C. — TRAITEMENT PAR LES POUDRES SOUFRÉES
Il y a des malades qui ne veulent pas avoir la tête mouillée tous les soirs ou qui ne peuvent pas le supporter parce qu'ils s'enrhument ou parce qu'ils ont des névralgies; on essaiera, dans ce cas, de les traiter par des poudres soufrées. On mé-
lange le soufre, en proportions variables suivant l'intensité du cas et la tolérance du cuir chevelu, à de la poudre de tale, d’amidon, de magnésie calcinée, d'oxyde de zinc, de carbonate ou de sous-nitrate de bismuth, etc.
Voici une formule dont nous nous sommes servi avec un certain succès :
MPACITEISAlICyIqUeE EEE Te Chlorhydrate de pilocarpine mi, SOUPE NPEÉCIDITÉ ne rer 1°
2 grammes.
Borate de soude CN hi] —
Poudre d'amilTon een 1 PoudreRdeMAlC PRE 7
(On peut supprimer sans grand inconvénient dans cette formule le chlorhydrate de pilocarpine, substance des plus chères, et dont l’eflicacité est fort contestée de ce côté de l’Atlantique. On peut porter la dose de soufre à 20 grammes, celle de borate de soude à 10 grammes, pour une masse totale de 100 grammes, et remplacer la poudre d’amidon et de tale par un mélange de magnésie, d'oxyde de zinc, de sous-nitrate de bismuth et de talc.)
On met tous les soirs une couche de cette poudre sur le cuir chevelu en écartant les cheveux. Quand la tête est trop sale, on la nettoie. Il est bon, pour y arriver, de commencer par enlever, autant qu'on le peut, le mélange de séborrhée et de poudre en se servant, soit d’éther de pétrole (pétrole à 0,70), soit de la préparation suivante :
2% Borate de soude.. . . . . . . de 15 à 30 grammes. Éther sulfurique camphré. . . de 10à 30 — ÉAUNSCUIÉ CPR 250 —
M. 5. a. Agiter vigoureusement. (Lotion d'Hillairet.)
Puis on savonne, si c’est nécessaire; et dès le jour même on recommence les applications de soufre. Si le cuir chevelu est trop tendu et trop douloureux après le savonnage, on l'enduit d’un peu de vaseline de très belle qualité, ou d'huile d'amandes douces.
TRAITEMENT DES ALOPÉCIES. 193