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B. — VOMISSEMENTS

Je n'insisterai pas sur quelques autres moyens hémostatiques tels que l’eau de Rabel, l'eau de Léchelle ou de Pagliari et les préparations à base de tannin, comme le ratanhia, Vacide gallique, etc., qui peuvent rendre quelques services.

Les vomissements sont de graves symptômes de l’ulcère simple de l'estomac. Ils sont la conséquence de l'irritation produite à la surface de la partie malade, et par leur fréquence et leur persistance ils peuvent empêcher l’alimentation jusqu’à amener un état de cachexie d'autant plus difficile à combattre que l'intolérance gastrique enlève la possibilité de la réparation par un régime et un traitement appropriés.

Comme pour les hématémèses, la glace et les boissons gazeuses glacées, l’eau de seltz, le vin et la fisane de Chanpagne étendus d’eau glacée, quelques grogs légers également froids, s’ils sont supportés, serontles moyens auxquels on devra avoir recours pour combattre les vomissements. On sera réservé sur l'emploi de la pofion de Rivière à laquelle on peut reprocher de développer brusquement une grande quantité de gaz capable de distendre l'estomac douloureusement et de provoquer peut-être une perforation qui serait menaçante.

Les boissons glacées ne sufliraient pas dans les cas de vomissements persistants ; il faut alors y ajouter certains remèdes exerçant sur l’estomac une action sédative, tels que l’opium, la belladone, la cocaïne, ete. Je reviendrai bientôt sur cet ordre de médicaments qui trouvent surtout leurs indications dans les crises douloureuses de l’ulcère gastrique et je n’insiste, pour l'instant, que sur les particularités relatives à leur action contre les vomissements,

A ce point de vue, l’optum peut rendre des services. Cruveilhier toutefois lui reproche d’être mal toléré et de provoquer même des vomissements. Je crois, comme lui, que lorsqu'il s’agit de combattre ce symptôme seulement, l’exr-

trait thébaïque, ordinairement prescrit en pilules de 1 centigramme, ne donne que des effets médiocres. J’ai été souvent obligé de l’abandonner assez rapidement. Par contre, la morphine, en injechons hypodermiques, a toujours été le remède que j'ai trouvé le plus sûr pour combattre les vomissements et permettre, pendant la période où ils se produisent quelquefois avec une déplorable tenacité, une alimentation suffisante. Pour éviter les vomissements si fréquents lors des premières injections de morphine, il convient de lui associer l’atropine.

Voici la formule classique dont je me sers habituellement : > Eau boriquée stérilisée .

Eau distillée de laurier-cerise .

Ghlorhydraterde morphine men NE 20 Sulfate neutre d’atropine . . . . . . . . . O8r,02

àà . à grammes.

Dissolvez.

Une injection hypodermique de cette solution de 1 à 2 cenümètres cubes est répétée deux ou trois fois par jour, un quart d'heure environ avant le repas, et suffit souvent pour procurer une tolérance alimentaire qu'on n'obtient avec aucun autre remède.

A l’intérieur, je préfère l'usage de l’eau chloroformée, suivant la formule de Lasègue et Regnault :

> Eau chloroformée saturée.

Eau ordinaire . Re Sirop de fleurs d'oranger . . . . . 50 grammes.

MS ar

ES re léR 150 grammes.

dont je donne quatre ou cinq cuillerées à soupe par Jour, également avant le repas, mais immédiatement avant l'ingestion de l'aliment.

Le chlorhydrate de cocaïne, souvent conseillé dans ces derniers temps, à 10 centigrammes pour 300 grammes d’eau distillée, peut être prescrit de la même manière, et agit comme l’eau chloroformée ;.je lui reproche de diminuer l’appétit et de donner quelquefois des nausées.

Je n'ai pas l'expérience de l'emploi du #enthol, vanté récemment contre les vomissements incoercibles. J'ignore comment il est toléré par l'ulcère gastrique.

Chaulffard le prescrit souvent avec avantage, dans le cas de vomissements, de la manière suivante :

% Chlorhydrate de cocaïne, . . . . . Osr,10 Eau distillée de laurier-cerise . . . 10 grammes. MÉNLDONEEERE NC 00:50 AICOO EN 0 15 Céntim. Cubes.

Dissolvez.

X à XX gouttes, deux ou trois fois par jour, au début de Pétat nauséeux ou avant les prises d’aliments.

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