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TRAITEMENT DU HACRITISME. 2.1:;
é'nne bonne nourrice ne peut, qnclle qu'en soit la raison, êtro accordi' à l'enfant.
A défaut (lu lail d'inesse, on peut, sans aucun doute, donner du lait de chèvre; mais, peut-^tre à cause de son abondance et de son emploi si général, c'est a» lait de vache qu'on ■donne le plus souvent la préférence. Nous n'entrerons pas ici dans des détails que l'on trouvera circonstanciés daus un grand nombre d'ouvrages, de mémoires ou d'articles de jour- Baux plus spécialement destinés à l'enfant'. Personne ne met plus en doute, aujourd'hui, les dangers inhérents à l'usage du tait cru, non seulement à cause des maladies dont la vache peut être atteinte, mais, par-dessus tout, à cause des manipulations nombreuses et des adultérations dont ce lait est l'objet avant son arrivée au consommateur et chez le consommateur lui-même, manipulations qui le peuplent de microbes de toutes sortes.
On croyait très suflïsammcnt bien faire, jusque dans ces derniers temps, en soumettant simplement le lait à l'ébullition. Mais l'industrie a livré au commeree du /ail stérilisé à 420 degrés, et ce lail est tr^s employé à l'heure actuelle. Il est certain que, à cette haute température, il est bien réellement privé de tout germe vivant. Mais est-il resté aussi nourrissant et aussi digestible? — Bien des expérimentateurs ont dû constater, comme nous, au laboratoire, le fait suivant : lorsqu'uu bouillon de culture est stérilisé h l'autoclave, à une température supérieure à 120 degrés, même d'un petit ■nombre de degrés, à 123 ou 130, par exemple, il perd une partif de ses propriétés nutritives à l'égard des microbes.
Même une température de 120 degrés, trop longtemps prolongée, diminue ses qualités de bon milieu de culture; de -aorte que la stérilisation de beaucoup la meilleure, si elle était plus pratique, serait celle que l'on applique au sérum sanguin (parce qu'on ne peut faire autrement), c'est-à-dire une série de chautTages, au bain-marie, fi 3^-70 degrés.
Si donc les albumines du bouillon sont ussc:£ cettp haute température, pour être moins favorables à la germination des microbes, il est h prt^sumer que, dans les marnes conditions de chaleur, les albumines du laît doivent perdre un peu de leurs propriétés nutritives. A notre avis, le lait stérilisé à 120 depjrés devrait être réservé pour les voyages & long cours, par terre ou par mer, parce qu'il est susceptible de se conserver pendant des mois; mais il nous parait aussi irrationnel de boire du lait aussi stérilisé, quand on peut eu avoir d'autre à sa disposition, qu'il le serait de consommer des viandes de conserve ou des viandes fumées ou salées, quand on a de la viande fraîche à sa portée. // n'est pas f/erme paCltoghie, parmi ceux aclueUemeiil connus, gui réi li la tempéyattfrc de 100 degrés, prolongée quelques minutes ceux qui ne seraient pas tués seraient tout au moins as! atténués pour ne plus être redoutables. C'est là une garanl suftîsante; et le lait, consciencieusement bouilli pendant 10 à minutes, est assez stérilisé pour être consommé sans danger. L'industrie nous fourmi, ici encore, des appareils qui rendent celte stérilisation à 100 degrés très pratique. On faire usage de l'appareil de Soxhlet type ou modifié par Sinclair, de l'appareil Gentile, très heureusement modifié le docteur Hudin; peu importe. Les petits ilacons de ces apj reils doivent, en règle gt^nérale, être consommés en un repas ; l'enfant peut boire à la cuill6ro, ou avec une tétine en caoutchouc adaptée directement sur le flacon; mais pas de biberon autant que possible, et surtout pas de biberon à lon|; tube. Si l'on coupe le lait, pour des enfants très délicats nu malades, le liquide, quel qu'il soit, ajouté au lait, doit être bouilli; le mieux est de faire le mélange dans le flacon, avant de le soumettre à l'ébullition avec tout l'appareil.
Disons enfin que M. Seibert, professeur de pédiatrie à la Polyclinique de New-York, a présenté récemment, à la Société de pédiatrie de Washington, un procédé très ingénieux de fil- Iration du lait sur du coton stérilisé. Seibert fait usage d'ui^-, entonnoir en aluminium, qui doit être lui-même tout au moi]
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