‹ Traite de therapeutique appliquee v. 13, 1904 (volume 2)Chapitre 21 sur 46 · DIRECTION · texte numérisé non relu

DIRECTION

liftNfiBALE DU TB

Le régime et l'hygiène seront continui^s tant que l'analyse révélera une £>limination exagérée de l'acide phosphorique ■

En fait de médicament, on commencera par administrer la solution d'arséniate de soude et la poudre composée aux phosphates de chaux.

Après une quinzaine de jours, on cessera tout médicament pour huit jours, puis on donnera les hypophosphites et les pilules au sulfate de quinine et à l'extrait de quinquina pen- <dant deux semaines.

Sit'indicationdosglycéro-phosphates existe, on les donnera, soit à la place des hypophosphites, soit après ceux-ci, soit •en môme temps, mais alors en injections sous-cutanées.

On alternera ces divers traitements en recommençant les •éries précédentes, aussi longtemps que cela sera nécessaire. i moins que le malade ne présente des signes d'anémie, aujuel cas on devrait faire appel à la médication ferrugineuse, bujours associée au sulfate de quinine et k l'extrait de quiii- Huina.

Comme complément de la cure, interviendront l'hydrothérapie et les eaux hydro-minérales.

Je n'ai poini eu à nu- louer de l'hydrotiiérapie. telle quelle est classiquement appliquée, et cependant, c'est là un moyen Kdjuvant de premier ordre quand il est convenablement adninistré. Ordonnez, soit le hain de rivière très court, dans la nison favurahle; soit le hain tiède de vingt minutes, avec SOO grammes de gélatine de Paris et S-jO grammes de poudre

lidon par bain; snit la douche liède, à jet brisé, réduite

184 TRAITÉ DE THIÏH APELTTIQUE APPLIQUÉE,

& une aspersion générale d'une minute, suivie d'un jet Troid très court; mais renoncez aux bains ctiauds et à la douchu froide ordinaire. Cette dernif-re ne saurait ôtre conseillée que dans les cas d'anémie accentuée ou de dépression nerveuse trop accentuée.

Quant aux cums hydro-minérales, je les divise en trois groupes.

A. — On conseillera Brides, Sainl-Ncctaire, Royat, aux arthritiques àdésassimilatinn exagérée, à oxydations diminuées, < dont les réactions nerveuses ne sont point trop accentuées.

B. — Les malades très excitables seront envoyés à Badenweiler, Sclilangenbad, Néris, Plombières, Rugal/.

C. — Ceuxqui sont déprimés, affaiblis par la longue durée ou par l'intensili^ de la phosphaturie relèveront plutôt de la balnéation chlorurée-sodique forte de Biarritz. Salies. Salins, Rheinfelden, etc.

Les Phosphaturlss secondaires.

Les règles thérapeutiques que je viens de tracer sont applicables aux pbospbaturies secondaires, qui relèvent des m'>Ql4)S □lèdicaments que la phosphaturie essentielle. Pourtant, il ne faut pas oublier que la phosphaturie n'est alors qu'un épisode, et que cet épisode ne doit être traité qu'à titre purement symptomatique, et qu'au point de vue de la thérapeutique dominante, le pas reste à la maladie dont la phosphaturie n'est qu'une des expressions.

Peut-être doit-on faire une exception pour les p/iosp/ialurin du début de la phlixie pulmonaire et pour celles que l'on pourrait appeler pré-tuberaUeuses, en ce sens qu'on les constate avant l'apparition des premiers signes physiques du cùté de la poitrine. On peut se demander si, dans ces cas, la phosphaturie, qui n'est qu'une des variétés de la déminéraiisalion organique, ne prépare pas le terrain au bacille, et si elle ne

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