FLeiner. — Berlin klin. Wochenschrifl, 189%, n°° 1 et
l’état normal, de détruire le sucre contenu dans le sang ? Cette sécrétion pancréatique exercerait-elle une action glycoinhibitrice sur le foie, comme le prétend Montuori '? Faut-il considérer les lésions concomitantes du plexus solaire, qui d'après Jes expériences de Hedon, de Gley, de Thiroloix, d'après également nos constatations personnelles, semblent jouer ici un rôle important, comme une cause de la glycosurie ? Ce n’est pas ici le lieu de discuter ces questions, mais ce que nous devons retenir au point de vue thérapeutique, ce sont les résultats favorables obtenus par les injections souscutanées de suc pancréalique.
Contre la stéarrhée d’abord, à côté des modifications de régime qui consisteront à diminuer dans la plus large mesure les aliments gras, il est logique de faire ingérer au malade une certaine quantité de pulpe de pancréas. Arnozan a employé ce moyen avec un succès relatif contre le diabète ; les expériences de Brown-Séquard, au point de vue général de la sécrétion interne des organes glandulaires, celles de Mehring et Minkowski, de Lépine, etc., au point de vue du diabète pancréatique expérimental, devaient amener les cliniciens à essayer de traiter Le diabète maigre en administrant l'extrait de la glande sous une forme quelconque.
Rispal?, et nous, avons eu en septembre 1892 à soigner un malade atteint de diabète pancréatique. Les injections de suc de pancréas à raison de # centimètres cubes par jour ont provoqué chez le malade une augmentation notable de poids, une accéléralion du pouls, fort ralenti (de 40 à 80), une diminution de la soif, de la faim et de la glycosurie.
Chez un autre malade atteint de diabète maigre avec maladie d’Addison et chez lequel le pancréas était peu altéré, maischezlequelles branches du plexus solaire étaient fortement irritées par la lésion des capsules surrénales et des plexus quilesenvironnent, nous avons pu également faire disparaitre,