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de les prescrire en applications locales, par exemple faire des frictions quotidiennes avec :

% Extrait fluide de jaborandi . . , . . . . . . 25 grammes. Teinture de cantharides au dixième... . . . . 25 — Liniment savonneux, . . . . . . . . . . . . 100 —

M. 5. a, ou bien

2% Macération de feuilles de jaborandi pulvérisées. 10 grammes. Extrait fluide de quinquina . .

“ : àäà 20 — Extrait d’arnica.

Alopécies consécutives aux grandes pyrexies et aux cachexies.

À. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

A la suite d’un grand nombre de maladies aiguës graves, parmi lesquelles nous citerons surtout la fièvre typhoïde, les formes de grippe auxquelles on a donné le nom d’influenza, les diverses fièvres éruptives, etc., on voit les cheveux tomber avec plus où moins d’abondance et de rapidité. Parfois la chute est tellement intense qu’en l’espace de quelques jours le cuir chevelu se dégarnit complètement. Il est plus fréquent de n’observer qu'une chute de cheveux modérée : presque toujours le processus morbide est disséminé et intéresse d’une manière uniforme la totalité du cuir chevelu. Dans beaucoup de cas, on observe en même temps de la séborrhée.

Ces chutes de cheveux des convalescents ne sont le plus souvent que des accidents passagers. Bientôt, en effet, sous l'influence de simples soins d'hygiène, de quelques frictions excitantes, ou même spontanément, les cheveux repoussent aussi touffus ou presque aussi touffus qu'ils l’étaient auparavant. Il est toutefois assez fréquent de les voir changer de

teinte. Il en est d'ordinaire de même après les accouchements. Dans quelques cas cependant, il persiste de la séborrhée et l’on voit survenir tous les accidents qu'entraine cette dernière affection.

S'il s’agit d’alopécie dépendant d'états généraux graves et prolongés comme la chloro-anémie, les diabètes, l’albuminurie, etc., la chute des cheveux persiste avec des oscillations diverses et résiste d'ordinaire à la médication locale : le pronostic est encore plus sérieux, est-il besoin de le dire, quand il s'agit de tuberculose pulmonaire ou de cancers.

Dans les affections aiguës graves, les poils subissent des altérations profondes analogues à celles que subissent les autres annexes de l’épiderme, les ongles en particulier, et l’économie tout entière : ils ne se forment plus; ils se dessèchent, s'amincissent, s’atrophient, et, lors de la convalescence, ils sont expulsés comme des corps morts. Parfois aussi intervient, pour une certaine part, l'absence de soins d'hygiène pendant tout le cours de l'affection.

B. — TRAITEMENT

La première indication qui se pose est de traiter l’état général et de tonifier le malade avec des médicaments appropriés à l'affection dont il vient d’être atteint et à sa constitution.

Les préparations arsenicales ou phosphatées sont presque toujours indiquées.

Si la chevelure est trop compromise, il ne faut pas hésiter à la raser entièrement : on répète cette opération tous les quatre ou cinq jours pendant deux ou trois semaines. Ce procédé radical, d'ordinaire fort mal accepté des malades, rend les applications des divers topiques beaucoup plus faciles, plus rapides et plus efficaces.

Si les cheveux ne tombent que d’une manière relativement modérée, on doit essayer de les conserver, surtout lorsqu'il s’agit de femmes ou de jeunes filles. Il faut, dans ce cas, les

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démêler et les peigner avec toute sorte de précautions pour ne pas les casser. Par contre, on ne doit pas craindre d’enlever tous ceux qui ne sont plus bien adhérents, car ils constituent autant de corps étrangers dont il faut débarrasser le cuir chevelu.

Si l’état du malade le permet, on fait un léger savonnage pour enlever tous les détritus qui encrassent la tête’ on sèche soigneusement le cuir chevelu; puis on fait une friction excitante que l’on répète tous les jours. Voici quelques formules dues à divers auteurs et que nous recommandons :

2% Alcoolé de citron. . . . . . . . . . . . 150 grammes. Acide chlorhydrique. . . . . . . . . . 4 — M°"59

(Faire une friction légère du cuir chevelu matin et soir.)

2% Alcool à 80°... . . . . . . . . . . . . 80 grammes.

Alcool camphré Rhum. aà 3 nr Teinture de bandes Glycérine.. DS CR Essence de santal, de Wintergreen. . âà V gouttes. Chlorhydrate de pilocarpine.. . . . . . O6r,50

(Faire une friction légère sur le cuir chevelu une fois par jour.)

2% Teinture de jaborandi.. . . . . . . . . 25 grammes. Teinture de cantharides au dde rs 25 — Liniment savonneux.. . . . . . . . . . 100 —

M. 5. a. et agiter avant de s’en servir.

(Faire une friction une fois par jour.)

Il est d’ailleurs parfaitement inutile de se servir de ces formules toutes faites : chacun peut prescrire des lotions excitantes alcooliques renfermant du rhum, de l’eau-de-vie, de l'alcool camphré, aromatisées soit avec de l’alcoolat de mélisse, soit avec de l’al/coolat de romarin. Si on veut les

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