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ces phénomènes relèvent justement de ces fermentations.
La flatulence intestinale est souvent une affaire de constipation et cédera aux moyens employés pour combattre celleci. Accessoirement, on usera des divers carminatifs, anis, coriandre, fenouil, angélique, carvi, gingembre, cannelle, menthe, sauge, lavande, mélisse, etc.
Coutaret recommande une potion éolienne qui ferait merveille dans les flatulences nerveuses :
% Acide sulfurique chimiquement pur . . 18r,40 Acide nitrique — — . . O8r,40 Alcooldewin a S0 CES ENS 2 or ammese
Laisser en contact pendant deux jours, puis ajouter :
Élixir parégorique 0 0e OMIS lEr amies:
Élixir de Garus. NN LE
Hydrolat de menthe. . . . . to 0.6 oO — SITOPIT ÉCHET EEE RES
F. s. à. Potion. Une cuillerée à soupe dans un peu d’eau au moment où se produit le météorisme. Répéter la dose suivant les besoins.
6° Boulimie.
Généralement, l’hypersthénique résiste à sa faim et diminue même la quantité de nourriture qui lui est nécessaire, tant il redoute la crise qui suit toute ingestion un peu copieuse d'aliments. Quand la fringale est par trop pénible, on conseillera I à IT gouttes de /audanum ou les gouttes composées à la solanine avant les repas, où encore de tromper la faim en mâchant des feuilles de coca. On réussit très bien aussi en faisant de très petits repas fréquemment répétés.
7° Anorexie.
L'anorexie est autrement difficile à combattre. Quand elle est très marquée et que les malades en arrivent à manger d’une façon par trop insuffisante, on reviendra au régime lacté absolu. Si celui-ci n’est pas toléré ou si la quantité ingérée est vraiment insuffisante, on relàchera, pour un temps, la sé-
vérité du régime et on permettra de prendre quelques-uns des aliments qui paraissent désirés par l'instinct stomacal, car en présence d’une déchéance organique ou des prodromes de la cachexie, il est plus important de faire manger le malade que de discuter ce qu’il doit manger.
On combattra la constipation, cette cause fréquente d’anorexie. On essaiera les amers, le quassia amara et la quassine surtout, puis le colombo, le chardon-béni, le trèfle d'eau, le houblon, le simarouba, la coque du Levant, V'élixir stomachique de Stoughton, l'élixir de longue vie, etc.
Un bon moyen consiste à faire prendre, dix minutes avant les repas, un verre à bordeaux d’eau de Vichy ou un cachet avec 05,10 de poudre de Dower et 0%,25 de bicarbonate de soude.
H. — CONDUITE DU TRAITEMENT. — TRAITEMENT CONSÉCUTIF OU DE CONVALESCENCE
Quand les fonctions gastriques sont améliorées, il faut cesser le plus rapidement possible les agents médicamenteux pour s’en tenir aux moyens hygiéniques et diététiques qui seront suffisants pour mener le traitement à bonne fin. En thèse générale, dès qu'une amélioration se produit, on sera très réservé dans l'emploi des médicaments qui devront surtout être considérés comme des metteurs en train. Quand le malade accusera un mieux, on suspendra donc tous les agents que l’on employait systématiquement, et l'on s'en tiendra aux médicaments dits occasionnels, c’est-à-dire à ceux que l’on prescrit occasionnellement, soit pour combattre la crise gastrique, soit pour remédier à un symptôme dominant quelconque. Mais on tiendra strictement à l’observance prolongée des règles d'hygiène et de régime qui devront être respectées pendant des mois, sinon pendant des années.
Il viendra un moment où les fonctions gastriques rétablies et le régime bien suivi, l'état général semblera se remonter lentement, la maladie ayant pour ainsi dire laissé derrière
elle une sorte d'épuisement nerveux. Les malades racontent alors qu'ils sont mieux du côté de l'estomac, mais qu'ils demeurent affaiblis, déprimés, inaptes à tout travail musculaire ou intellectuel. C’est alors que l'emploi des g/ycéro-phosphates rendra de merveilleux services.
Si l'estomac est capable de les tolérer ou si l’on n’a affaire qu'à de la dépression simple, on les administrera par la voie buccale, sous l’une des formules suivantes :
% Glycéro-phosphate de chaux. . . . . . 0sr,30 En un cachet. Prendre un cachet au milieu du déjeuner et du diner. % Glycéro-phosphate de chaux. . . . . . 3 grammes. SITOPIdeNIMONns Eee AU =
F. s. a. sirop. Une cuillerée à soupe au milieu et à la fin des repas.
Quand l’on a besoin d’une stimulation plus énergique, on se servira du sirop suivant qui jouit de propriétés plus toniques mais aussi plus excitantes, au point de provoquer un peu d’insomnie, quand il est pris au repas du soir :
% Glycéro-phosphate de chaux. , . . . . . 3 grammes. — de soude, .
— depotasse Ai rx — == de magnésie. | — defer ie Teinture de noix vomique. l AG. . . Osr,50 de CE PEDSINE "MCE EEE NS NE PS TAMIU CEE Extratidenoix defkol EM PERS —= SIrOpideceriSes TE eee OO —
F. s. a. Sirop, qui doit être limpide et ne pas laisser de dépôt. On en prendra une à deux cuillerées par ‘jour, au moment des repas. N’en pas donner au repas du soir en cas d’insomnie.
Voici encore une formule que j'emploie couramment et
qui réussit bien dans les grandes dépressions nerveuses qui accompagnent ou suivent l’hypersthénie gastrique :
% Magnésium métallique..." "0710 Glycéro-phosphate de chaux . . . . . . . . . 06r,30 Hluorurerde Calcium RE NE UE 0
Pour un cachet. Prendre un cachet au commencement du déjeuner et du diner.
J'ai commencé à employer le magnésium métallique comme tonique et reconstituant nerveux sur les indications de Gaube (du Gers). Avec le fluorure de calcium qui active l’action des ferments solubles tout en modérant celle des ferments figurés, le magnésium corrobore les effets nervins du glycérophosphate de chaux.
Mais si la dépression est profonde et que la susceptibilité de l’estomac ne permette pas l'emploi des médicaments précédents, on n’hésitera pas à avoir recours aux énjechions souscutanées de qlycéro-phosphate de soude, qui sont l’un des toniques reconstituants les plus énergiques et les plus décisifs qu'on puisse employer en pareil cas. Il faudra se servir de solutions de glycéro-phosphate de soude bien stérilisées, conservées en ampoules de 1 cent. cube. On s’assurera, en brisant une ampoule et en recherchant la réaction de son contenu que celui-ci est neutre, car les solutions qui renferment un excès d’acide ou d’alcali sont non seulement douloureuses, mais encore provoquent des irritations cutanées, des érythèmes, etc., sans compter qu’elles laissent des indurations sous-cutanées douloureuses et tenaces. On injectera, chaque jour, le contenu d’une, puis de deux ampoules, soit au niveau des membres, soit sur les régions trochantérienne ou dorsale. Bien entendu, on usera des plus rigoureuses précautions antiscptiques : la peau sera savonnée, puis lavée à la liqueur de Van Swieten et à l’éther ; la seringue, stérilisable, sera démontée et bouillie avec son aiguille devant l'opérateur ; le liquide de l’ampoule sera recueilli dans un godet de verre stérilisé à l’eau bouillante.
Les premiers effets de ces injections commencent à se manifester au bout d'une semaine; le malade se sent plus fort; il peut supporter pendant quelques instants une occupation physique ou intellectuelle. Ces premiers résultats sont un encouragement pour persévérer, et l’on ira jusqu'à vingtcinq ou trente injections, chiffre qu’il est toujours inutile de dépasser.
[. — TRAITEMENT HYDROLOGIQUE
Il comprend l’emploi des bains tempérés, des bains froids, de l’hydrothérapie méthodique, des cures thermales, des bains de mer.
4° Bains tempérés.
Ils conviendront aux hypersthéniques nerveux, irritables, surmenés par les travaux intellectuels ou épuisés par la vie intensive. Leur durée sera d’une demi-heure à trois quarts d'heure. — Ils sont de nul effet chez les malades affaiblis ou chez ceux qui ont perdu l'appétit, ou encore quand la langue est épaisse, saburrale, et que prédomine l'acidité gastrique due aux acides de fermentation.
2° Bains froids.
Le vrai bain froid reconnait peu d'indications, mais l’immersion froide sera conseillée aux malades déprimés, dont le chimisme respiratoire indique un abaissement notable des oxydations ternaires. Encore comporte-t-elle que le patient soit capable de faire un exercice à pied qui provoque une intense réaction. — L'immersion est contre-indiquée chez les rhumatisants.
3° Hydrothérapie méthodique.
J'ai fixé, à propos de lhypersthénie aiguë’, les règles qui doivent présider à l'emploi de l'hydrothérapie méthodique; ces règles sont applicables à l'hypersthénie permanente. Et l’on peut dire que, bien appliquée, cette manière d’hydrothérapie convient à la grande majorité des malades. Dans l'emploi de cel excellent adjuvant du traitement, on devra bien se convaincre que l’excitalion produite par la douche est