ET LES LÉSIONS
4° Acnés vulgaires.
Ces indications diffèrent suivant les formes de ces acnés.
Dans l'acné punctata, il faut avant tout débarrasser les orifices glandulaires des concrétions qui les obstruent : on y parvient mécaniquement en comprimant leur pourtour, soit avec linstrument dit Komedonquestcher (extracteur de comédons), soit simplement avec l'extrémité d’une clef de montre : le comédon sort sous la forme d'un filament, noir à son extrémité, blanc jaunâtre dans sa partie terminale. Cette ablation à une importance capitale; car, ainsi que nous l'avons dit déjà, l’irritation provoquée par la présence de ces concrétions est la cause déterminante des altérations qui se produisent ultérieurement dans les appareils pilo-sébacés et à leur périphérie et donnent lieu ainsi à la production des diverses formes d’acné fiqurata. C’est dans le même but que Pospelow a préconisé récemment le »#assage des parties atteintes. Il le pratique matin el soir avec les doigts imprégnés d’un topique gras; il a soin de diriger les frictions dans le sens des conduits excréteurs des glandes sébacées, c’est-à-dire du milieu vers les côtés du front, des oreilles obliquement en bas vers les joues et le menton, des angles internes des yeux et des ailes du nez obliquement vers les joues, de la fossette sus-
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labiale transversalement en dehors, enfin circulairement de haut en bas autour de la houppe du menton.
Dans le même ordre d'idées, pour faciliter l'expulsion des comédons, et aussi pour empêcher de nouvelles concrétions de se produire, l'application d’eau aussi chaude que les malades peuvent la supporter est éminemment utile; on à conseillé récemment de faire cette application à l’aide d’un tube dans l'extrémité duquel on introduit de l’ouate que l’on imprègne du liquide : on peut ainsi agir directement sur chaque bouton d'acné. On ajoutera avantageusement à cette eau chaude, soit du borax, soit du carbonate de soude ou de potasse à la dose de ! à 10 grammes p. 1 000, soit du savon mou de potasse, soit du savon au soufre, à l'ichthyol ou au salol. Si les comédons sont trop nombreux pour être enlevés, on peut atténuer la difformité qu'ils constituent en les décolorant par l'application de lanoline associée àde l'eauorygénéeouvinaigrée.
Divers topiques rendent des services dans le traitement local des différentes formes d'acné séborrhéique : ils sont pour la plupart à base de soufre; l'ichthyol, le naphtol, le thiol, les acide phénique et salicylique, a résorcine, les mercuriaux et le chlorhydrate d’'ammoniaque peuvent ainsi exeréer une action médicatrice. Il est à remarquer que tous ces agents sont des parasiticides, ce qui donne à penser que les invasions microbiennes, trouvant dans le sebum un milieu favorable, concourent au développement de ces acnés inflammatoires.
Les préparations actives peuvent être employées sous forme de pommades, de pâtes, d'emplâtres, de vernis ou de liquides.
Pour les pommades, on peut choisir comme excipients la vaseline, la lanoline associée au produit précédent, la résorbine, l'axonge fraiche où l'huile de dauphin à laquelle Boeck attache une grande puissance de pénétration ;
Nous citerons les formules suivantes :
% Axonge fraîche benzoïnée, .. . . . . . 30 grammes. Soufre précipité et lavé. . 4 , A Pr Savon mou de potasse . . . {te ÿ grammes.
F. s. à. pommade.
22e SOULE SE RERERAEE 2 à à grammes.
Carbonate de potasse. . 0 gr. 20 à 1 gr.
Faites dissoudre, puis ajoutez :
Vase line RE 2 0Ecrammes:
F. s. a. pommade.
Dans d'autres préparations, le soufre est associé au
naphtol :
JANSON ie CIC MOIS T AIME AXONSCMDENZOINÉC M RAD 0 — Mate SOIT CCR :
Naphtol. AA 3 —
F. s. a. pommade.
LS AVON ERNEST SCT CE D) asalone äà 10 grammes.
NaDh LOL En ES OERSA ERARE SH — Soufre précipité et lavé. . . . . . . . 3 —
F, s. a. pommade.
Lassar conseille une péte résorcinée à 20 p. 100. Unna formule ainsi une préparation analogue :
%Z Pommade à l'acide benzoïque . . . . 80 grammes. Résorcine. lee 10 See { dd : — Kaolin JE
F.s. à. pommade.
Schütz conseille l'usage de pâtes renfermant, pour les cas légers, du soufre et de l'acide salicylique à la dose de 2 à 10 p. 100; pour les formes moyennes, de la résorcine à la dose de 5 à 50 p.100; pour les faits graves, de 10 à 20 p. 100 de naphtol &.
Les médicaments peuvent encore être incorporés dans du collodion, dans de la #raumaticine ou dans l'excipient à la caséine formulé par Unna.
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C'est ainsi que Petrini ajoute l’ichthyol à la résorcine dans la formule suivante :
%Z Collodion élastique. . . . . . . . . . 30 grammes. JCHEAVOIENC RE 2 — RÉSOICME EN 1 —
On peut reprocher aux pommades d'augmenter la proportion déjà excessive de graisse sur la surface cutanée ou, s’il s’agit de préparations à la vaseline, de mettre obstacle, en leur qualité d’enduits difficilement perméables, à l’excrétion des graisses ; on emploie donc le plus souvent de préférence les préparations liquides; les suivantes doivent être particulièrement signalées :
%Z Carbonate de potasse . . . . . . . . » grammes. Glycérine. 7 7 . AICOOPRER Se E . ei
Dissolvez.
% Eau de fleurs d'oranger... . . . . . . . 20 grammes. AICOOVSR ER en ne 2 100 — RESORCMOR ES A A 2 gr. 25 GIYCÉTINE Ra | gramme.
Dissolvez.
Schwimner a obtenu de bons effets de la solution de thiol à25 p. 100. Suivant Philippson, l'acide acétique, à la dose de 6p.1000 dans l’alcool, restreint l'accroissement et la multiplication des boutons et affaisse ceux qui sont en voie de
développement.
Voici encore quelques formules fréquemment employées : JA POWER... ..... . . 200 grammes.
Alcool camphré . . . . . . . . . . . 25 — Soufre précipité et lavé. . . . . . . 15 — M. 5. a.
PNSANOD A DONOTATINES.
AICODIER NN 100 —
Filtrez et ajoutez :
Pat de SQUIT 5 grammes.
Le sublimé est usité en solution relativement forte dans l'alcool; on peut le prescrire, chezles sujets dont la peau est tolérante, à 1/500 et même à 1/200 ; la pommade contenant 1/20, 1/30 ou 1/40 de calomel peut également rendre des services ; les lotions avec la solution decklorhydrate d'ammontaque, ou même les applications de compresses de tarlatane imprégnées de ce liquide, sont d’un usage fréquent; le titre de la solution varie de 1/1000 à 1/50 suivant le degré de tolérance.
L'acide phénique, en solution à 1/50 dans la glycérine, peut donner de bons résultats; il en est de même de l'acide salicylique à 2, 3 ou # p. 100 dans de la vaseline ou de l'alcool.
Les proportions de principes actifs contenus dans ces diverses formules doivent être réglées suivant le mode de réaction des sujets : inoffensives ou ne déterminant qu'une légère irritation chez la plupart des malades, elles donnent lieu, chez d’autres, à des inflammations vives du tégument : on doit alors en cesser momentanément l'usage, appliquer, pendant quelques jours, soit des topiques émollients, soit une pommade à l’oxyde de zinc, pour revenir ensuite aux préparations actives en diminuant la dose du médicament qui en fait la base. Ces poussées phlegmasiques peuvent être utiles et suivies d’une amélioration manifeste et durable.
Il est un mode d'emploi du soufre qui nous à paru souvent rendre de réels services : ce sont des pulvérisations pratiquées avec un appareil automatique à vapeur; on peut employer, soit une eau des Pyrénées, soit l’eau d'Uriage, ou d'Air en Savoie; une cure sur place peut être alors conseillée : nous avons vu ce traitement amener en quelques semaines la disparition presque complète d’une acné avec couperose des plus intenses, alors que cette affection avait résisté pendant des années à des traitements successifs par des scarifications etdifférentes cures hydro-minérales.Ilsemble que le médicament ainsi projeté pénètre plus intimement dans le tégument et agisse ainsi plus énergiquement sur les
éléments nocifs qu'il contient.
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Les scarifications constituent cependant un de nos meilleurs moyens d'action sur toutes les formes d’acnés qui s'accompagnent de dilatation vasculaire et, par conséquent, au premier chef, sur la couperose : elles doivent de préférence être pratiquées avec l'instrument de Vidal modifié très avantageusement par H. Fournier : on peut leur reprocher d’entrainer parfois, chez des sujets prédisposés, la production de petites cicatrices qui, bien que très peu apparentes, modifient sensiblement, en raison de leur multiplicité, l’aspect du tégument.
Il faut rapprocher de cette médication les cautérisations ponctuées pratiquées, soit avec le galvano-cautère, soit avec le thermo-cautère.
2° Acnés hypertrophiques.
L'intervention chirurgicale y est indiquée; la décortication du nez, qui en est le siège le plus habituel, peut modifier de la manière la plus satisfaisante l’état des sujets atteints de cette affection : le musée de Saint-Louis en renferme de remarquables spécimens.
3° Acnés nécrotiques.
L'indication causale se confond ici avec l'indication fournie par la lésion, car il s’agit, suivant toute vraisemblance, d'une maladie parasitaire; ce fait, conformément à la remarque de Besnier et Doyon, ressort en toute évidence de l’action rapidement curative qu'exercent sur cette affection les parasiticides : si, après avoir fait tomber les eroûtes avec des cataplasmes d’amidon arrosés d'huile phéniquée, on applique, soit des compresses imprégnées d’une solution de sublimé au 5/1000, soit des rondelles d'emplätre rouge au minium et au cinabre, on en à bientôt raison; il est bien rare que l'on soit obligé d'en venir à la cautérisation ignée.
4° Acnés chéloïdiennes.
Les indications ressortent ici exclusivement de la lésion, car la nature de la prédisposition qui donne lieu à ces hyperplasies cutanées est inconnue. On peut, en combattant l'acné qui la provoque par les applications de topiques mentionnés précédemment dans le traitement de l’acné séborrhéique, en enrayer les progrès; pour la réduire, il faut le plus souvent en arriver au traitement chirurgical, soit par les scarifications linéaires profondes et longtemps répétées, soit par des cautérisations ignées, soit surtout par le procédé de Besnier et Doyon qui consiste en une ruginalion en masse après congélation avec le chlorure de méthyle ou d'éthyle ; la récidive
est toujours à craindre.
5° Acné pilaire cicatricielle dépilante.
Cette maladie, décrite par Besnier et Doyon, résiste, d’après ces auteurs, à tous les moyens thérapeutiques; ils conseillent cependant les antiphlogistiques locaux, les pulvérisations sulfureuses où hydrargyriques, les emplätres salicylés, résorcinés, hydrargyriques, saturnins et l'épilation
réilérée.
6° Acnés cornées.
Le traitement de ces formes doit être purement local; les considérations qui portent à régler dans les acnés vulgaires l’évolution des matières grasses dans l'organisme ne leur sont nullement applicables; il est indiqué de ramollir d’abord les concrétions cornées par les applications de savon noir et d'alcool; il y a lieu de recourir ensuite aux applications de pommade salicylée à 3 ou 4 p. 100; on sait que l'acide salicylique dissocie les concrétions cornées. Dans la forme en aires, on prescrira simultanément les parasiticides tels que le soufre
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(à 8 ou 10 p. 100), le naphtol, l’'ichthyol (à 30 p. 100), la résorcine (de 2 à 10 p. 100) ou le sublimé en solution au cinq-millième ; les préparations précédentes peuvent être employées sous forme de pansements ou d’emplâtres. Hardy prescrivait avec avantage une pommade renfermant 1/120 de bzodure de mercure.
7° Acnés toxiques ptomaïniques et des cachectiques. Leur traitement local consiste surtout dans l'emploi des
antiseptiques tels que l'huile phéniquée, l'emplätre rouge, les pommades à l’ichthyol, au salol, etc.
8° Dermatite papulo-tuberculeuse agminée de la face.
On la guérit radicalement en quelques semaines par les cautérisalions ignées.