‹ Traité de thérapeutique appliquée (volume 3)Chapitre 32 sur 111 · Glycérine … 10" srammes · texte numérisé non relu

Glycérine … 10" srammes

Perchlorure de fer etes ME) — Essence de bergamote. . . . XX gouttes,

La teinture de belladone peut être associée à l’eau de Cologne : |

% Eau de Cologne. . . . . . . . 125 grammes.

Teinture de belladone. . . . . 15 —

Un certain nombre de pommades ont été prônées comme exerçant une action utile.

Unna recommande la pommade à l’ichthyol :

DAMICOUIYOL NN U/5Sramuines.

Ha 0 7 "0 1) — Lanoline. . . . . . . . . . 25 —

La pommade habituellement usitée dans l’armée prussienne a pour formule :

% Acide salicylique. . . . . . . . 1 gramme.

Graisse de mouton. . . . . . . 50 — M. s. à.

ou % Ichthyol. . . . . . . . . . . . 5 parties.

Térébenthine . . . . . . . . . 5 — Pommade à l’oxyde de zinc. . . 20 — M. s. a.

Wilson emploie la pommade au goudron et soufre :

2% Pommade de goudron végétal.

âà parties égales.

Onguent sulfureux. SEA à

Hebra et Kaposi ont recommandé le traitement suivant comme donnant de très heureux résultats : laver et sécher avec soin les pieds, les envelopper ensuite dans un morceau de toile recouvert d’une couche épaisse de l’onguent dit onquent diachylon d'Hebra :

| 2% Litharge . . . . . . . . . . 100 grammes.

Huile dolves 7" 400 —

Faites chauffer à un feu doux en ajoutant peu à peu de l’eau de fontaine pour faire un onguent de consistance assez ferme; puis ajoutez : Huile de lavande. , 10 grammes.;

Des plumasseaux de charpie ou de coton hydrophile enduits du même onguent sont placés entre les orteils et dans les plis sous-digitaux.

Le malade peut, dans la journée, continuer à vaquer à ses occupations à la condition de porter des bas et des souliers neufs; mais il est préférable, s’il le peut, qu'il reste couché pendant la durée du traitement.

Le pansement est renouvelé toutes les vingt-quatre heures; la couche de pommade appliquée la veille est enlevée, avant un nouveau pansement, par une friction faite à sec et non par un lavage.

Le traitement dure de dix à quinze jours. Alors on se contente de poudrer les pieds avec une poudre astringente et antiseptique, tout en continuant à éviter les lotions. Après quelques jours, l’épiderme se détache sous forme de lambeaux épais, jaunâtres, à aspect de parchemin : la peau apparaît recouverte d'un épiderme mince et blanchâtre; alors seulement on doit recommencer à laver les pieds. Si la guérison ou une amélioration suffisante n’ont pas été obtenues, il est bon de recommencer immédiatementletraitement dans sonentier.

Unna attache une grande importance à l’état de la circulation périphérique : aux sujets quiont les mains et les pieds habituellement froids, il ordonne des pédiluves chauds additionnés de substances excitantes, esprit de camphre, moutarde, vinaigre.

Le matin, les pieds sont frictionnés avec de l’eau glacée et les bas sont saupoudrés avec un mélange de poudre d'amidon et de poudre de moutarde.

Le professeur de Hambourg recommande encore, comme très actifs et amenant le resserrement des pores de la peau, les préparations d’ichthyol, solutions alcooliques, pommades, savons, les frictions avec la pommade suivante :

% Ichthyol.

Térébenthine. LUE Pommade à l’oxyde dezine . . . . . 20 —

de äà 5 parties.

Aux malades chez qui la circulation périphérique est active, dont les pieds et les mains sont chauds, Unna ordonne chaque soir des bains tièdes simples, puis il fait des onctions

avec % Ichthyol. . . DR Re EUR ; DR NO Ur Ce i0ETammes.

Éanolines à Le Lu nn 20 —

Le matin, on lave les pieds à l’eau tiède et au savon très gras à l’ichthyol; on sèche en laissant un peu de mousse. Les bains alcalins auraient l’inconvénient de trop ramollir l’épiderme. Unna repousse l'emploi du tannin.

Stewart lave les parties malades à l’eau chaude, les fait tremper pendant quelques minutes dans une solution de permanganate de potasse, les sèche avec soin et les enferme dans des bandelettes d'emplätre de céruse exactement appliquées; le pansement est renouvelé toutes les douze heures pendant une quinzaine de Jours.

On graduera les traitements suivant l'intensité et la résistance des accidents, on commencera par les lotions, les savonnages, les bains astringents et légèrement antiseptiques ; on poudre les parties malades, de préférence avec les poudres minérales ; on poudrera s’il le faut les vêtements; ce n’est que chez les malades dont l’affection résistera à ces traitements plus simples qu’il y aura lieu d'attaquer l’épiderme par les moyens violents,

Sudamina. — Miliaire.

À. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

A la suite de quelques hyperidroses, une plus ou moins grande étendue de la surface du corps se recouvre de vésicules

extrêmement petites, transparentes, remplies d’un liquide clair comme de l’eau de roche; la peau sur laquelle ces vésicules reposent conserve sa couleur normale : ce sont les sudamina. Dans d’autres cas, les petites vésicules reposent sur une base congestionnée, sont entourées d’une auréole rouge, ce sont les éruptions dites muliaires. Ces éruptions occupent de préférence l’abdomen, la poitrine, les parties latérales du tronc, le cou et les bras; en quelques jours, leur réparation est accomplie.

B. — TRAITEMENT

Ce ne sont donc pas affections graves, et les traitements qu’on leur oppose ont surtout pour but de prévenir lesquelques sensations pénibles, cuisson, démangeaisons, qui peuvent accompagner leur apparition, de prévenir l’excoriation et l’inflammation secondaire. Les parties du corps atteintes seront saupoudrées avec des poudres inertes, tale, oxyde de zinc, magnésie, carbonate de bismuth, amidon, poudre de riz, lycopode. Quand la miliaire s’accompagnera d’une congestion vive de la peau, on recourra aux applications émollientes de décoction de racine de quimauve, de camomille, d'eau amidonnée, aux bains émollients qu’on fera suivre de l'emploi d’une des poudres inertes mentionnées ci-dessus.

Dysidrose.

À. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

La dysidrose, généralement considérée comme due à une perturbation du fonctionnement des glandes sudoripares, a pour siège habituel les mains et les pieds; la face et le cou peuvent en être atteints.

Dans le point où l’éruption doit se produire, des déman-

geaisons et des fourmillements très agaçants se font sentir. Bientôt l’éruption fait son apparition; elle consiste en quelques granulations globuleuses profondément enchâssées dans le derme ou en vésicules remplies d'un liquide de transparence parfaite; celles-ci sont isolées ou confluentes et peuvent arriver à former des décollements épidermiques étendus. La terminaison se fait ordinairement par une desquamation formée de squames arrondies correspondant aux vésicules. A la paume des mains et à la plante des pieds, de larges lambeaux épidermiques peuvent être détachés.

Une poussée de dysidrose n’est pas en elle-même une affection grave; c’est un accident aigu destiné à disparaître spontanément en quelques jours. La maladie est surtout pénible par ses répétitions.

Les conditions qui favorisent la production de la dysidrose sont celles qui favorisent la production de la sueur; saisons chaudes, professions entraînant la sudation; les sujets dysidrosiques sont souvent manifestement lymphatiques ou arthritiques.

B. — TRAITEMENT

Il y aura lieu d’atténuer les inconvénients des poussées dysidrosiques par les applications émollientes, compresses de tarlatane imbibées d’eau amidonnée, de décoction de quimauve, de sureau, bains de son où d’amidon, bains alcalins. Après la sédation des accidents aigus, on poudrera les parties malades avec les poudres de talc, d'oxyde de zinc, ete.

Pour prévenir le retour des crises morbides, on attaquera par un traitement général le Iymphatisme, l’arthritisme; on conseillera les médications susceptibles de diminuer les sueurs : atropine, quinine, préparations d’ergot de seigle, ete., hydrothérapie. On a vu le malade retirer avantage des bains astringents locaux ou généraux.

Chromidroses.

À. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Les chromidroses sont caractérisées par l'élimination de sueurs colorées; parmi elles, les sueurs bleues tiennent la première place comme fréquence. Ces sueurs s’observent surtout chez les sujets nerveux, chez les hystériques, et il y a toujours à se méfier d'une simulation plus ou moins ingénieuse : cependant un certain nombre d'observations paraissent ne pas devoir être attribuées à la supercherie et relever d’un trouble réel et naturel de la sécrétion sudorale ; de ce nombre me paraît être celle d’une jeune fille, clouée au lit par des rhumatismes, chez qui je pus observer pendant quelques jours la production d’une sueur bleue au niveau du cou, sans que j'aie jamais pu découvrir aucune cause extérieure à la coloration du liquide. Il n’y à pas à proprement parler de traitement de la chromidrose ; la première chose à faire est de s'assurer qu’on n’est pas en présence d’une supercherie ; quand la chose aura été établie, on pourra recourir au traitement bénin de l'hyperidrose.

Les sueurs rouges, l’érythridrose, occupe une place à part; elle s’observe surtout chez les hyperidrosiques, dans la région axillaire, chez les sujets qui ont les poils rouges ou très blonds ; elle s'accompagne de prurit plus ou moins vif. On trouve appendus aux poils des grains colorés qui leur donnent un aspect moniliforme : le microscope révèle la présence de l’érythro-micrococcus. Avec un peu d'attention, il est facile de distinguer cette érythrodermie primitive des érythrodermies secondaires dues à la coloration accidentelle de la sueur par les teintures des vêtements altérées à son contact.

B. — TRAITEMENT

Le traitement palliatif consistera en bains el lotions alcalines, en applications de poudre de tale ou d'oxyde de zinc; le

traitement curatif consistera en lotions parasiticides avec une solution de sublimé; les poils seront peignés avec grand soin avec un peigne fin après lavage de la région avec une solution alcaline ; le traitement doit être fait avec exactitude et persévérance, l’érythro-micrococcus opposant une grande résistance à nos moyens de destruction, comme l'ont montré Balzer et Barthélémy.

L'hématidrose ou sueur de sang, si bien étudiée par Parrot, appartient à la série des accidents nerveux plutôt qu’elle ne relève du domaine de la dermatologie.

Hydrocystomes.

Sous le nom d’hydrocystomes, Robinson a décrit de petites dilatations kystiques des glandes sudoripares. Celles-ci s'observent à la face, surtout au niveau de la partie antérieure du front, au pourtour des yeux et du nez. Elles se présentent sous forme de petits nodules transparents, à contenu liquide et citrin, inclus dans l'épaisseur du tégument ou faisant à sa surface une légère saillie; leur volume varie de celui d’une tête d’épingle à celui d'un pois; leur nombre est toujours assez considérable. Ces petites tumeurs s’exagèrent pendant l'été, après l'exposition au soleil; elles s’affaissent, disparaissent pendant l'hiver, augmentent à nouveau de volume au printemps.

Cette affection ne réclame aucune intervention énergique; on mettra, autant que possible, les malades à l'abri des causes capables d'exagérer la transpiration de la face. Si les malades réclament une guérison rapide, on pourra ouvrir les petits kystes, en pratiquer la destruction au moyen d’un attouchement avec le crayon de mtrate d'argent où de l'application d’une pointe galvano-caustique.

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