‹ Traité de thérapeutique appliquéeChapitre 128 sur 178 · JAUNES EURE · texte numérisé non relu

JAUNES EURE

Peptones sèches . . . . , . . une cuillerée à soupe. Laudanum de Sydenham . . , V gouttes.

Les toniques : quinquina, kola, coca; les amers : colombo, gentiane, ete., quand on veut chercher à relever l'appétit ; les ferrugineux, pour combattre l’anémie, trouvent ici leurs indications. Toutefois, il faudra éviter de donner ces remèdes sous forme de vins médicamenteux ; des solutions suffisamment étendues pour les uns, des poudres en cachets, pour les substances les moins irritantes, seront préférées et rendent ainsi d'inappréciables services.

Dans quelques cas de grande faiblesse, j'ai eu recours avec

avantage aux lavements vineux ainsi composés :

% Vin de Bagnols . . . . . . . . . 50 à 100 grammes. BOUM ce. -0 2UDIDrannes.

Je n'ai pas eu l’occasion de recourir encore aux #njections de sérum artificiel. C’est un moyen de traitement qui, dans certains cas, trouvera ses indications. Celles-ci et leur mode d'emploi sont aujourd’hui trop connus pour que j'aie à faire autre chose que de les signaler.

Demême pour lesinjectionssous-cutanéesde caféine, d'éther ou de camphre, si utiles dans les grandes dépressions de l’organisme, et lorsqu'il s’agit de relever rapidement l’action du cœur.

Nous ne nous arrêterons pas davantage sur les complications de l’ulcère gastrique. Les unes ne sont que l’exagération de certains symptômes, telles que les hématémèses quipeuvent aller jusqu’à emporter subitement le malade; nous en avons indiqué le traitement qui est celui de la maladie. D’autres résultent de ia cicatrisation de l’ulcère qui amène quelquefois, en raison de son voisinage du pylore, un rétrécissement, cause lui-même de dilatation permanente de l'estomac avec toutes ses conséquences; c’est en quelque sorte une nouvelle maladie à traiter ultérieurement, dont je: n'ai pas à formuler la médication. Enfin, la plus redoutable, et malheureusement la non moins fréquente de toutes, la perforation, en dehors du traitement de la péritonite aiguë, conséquence immédiate et souvent fatale de cet accident, comporte un #raitement chirurgical qui doit faire l’objet d’un chapitre particulier qui sera reporté à la fin de cet article.

Considérations générales.

Jusqu'à ces dernières années... les. traités de médecine sont restés muets sur le traitement de l'ulcère-sinrple-du duodénum qui n'était pas une maladie classée. Elle appartenait, en effet,

presque exclusivement au domaine de l’anatomie pathologique, ne se révélant guère qu'à l’autopsie, après avoir provoqué des accidents rapidement mortels, le plus souvent par perforation de l'intestin, quelquefois et plus rarement par des hémorragies foudroyantes.

Aujourd’hui, grâce à des travaux qui ne remontent guère qu'à une dizaine d’années!, l'ulcère simple du duodénum a pris place à côté de l’ulcère simple de l’estomac. Comme celui-ci avec lequel il offre de grandes analogies, il a ses symptômes particuliers et affecte une marche qui permet, au moins dans certains cas, de le diagnostiquer.

De plus, l'ulcère duodénal, dont on ne connaissait que les cas suivis de mort, est maintenant reconnu, quoique certainement plus grave que l’ulcère gastrique, comme lui, une affection curable. Le mémoire que j'ai publié et le travail récent et fort complet de Henri Collin”, contiennent un certain nombre d'exemples de guérison des plus probants.

Traitement.

Il y a donc lieu de s'occuper du traitement de l’ulcère simple du duodénum. Les indications thérapeutiques découlent de la nature de la maladie, de sa localisation dans une portion déterminée de l'intestin, des symptômes par lesquels elle se révèle et des complications qu’elle peut présenter.

Comme le traitement de l'ulcère gastrique, celui de l'ulcère simple du duodénum n'est plus un traitement exclusivement médical. Les accidents graves qui en sont trop souvent la conséquence ont motivé un certain nombre de fois déjà une intervention chirurgicale qui, il faut bien le dire, ne reposait pas sur un diagnostic exact et n'a guère été heureuse. On

1. Bucouoyx. — Étude clinique sur l'ulcère simple du duodénum. Archives générales de méd., 1887.

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