‹ Traite de therapeutique appliquee v. 13, 1904 (volume 2)Chapitre 22 sur 46 · TRAITEMENT BE LA PHOSPHATURIE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT BE LA PHOSPHATURIE

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miMÛte pas d'occuper, au moins pour un temps, la première place dans le traitement '. J'ai fait, dans ce sens, des tentatives qui sout cxtrômoment encourageantes, et dont les résultats seront prochainement publiés.

Mais, s'il s'agit de phospkaturies d'oriyine gastrique, c'est le traitement de la maladie d'estomac qui doit, avant tout, être mis en œuvre. J'ai vu bien souvent des malades, dont la phosphaturie avait résisté à tous les traitements directs, s'améliorer bientôt, quand on reconnaissait la vraie cause de leur mal et qu'on ne s'occupait plus que de l'hypersthénie gastrique. En d'autres termes, la phosphaturie gastrique ne relève que du traitement gastrique.

J'en dirai autant de la phosphaturie diabétique. Elle n'est qu'un des éléments du diabète et s'améliore presque toujours avec celui-t;i, sans qu'il soil besoin d'une lliérapeutiquc spéciale.

Phosphorurie neurasthénique,

Je désigne sous le nom de phosphorurie neurasthénique une variété de neurasthénie caractérisée cHniquement par de la céphalée, des douleurs spontanées dans la colonne vertébrale, un état de défaillance vertigineuse, une pâleur de visage, amoindrissement des forces, amaigrissement, asthénie musculaire très accentuée. Ces divers symptômes, qu'on rapporte habituellement à la neurasthémie ou à l'anémie, en diffèrent parce qu'ils résistent aux médications habituelles de ces états morbides. Mais le signe diagnostique pathognomonique consiste dans l'élimination par l'urine d'une quantité de phosphore organique, sis ou sept fois plus grande qu'à

1. Albert fLoBJU. — Ëtudca cliniques lur la nutrition dans lu phtisie pulmonaire, ni* ponie. Des tariations du rdaldu fixe de l'urine et dts indiealiona qui va résultent. Dùtiiinéralisation orguniquc'. Anhives ginérahs de médecine,

Tétat normal, avec prédominance très marquée pendant la période diurne.

Cette affection, dont je donnerai bientôt la description complète, et qui opère une nouvelle scission dans le domaine si incertain de la neurasthénie classique, guérit par Thygiène des phosphaturiques, par le repos physique et moral aussi absolu que possible, par Talimentation phosphatique, par l'association du phosphure de zinc (2 à 3 pilules de 0,008 par jour) aux préparations strjchniques ; enfin par l'emploi combiné des arsenicaux avec les hypophosphites et les glycérophosphaics.

CHAPITKE Vil

TRAITEMENT DES ALBUMINURIES D'ORIGINE PHOSPHATURIQUE

ALUKtlT UiJltIN DDl'Acaddinilda Médecins.

Pathogénie et formes cliniques.

J'ai décrit une varif-lC' d'albuminurie liée à un trouble de la nutrition, qui demeure fonctionnelle pendant plus ou moins longtemps, aboutit probablement plus tard à une lésion brightîque, mais qui, pendant sa ppnodfi fonctionnelle, guôril <lans un certain nombre de cas. J'ai proposé de l'appeler: albuminurie phosphalwiffue ' .

Le trouble nutritif qui l'engendre présente l'arthrilisme comme cause prédisposante ; le surmenage nerveux, la suralimentation, l'absence d'exercice. les troubles digestifs, comme principales cmises déterminantes.

Il présente la plupart des caractères que j'ai assignas dans le précédent chapitre h la phosphatui'ie dite essentielle, àsavoif ;

4" Une dénutrition exagérée surtout dans les organes riches en phosphore.

spliospli.iiiinques. — Clrissillciiiion i-t irai-

188 TRAITK LE THERAPEUTIQUE APPLIQUEE.

2° Une incomplète assimilation des phosphalos cl des liVithiaes alimentaires.

3" Une déperdition urinaire de l'acide i)hosphori(]ue provenant de ces diverses sources.

4" Une di^nutrition accrue des globules rouges du sung.

5° Des oxydations azotées qui sont relativement diminuées, parce qu'elles ne croissent pas dans les nii^mes proportions <)ue les matériaux à brûler.

Son syndrome tirologiqtie rc-side dans la coexistence de lit phosphaturie, de l'albuminurie, et de l'ensemble des caractères qui traduisent les troubles précédents.

Elle comporte quatre variétés cliniques, qui ne paraissent ôtrc en réalité que des étapes successives dans l'évolution de la maladie.

1" Albuminurie phosphaturiqu)' simple, contoniluc jusqu'ici avec l'albuminurie dite cyclique ou intermitlt'uti-.

2" Albuminurie phosphalitriçue pseudo-nearastkéniqne, dont la reconnaissance commence le démembrement de la neurasthénie comme entité morbide.

'A" Albuminurie pho.iphalurifjue pseudo-brightique ou mieux pré-brightique, confondue jusqu'ici avec la néphrite interstitielle, caractérisée :

A. Par des symptômes généraux, tels que fatigue musculaire, difficulté des mouvements, douleurs vagues, pftieur de visage, etc.

B. Par des symptômes nerveux : État de tristesse, inodîficalions de caractère, vertiges, étourdissements, céphalalgie, insomnies.

C. Par des symptômes digt^sllfs variables dans leur expression, mais avec deux dominantes : un appétit conservé, sinon exagéré; un chîmismo stomacal très variable.

D, Par des symptômes d'ordre nutritif : polyurie, densité urinaire normale ou abaissée, albuminurie de 0,S0 & 1,50, phosphaturie de 3,50 à 7,59 (moyenne i,70), azoturie^ oxydations phospborées augmentées, oxydations sulfurées diminuées, coefficient de déminéralisation augmenté.

TRAITEMRNT DES ALBIMISIIRIES.

4" Albuminurie brif)tique d'ongine phosphalvrique. C'est la maladie, jusquf-là fonctionnelle, arrivée à la pi^riode li^sionaie.

Règles du traitement.

La thi^rapou tique dos trois premifres varii^tés est souveni suivie de succds.

Elle comprend deux (étapes successives. Dans la première étape, on aura pour bul unique de combattre la phosphaturie et le trouble nutritif auquel elle est associi^e. Pour cela, on suivra les indications données dans le chapitre précédent, en pratiquant de fréquentes analyses de l'urine, alin de passer au traitement de l'albuminurie, dès que les troubles de la nutrition auront été sensiblement modifiés.

Prenons, par exemple, le cas le plus fréquent, celui d'un albiiminurique phusphaturitjiie pseudo-brightiqtie. Commencer par riiygiéne et le régime, avec t'arséniate de soude et la poudre composée de phosphate do chaux ; puis, «près quinze jours, donner les hypophosphites et le sulfate de quinine associé à l'extrait de quinquina; alterner ensuite avec les glycéro-phosphates ou avec la médication ferrugineuse, si le malade présente des signes d'anémie.

Si l'albuminurie persiste après un mois de traitement, on passera à la deuxième élnpe du traitement.

Modifier Valimentalion en y introduisant les légumes et les fruits tanniques (artichauts, nèfles, coings, café de glands, etc.); diminuer les corps gras ; supprimer certains légumes comme les salsifis et les choux qui augmentent l'albuminurie (Albert Robin] ; donner du lait écrémé comme unique boisson.

Comme médicaments, employer surtout ceux qui renferment du laimin, soit \o sirop iodo-lannique . à la dose de deux à Irois cuillerées par jour, soit l'acide gallique associé à i'io-

190 TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQllE APPLigiÉE.

dure de potassium, ou hu calomel, ou à l'alofts et ft l'extrait de i|uiiiquina. commi' dans la formnliî suivante :

K Kxliriil de qiiinquiiKi 0,13

Alot'^s socotiin 11,03

Aiiide galliquc 0,10

Pour une pUnle. — Prendre de deux ii i|ua1ri.' piliili;s par jour.

Viodttre i/p /iota.isium, que j'associe ordinairement à l'ergoline, m'a paru donner d'excellents résultats, pourvu qu'on l'emploie longtemps et à doses trî-s faibles, qui ne devront jamais dépasser 0.30 par jour.

Enfin, il sera fréquemment utile d'alterner les médicaments précédents avec \q& préparations fernigin^usex , et spécialement a\ec le fierc/ilonirp rfe/iw, en laissant toujours aux malades deux à trois jours de repos entre les deux médications, pour remédier à l'incompatibilité du fer et di's préparations qui renferment du tannin.

Valbmninurie phosphaturique simple ne comporte qu'un traitement hygiénique et alimentaire. Occasionnellement, on utilisera l'huile de foie de morue, I "ai-si^n iate île soude et les glycérophosphates.

L'albitminwie phosphfilwiqiip psetulo~m'ura.sthénigue réelame un traitement plus complet, quoiqu'il soit rarementutilc d'arriver à la médication particulière à l'albuminurie. La prédominance des symptômes neurasthéniques impose quelques règles spéciales; ou devra se garder du traitement classique de Weir-Mitcliell, des narcotiques et de l'hydrothérapie ordinaire. On insistera sur les glycéro-phospliales, et parfois ' sur le pftosp/inrf de ziiic. Comme uoiquc sédatif. vaHrianatg i[ ammoniaque et pilules de Méglin^

LaUnuninurie brighiique doriffiiir pho^phalurique ne

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