‹ Traité de thérapeutique appliquéeChapitre 138 sur 178 · B. — DIFFICULTÉ DES DIGESTIONS · texte numérisé non relu

B. — DIFFICULTÉ DES DIGESTIONS

Tout individu atteint de cancer gastrique, est par là même un dyspeptique : c'est là une proposition qui ressort nettement des considérations précédentes sur le chimisme stomacal comme aussi de la connaissance des lésions qui résultent de la maladie. En ce qui concerne ces dernières, on sait qu'elles ont pour effet inévitable l’atrophie et la destruction des glandes qui servent à la sécrétion du suc gastrique, c’est-à-dire à l'élaboration des ferments digestifs. C’est même là un des résultats les plus certains de la dégénérescence cancéreuse. Dès lors, on ne peut plus compter sur ces glandes qui sont en voie de disparition, et on doit regarder l'estomac comme un vase inerte où ne peuvent plus guère s’opérer que des digestions artificielles (Albert Robin). Il est vrai que certains observateurs, entre autres Dujardin-Beaumetz, ont nié l’importance du fait, soutenant qu'il reste toujours dans la muqueuse stomacale, même dans le cas de dégénérescence très étendue, assez de glandes à pepsine pour subvenir aux besoins d’un travail digestif, d’ailleurs très simplifié par l’anorexie habituelle et la médiocre abondance des ingesta. Mais cette objection ne saurait prévaloir contre les considérations qui précèdent. On conseillera donc un des moyens suivants:

1 à 2 grammes de bicarbonate de soude dans un demi-verre à prendre environ vingt minutes avant le commencement du repas :

Ou bien un verre d’eau de Vichy chaude quelques instants avant de se mettre à table.

L'usage des alcalins est tout à fait indiqué ici, en tant que moyen d’exciter la sécrétion du suc gastrique et de préparer la digestion, particulièrement celle des albuminoïdes : il est conforme aux expériences de CI. Bernard et aux recherches plus récentes d’autres physiologistes qui ont reconnu l’action eupeptique du bicarbonate de soude.

TRAITEMENT DU CANCER DE L’ESTOMAC. 433 Du milieu à la fin du repas, prendre par petites gorgées un

grand verre de cette solution :

% Acide chlorhydrique. . . . . . . .. 187,66 BAUER CR 0 0 1O00Srammes:

et au milieu du repas, un cachet ainsi composé:

AREPSINERS FER Re EE DEF 50 Maltines me en ne est: 2 10840) PANCrÉAUNEN RENTE RES. OS 10

Pour un cachet.

Ces deux formules, que nous empruntons à Albert Robin, représentent les adjuvants principaux de la digestion gastrointestinale, c’est-à-dire les principes immédiats, certainement altérés ou diminués chez les cancéreux, qui servent à l’élaboration des aliments. Elles s'adressent à une dyspepsie par défaut; leur intervention est donc logique et rationnelle.

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