C. — HYPERIDROSE HUILEUSE DU CUIR CHEVELU
On fera des lavages avec des lotions alcalines au borate de soude, au bicarbonate ou au chlorate de soude, avec de la décoction d’écorce de chêne alunée ou non, avec des savons au naphtol, au borate de soude, à l'acide salicylique, ete., et l’on appliquera la lotion soufrée.
Si la lotion soufrée ne convient pas, on emploie des poudres inertes telles que l’amidon ou le talc, dans lesquelles on incorpore soit de l’oxyde de zinc, soit du carbonate de bismuth, du carbonate de magnésie, du salicylate de bismuth (de 5 à 10 p. 100), du sa/icylate de soude (de 3 à 10 p. 100), de l'acide salicylique (de 1 à 5 p. 100), du soufre précipité (de 2 à 20 p. 100), de l’alun, du borate de soude (de 1 à 5 p. 100), ete. Le lendemain matin, on savonne le cuir chevelu pour enlever ces poudres, puis on y passe soit de l’éfher de pétrole, soit une solution alcoolique de /annin ou de sulfate de quinine.
D. — ECZÉMA SÉBORRHÉIQUE CIRCINÉ DU CUIR CHEVELU
Toutes les fois que c'est possible et que le malade lesupporte, on doit recourir aux badigeons de teinture d'iode fraiche. Si on ne peut s’en servir, on lave soigneusement la tête toutes les fois que c’est utile avec du savon au goudron ou du savon au
sublimé; on fait une lotion quotidienne le matin avec une solution de sublimé au cinq centième, et on applique tous les soirs jusqu'à disparition de l’éruption sur les points malades, en frottant légèrement, de la pommade à l’oxyde jaune d’Aydrargyre où au turbith minéral au trentième ou au vingtième. Quand tout vestige d'éruption a disparu, on n’applique plus la pommade que deux fois, puis qu'une seule fois par semaine; mais il faut avoir soin de continuer pendant un certain temps encore les soins locaux, si l’on veut éviter des récidives presque immédiates.
Si les préparations mercurielles ne conviennent pas, on fait les lavages avec une solution d'acide phénique au cenième ou avec du polysulfure de potassium liquide coupé d'eau chaude, puis on applique une pommade soufrée.
Voici pour terminer le procédé recommandé par Lassar : chaque jour il faut :
a) Frictionner vigoureusement la tête avec du savon au goudron pendant un quart d'heure;
b) Pratiquer ensuite des affusions d'abord chaudes, puis froides ;
c) Faire une lotion avec une solution de sublimé au 500;
d) Essuyer et frictionner le cuir chevelu avec une solution de naphtol au 200°;
e) Répandre sur la tête 25 grammes d'huile phéniquée et salicylée à 2 p. 100.
Il est évident que ce n’est guère là qu'un traitement d'hôpital, et qu'il faut, pour le prescrire, avoir affaire à des épidermes tout particulièrement résistants. Il nous a paru néanmoins intéressant de le signaler afin de bien montrer que nous croyons à la nature parasitaire de cet eczéma, et que nous estimons qu'il faut employer contre lui les meilleurs parasiticides cutanés que nous connaissons, en donnant la préférence à la teinture d'iode toutes les fois qu'elle est possible.
TRAITEMENT DES ALOPÉCIES. 205
Folliculites dépilantes.
Les folliculites et péri-folliculites dans lesquelles le processus inflammatoire aboutit à la destruction totale du follicule pileux sont des plus nombreuses. Nous les avons, dans notre ouvrage sur le traitement des maladies de la peau, divisées en deux groupes quelque peu artificiels, mais qui permettent jusqu'à un certain point d'en mieux concevoir l’ensemble :
1° Les folliculites et péri-folliculites dépilantes disséminées qui comprennent la plupart des dermatoses pustuleuses pouvant déterminer la suppuration du follicule, telles que la variole, la syphilis, et toutes les variétés d'acné, mais surtout l'acné ulcéreuse ou atrophique (nécrotique de Bæck, varioliforme des Allemands). Nous croyons avoir démontré que la kératose pilaire était essentiellement constituée par un processus analogue ; ces diverses affections sont étudiées dans des chapitres spéciaux ; aussi n’avons-nous pas à nous occuper ici de leur traitement.
2 Les folliculites ctpéri-folliculites dépilantes agminées qui comprennent des faits d’une complexité extrême, encore fort peu connus, très voisins des sycosis vulgaires et des acnés atrophiques, avec lesquels ils ont été confondus jusqu'ici, mais dont ils sontcliniquement distincts. Il est impossible à l'heure actuelle de dire s'ils reconnaissent des causes premières identiques, si ce sont de simples variétés objectives d’une seule et même affection, ou s'ils doivent être réellement considérés comme des entités morbides bien définies et spéciales. Ils ont comme caractères communs d’être constitués par un processus inflammatoire folliculaire et péri-folliculaire, par une destruetion définitive de la papille pileuse aboutissant à l’alopécie et à un état d’atrophie de la peau plus ou moins accentué, parfois à une induration plus ou moins kéloïdienne des tégu-
ments : ce sont les alopécies cicatricielles innominées de E. Besnier.
Comme nous ignorons encore à peu près complètement ce que l’on peut faire d’utile dans ces formes morbides, nous serons des plus brefs à leur sujet.
La kératose pilaire semble pouvoir aboutir à la production de plaques alopéciques cicatricielles irrégulières répondant comme aspect aux types cliniques dont nous parlons; leur étude ressortit à la Xératose pilaire.
À. — Nous avons décrit en 1885 et 1888, sous le nom de pseudo-pelade, des faits dont beaucoup d'auteurs ont nié la réalité et qu'ils ont rattachés, les uns à des favus méconnus, les autres à la pelade ordinaire. Le processus morbide est caractérisé dans ces cas par une fort légère tuméfaction et une fort légère teinte rosée autour du poil atteint; cette tuméfaction et cette teinte rosée peuvent même ne pas être appréciables. Si l’on exerce une légère traction sur le poil intéressé, il vient avec la plus grande facilité etilest presque toujours enveloppé d'une gaine blanchâtre épaisse, semblable à celle d’un poil atteint de favus. Lorsqu'il a été enlevé ou qu'il est tombé spontanément, le processus inflammatoire se calme, mais il a produit l’atrophie complète de la papille, et la calvitie est définitive : le cuir chevelu est blane, lisse, comme éburné, souvent déprimé, cicatriciel d'aspect. Les plaques atrophiques n'ont pas de forme régulière ; le processus morbide envoie des prolongements des plus bizarres eà etlàdans les régions saines ; il y a même souvent de petites plaques disséminées au loin autour des foyers principaux. Les divers essais de culture qui ont été tentés jusqu'ici, sans grand esprit de suite il est vrai, n'ont donné aucun résultat satisfaisant.
Nous conseillons jusqu'à plus ample informé d’épiler, quand c’est possible, tout autour des plaques en empiétant de T à 10 millimètres sur les tissus sains. On fera des lotions quotidiennes de sublimé au millième ou au cinq centième, si le malade peut les supporter, et on appliquera sur tous les points malades des pommades au #wrbith minéral où à l'oxyde
TRAITEMENT DES ALOPÉCIES. 207
jaune au trentième, au vingtième ou au quinzième. — Si cette médication ne réussit pas, on aura recours aux préparations soufrées, eten particulier aux pommades que nous recommandons depuis longtemps dans l’acné etqui renferment des doses relativement élevées de soufre, de savon noir, de résorcine, de camphre et de naphtol.
B. — Lailler et Robert, puis Quinquaud, ont décrit sous le nom d’acné décalvante, de folliculite épilante ou décalvante, un autre type morbide caractérisé au point de vue objectif par des folliculites suppurées, par des sortes d’abeès miliaires du volume moyen d’une tête d’épingle, du centre desquels émerge un poil qui s’arrache avec facilité. Le poil est détruit très vite et tombe bientôt spontanément; il ne repousse pas, et le processus inflammatoire produit l’atrophie définitive du follicule pileux et de ses annexes. Aux points atteints, lorsque la maladie a évolué, le cuir chevelu est lisse, d’un blanc mat, comme atrophié, aminci et déprimé. Il a parfoisun aspect cicatriciel, et rappelle les cicatrices laissées par le favus. Les plaques alopéciques sont irrégulières, de grandeurs variables, disséminées cà et là dans le cuir chevelu. Les éléments éruptifs ont de la tendance à se grouper en foyers; cependant ils restent toujours distincts les uns des autres. Quinquaud a décrit un microcoque qu’il a trouvé dans les pustules et qu'il considère comme pathogène. Ce type a, comme on le voit, beaucoup de points de ressemblance avec l’acné atrophique.
Quinquaud a préconisé la médication suivante : 1° nettoyer avec soin le cuir chevelu en le lavant à l’eau savonneuse; 2° badigeonner tous les dix jours les régions malades et les régions avoisinantes avec de la teinture d’iode; 3° lo- Uüonner tous les matins les plaques avec le liquide suivant :
2% Biodure d'hydrargyre. . . . . . . . . 0,15 Bichlorure d'hydrargyre . . . . . . . { gramme. AICOOIMIRO OS CO — HOUISUIÉEREE OÙ —
En cas d’insuccès de cette médication, nous conseillerions d’avoir recours aux pommades soufrées pures, ou aux pommades soufrées additionnées de savon noir ou de résorcine comme celles que l’on emploie contre l'acné, ou encore aux emplâtres à l’ichthyol soufré ou à la résorcine.
C. — Nous devrions maintenant parler des diverses variétés de folliculites dela barbe qui s’accompagnent d'alopécie plus où moins marquée avec transformation des téguments en tissu de cicatrice plus ou moins induré, et en particulier de ce type morbide si étrange à marche lente extensive auquel nous avons donné le nom de sycosis lupoïde. Contentons-nous de dire que les procédés qui nous ont donné les moins mauvais résultats ont été les pulvérisations prolongées faites avec des eaux sulfureuses, les applications de barégine et de pommades soufrées (voir ci-dessus), les cautérisations ignées à l’électro-cautère, les scarifications linéaires quadrillées suivies de lotions au sublimé et d'applications de pommades où d’emplätres hydrargyriques, enfin les badigeonnages avec des solutions de pyoktanine variant comme titre de un centième à un vingt-cinquième.
IT
PAR
R. SABOURAUD
[ Avant-propos. — Définition symptomatique sommaire. — Origine parasitaire de la maladie. — Division.
De même que les alopécies consécutives aux grandes maladies infectieuses sont les meilleurs exemples que l’on puisse prendre des alopécies diffuses, la pelade est le type des alopécies localisées. Et tandis que des alopécies diffuses, — similaires comme symptômes et comme marche—peuvent suivre des infections très diverses, au contraire, les aires alopéciques de la pelade sont tout à fait spéciales à cette maladie, dont elles forment le principal symptôme. Avec l'étude de la pelade, nous quittons par conséquent l'étude d’un syndrome pour entreprendre celle d’une entité morbide dont la spécificité et l'autonomie semblent absolues.
La pelade (Area Celsi — Alopecia areata) est une maladie de toutes les régions pilaires du corps. Elle est caractérisée par une ou plusieurs /aches circulaires glabres apparaissant en un point quelconque, le plus souvent au cuir chevelu ou à la barbe. À leur surface, les cheveux sont éliminés progressivement et spontanément jusqu'à ce qu'il n'en reste plus trace. Sur toutes les taches circulaires ainsi déglabrées, la peau est
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devenue lisse et brillante. Ces taches, après un stade d’extension, deviennent ordinairement stationnaires et marchent spontanément vers la guérison. Mais il est très fréquent et presque de règle de voir dans la suite de nouvelles taches survenir, Car un des principaux caractères de la maladie est d'être récidivante. Bien traitée, la pelade guérit, et une prophylaxie sévère peut atténuer les récidives ou les empêcher de se reproduire.
Non traitée, la maladie peut guérir de même, mais il est malheureusement fréquent de voir, après des récidives graves, s'établir une pelade généralisée chronique à peu près incurable et définitive.
N'ayant à parler ici que de la thérapeutique de la pelade, nous bornerons à ce simple exposé le tableau général de la maladie. Et nous pouvons d'autant mieux en agir ainsi que nous aurons lieu plus loin d'examiner chacun de ses symptômes en détail, à propos du traitement qu'ils commandent.
Avant l'étude du traitement de la pelade, il importe bien plus d'exposer ce que l’on sait à l'heure présente des origines de la maladie, maintenant surtout que la thérapeutique, rompant avec des habitudes traditionnelles, s'efforce d'atteindre au delà du symptôme la cause même de la maladie.
La pelade est une maladie contagieuse, donc parasitaire. C'est là un des faits majeurs que l’école dermatologique francaise (Besnier, Brocq) a pu mettre hors de doute et qui est presque unanimement accepté en France, quoique discuté encore à l'étranger.
Les divergences d'opinion relèvent à ce sujet de trois causes différentes et propres à éclairer l’éliologie et la pathogénie de la maladie : nous les résumerons brièvement.
1° La pelade est moins fréquemment rencontrée à l’étranger, partant moins connue qu'en France.
2 Souvent la filiation directe des cas de la pelade reste obscure.
3° Le mode habituel de la transmission du contage crée
des cas sporadiques plus souvent que les grandes épidémies
TRAITEMENT DES ALOPÉCIES. 211
en foyers qui sont la démonstration péremptoire d'une contagion.
4° Nous venons de le dire, la pelade procède habituellement par cas en apparence isolés, sporadiques. Il faut donc beaucoup d'exemples de pelade pour constater d'indéniables transmissions. À Paris, dans le très grand nombre des faits observés, la filiation directe de beaucoup d’entre eux se démontre manifestement. Mais ces cas démonstratifs sont encore l'exception ici même. Partout où les cas de la maladie sont moins fréquents, les cas démonstratifs seront plus rares encore, et l’origine de presque tous demeurera inconnue.
Prenons une comparaison qui éclairera notre argument. À Paris, le favus est rare et sporadique. Supposons un instant que nous ignorions sa Cause parasitaire, une discussion analogue pourrait s'ouvrir sur sa nature contagieuse ou non contagieuse. En Allemagne, où le favus est fréquent, on citerait mille exemples de contagion évidente qui pourraient nous laisser indéeis.
La pelade en est très exactement à ce point. Elle est rare en Allemagne, fréquente à Paris, et nos cas évidents de contagion n'éclairent pas les observateurs allemands parce qu'ils ne les ont pas vus, parce qu'ils ne peuvent pas les voir.
2 La plus importante cause d'erreur sur ce sujet, il faut bien le dire, est plus générale. Elle provient d’une faute de logique que la théorie parasitaire a rencontrée devant elle à chaque pas en avant, et dans laquelle tous ses adversaires sont successivement retombés.
Cette faute consiste à donner dans la discussion une valeur égale au fait positif et au fait négatif.
Or, dans la pelade, précisément, les faits négatifs, — ceux dans lesquels la transmission directe de Ia maladie ne peut être relevée, — sont les plus nombreux.
Rigoureusement que prouvent-ils? Ils prouvent que dans ces cas et quelle que soit d'ailleurs l’origine de la maladie, cette origine n’a pas pu être établie?
Mais que pourraient dix mille faits négatifs semblables
contre un certain nombre de faits positifs bien observés? Si l'on admet au préalable qu'ils'agit bien toujours de la même maladie, le fait positif prouve la contagion, les faits négatifs prouvent seulement qu'iln’'est pas possible de la retrouver toujours.
Une seule pelade familiale ébranlera et une seule épidémie de collège ou de caserne ruinera la théorie de non-contagion de la pelade. Or, ces épidémies, à l'hôpital Saint-Louis, on les constate dix fois par an depuis dix ans.
Que conclure, sinon que la pelade est contagieuse, les conditions nécessaires et suffisantes de la contagion restant seules à déterminer.
Nous avons derrière nous, pour parler ainsi, l'exemple semblable de vingt maladies parasitaires dont la contagiosité a été tenue longtemps pour douteuse : la septicémie puerpérale, l’érysipèle, la pneumonie, la tuberculose, la morve, le charbon... et les teignes cryptogamiques, et la gale.
Et toujours, comme aujourd'hui, la critique s’est abritée derrière cet argument essentiellement invalide : que la contagion ne s'observait pas toujours.
De même Louis écrivait : « La fièvre typhoïde semble contagieuse, au moins dans les villes. »
De même des auteurs actuels, sans attaquer l’unicité de la pelade, refusent d'admettre la transmission de la pelade urbaine en reconnaissant contagieuse la pelade de l'armée!
3° Les adversaires de la contagion de la pelade objectent un autre argument, qui, au premier examen, semble plus sérieux : c'est le caractère ordinairement sporadique de la maladie.
« Voici, disent-ils, une maladie contagieuse, et cependant les cas de contagion s'observeront rarement dans la fa-
mille où pourtant les contacts sont continus. Elle se transmettra exclusivement entre gens qui n'ont entre eux aucun rapport, aucun contact, d’un seul individu à un seul autre individu en vingt familles différentes. Si la pelade est contagieuse, comment n'est-ce pas d’abord dans la famille que cette contagion s exercera? »
A cette objection, un nombre immense de faits nous permet
TRAITEMENT DES ALOPÉCIES. 213
de répondre : que les instruments du coiffeur sont presque les agents uniques de transmission du contage, sans doute parce qu'eux seuls peuvent créer les effractions nécessaires à la pullulation du contage dont ils sont souillés.
Quand le récolement de centaines d'observations (qui semblent calquées les unes sur les autres) arrive à démontrer ce point primordial; quand, par exemple, dans un centre comme l'hôpital Saint-Louis, on voit des séries de peladiques d’un même quartier et que l'observation mentionne le même coiffeur commun à tous... alors on s'explique les mœurs spéciales de la pelade au point de vue de la dissémination prétendue sporadique.
D'abord on s'explique les épidémies de collège et les épidémies de caserne. Là, comme ailleurs, c'est le coiffeur commun qui crée les inoculations une par une, mais, dans ces cas, les individus contaminés demeurent ensemble; alorsÎla pelade prend les allures d'une épidémie en foyer.
Dans la ville, au contraire, le coiffeur est commun à des foules de gens qui ne se rencontrent que chez lui. Un seul coiffeur pourra créer une épidémie urbaine si nombreuse qu'on la voudra supposer. Comme les individus contaminés vivent tous séparément, chacun des cas ne pourra jamais apparaître que sporadique. Et comme très peu d'actes de la vie familiale peuvent causer des effractions du cuir chevelu semblables à celles du rasoir et de la tondeuse, les épidémies familiales demeureront cependant fort rares. Et c’est ainsi que chaque cas de pelade sera en apparence, mais en apparence seulement, isolé.
Il suffit. Pour expliquer, ne fût-ceque vingt cas de pelade consécutifs dans une caserne ou dans une école, il n'y a pas d'autre hypothèse possible que celle de la contagion. Or, toute maladie qui se propage d’un individu à un autre suppose une cause active, capable de se multiplier, de se reproduire. C'est là ce que nous appelons un étre vivant, el, dans le cas, un parasite.
Cette notion étiologique dominera forcément tous les chapitres qui vont suivre. Car elle dictera notre étude prophylac-
tique entièrement et aussi toute la thérapeutique de la maladie, sous les réserves que nous feront faire la pratique empirique, l'expérience médicale.
Nous allons maintenant étudier dans un premier paragraphe la thérapeutique générale de la pelade, — d’abord de la pelade extensive, ensuite de la pelade stationnaire; cette thérapeutique comprenant trois points :
&) La limitation de la plaque;
5) Le traitement de la plaque;
y) La prophylaxie locale qui sauvegardera les parties saines de la chevelure.
Prenant ensuite le détail même de notre sujet, les cas particuliers et les indications qu'ils comportent, nous étudierons :
1° La petite plaque peladique à son début;
2° La pelade à cheveux fragiles;
3° La pelade en aires multiples;
4° La pelade totale aiguë bénigne ;
Ke
Le
° La pelade à récidives perpétuelles;
6° La pelade de la barbe:
1° La pelade des sourcils et des cils;
8° La pelade décalvante totale, chronique.
En dehors de cette étude purement thérapeutique, nous traiterons en dernier lieu le point spécial de la prophylaxie à
laquelle oblige cette maladie :
À.— Dans la ville;
B. — Dans l’école; C. — Dans la famille.
IT Généralités sur le traitement de la pelade. — Pelades extensives, pelades stationnaires. — Limitation de la
pelade extensive. — Traitement de la plaque peladique. — Prophylaxies des régions réputées saines.
Au point de vue thérapeutique, la plus essentielle différence qui existe entre les pelades est celle des plaques « ex-
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tensives », en augment actuel, et des plaques «atones », de dimensions stationnaires.