À. — MÉDICATION EXTERNE
Les efforts des médecins se sont portés sur les différents buts qui suivent:
1° Modifier les granulations, que l’on supposait être la cause de tout le mal;
2° Détruire ces granulations.
1° Modification des granulations. — Application des substances les plus variées, suivant le symptôme dominant, c'està-dire des anesthésiques, des astringents, des antiseptiques et des caustiques.
Personne n’ignore combien est longue la liste de ces médicaments.
C'est sous la forme de collutoires, de poudres, de liquides, que l’on prescrit les nombreux agents médicamenteux qui ont envahi ce côté de la thérapeutique.
2 La destruction des granulations, que ne pouvaient faire disparaître les précédents remèdes, a été obtenue tout d’abord par les pâtes caustiques, mais surtout durant ces quinze dernières années, par l'emploi de la galvano-caustie, et cela dans des proportions extraordinaires; quel est le malade atteint de pharyngite granuleuse qui n'ait pas subi des séances innombrables de galvano-caustie, imperturbablement répétées par tous les spécialistes, sans que Jamais la guérison se produisit autrement que pour un laps de temps des plus limités?
Voici la thérapeutique que j'emploie et que je propose :
A.— Nettoyer les fosses nasales, c'est-à-dire faire la toilette nécessaire pour débarrasser ce passage et le rhino-pharynx
des couches de mucus et de muco-pus déposées par l'irritation consécutive à cette immense pathologie des fosses nasales.
Les irrigations seront pratiquées, au moyen du siphon nasal, avec de l’eau boriquée à la dose de 2 à 4 p. 100, ou avec de l’eau bicarbonatée à la dose de 10 grammes pour un demilitre, et si les croûtes sont trop adhérentes, avec de l'eau salée, de façon à pouvoir détacher plus aisément ces croûtes. Les irrigations devront être répétées deux fois par jour au moins avec un demi-litre de solution médicamenteuse.
B. — Appliquer de temps en temps sur les parties molles des fosses nasales, lorsqu'elles sont tuméfiées, des raies de feu très superficielles, à l’aide du ga/vano-cautère. Lescautérisations ne doivent point être trop profondes, pour éviter les synéchies.
C. — Pratiquer dans les fosses nasales et le rhino-pharynx les opérations nécessaires, que je n'indiquerai pas, car la nomenclature en serait trop longue ;
D. — Après les irrigations, faire sur les surfaces malades des insufflations avec la poudre suivante :
y Acide borique. . . . . . . . . . | D, &ä ÿ grammes.
Lalce De bee ne S Menthols, 2... 2 "05 0... — moe aa 081,25 à 087,50
On pourra, selon les cas, remplacer une ou deux de ces poudres soit par l’iodoforme, soit par l’iodo/, soit par l’aristol, mais la première formule suffira presque toujours.
E. — Plus tard, on pourra pratiquer sur les granulations pharyngiennes des cautérisations très légères avec le galvanocautère.
F. — Si le malade accuse dans la région de la gène, du prurit ou de la douleur, on badigeonnera le fond du pharynx avec la solution suivante :
7 MER LL 5 STaIINes. Huile d'olives , . . . . . . . . de 25 à 50 —
Suivant l’âge et la nervosité du malade, Dissolvez.