CoLuix. — Etude sur l’ulcère simple du duodénum
verra plus loin dans quelles circonstances elle peut offrir des chances de succès.
Pour quelques auteurs, le traitement médical de l’ulcère simple du duodénum ne diffère en aucune facon de celui de l’ulcère simple de l'estomac. A part le siège, très rapproché d’ailleurs de celui que la lésion occupe dans l'estomac, caractères très analogues des ulcérations, mêmes symptômes prin- Cipaux à combattre : hémorragies, vomissements, douleurs ; mêmes complications à redouter : hémorragies foudroyantes, péritonites par perforation. Il semble donc que le tableau des deux maladies soit assez identique pour que le même traitement leur soit applicable.
Cela est vrai pour la médication qui convient aux symptômes principaux que je viens d’'énumérer; cela ne l’est plus quand on considère les différences fondamentales que la différence de localisation apporte au fonctionnement des organes digestifs. Dans le cas d’ulcère gastrique, l'estomac est l'organe malade, d’où la nécessité d’un régime particulièrement sévère et longtemps prolongé qui nuit singulièrement à la réparation des forces; dans l’ulcère duodénal, l'intégrité de l’estomac ne commande plus les mêmes réserves; avec certaines précautions, le malade peut satisfaire aux exigences de son appétit, et on est étonné de voir avec quelle rapidité, après la cessation des accidents hémorragiques, se fait quelquefois le retour à la santé. J'en ai publié plusieurs exemples des plus remarquables".
L'ulcère duodénal, plus encore que l'uleère gastrique, reste longtemps latent et compatible avec un bon état de santé jusqu’à ce qu'éclatent les symptômes qui en révèlent la présence. Je laisse de côté ces cas de perforation brutale, souvent rapidement mortels, où la médecine est impuissante et qui, aujourd’hui, trouveront peut-être dans la chirurgie un moyen de salut. Dans les cas plus favorables et qui deviennent d'autant plus nombreux que nous savons mieux les reconnaitre,