‹ Traité de thérapeutique appliquée (volume 3)Chapitre 5 sur 111 · A LUC LE NA G U · texte numérisé non relu

A LUC LE NA G U

Dans le lichen aigu, le traitement est à la fois interne et externe. Comme dans l’eczéma aigu, on interdira aux malades les aliments excitants ou facilement fermentescibles, tels que le gibier, la charcuterie, le poisson de mer, les mollusques, les crustacés, les mets épicés, le bouillon gras, les choux, la choucroute, l’oseille, les tomates, les fromages fermentés, le vin pur, l'alcool, le café, le thé. Le lait et les laitages formeront la base de leur alimentation.

Il sera bon de prescrire des laxatifs fréquents, et même un purgatif, S'il y a de l'embarras gastro-intestinal. On donnera des diurétiques; le lait sera encore le meilleur. Des eaux a/calines seront en mème temps administrées, mais on se gardera bien de faire prendre des préparations arsenicales, qui,

d’une manière générale, doivent être rejetées dans toutes les périodes aiguës des dermatoses.

Comme #railement local, on pourra appliquer de bonne heure des pommades calmantes qui sont contre-indiquées dans l’eczéma aigu, parce que dans le lichen on n’observe pas le suintement abondant du début de l’eczéma. Ces pommades seront à base de vaseline et renfermeront 1/10 d'oxyde de zinc ou de sous-nitrate de bismuth. On pourra ajouter à ces substances, pour calmer le prurit, du menthol dans la proportion de 4 p. 100. On prescrira aussi les bains de son, d'amidon. Quelquefois, cependant, les compresses émollientes, les poudres calmantes réussissent mieux que les pommades. Quand la phase aiguë de l’éruption est passée, on emploiera les pommades astringentes au calomel (1 p.10), au fannin (2 p.30), au sous-acétate de plomb (1 p. 25).

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