimulant de la fonction sudorale; en outre elle abaïisserait la tension artérielle généralement exagérée par suite d’artério-sclérose.

2% Bromure de sodium. . 8 grammes.

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FE. s. a. mixture.

Une cuillerée à café de cette solution dans de l’eau une heure après chaque repas.

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