TItAlTK DE THÉR AFKrTlQrE APPLIQrÉE
complication sérieuse et inspirer quelque inquiiHude au m6ilecia. Ce redressement forcé du membre doit Mro fait sous j le chloroforme, car il est douloureux et l'agitation de l'enfanl générait l'action du chirurgien et Tempécherait de se rendre I exactement compte du degré de résistance de l'os et de l'elFort , nécessaire pour vaincre cette résistance. D'ailleurs, il est des> cas fréquents où l'opérateur sent la difficulté ou même l'irapossibilité d'atteindre le but proposé en une seule séance. | Il recommencera alors un peu plus tard; et souvent alors la chloroformisation n'est plus nécessaire, Enfm, aussitôt après ' le redressement et la mensuration destinée à se rendre compte de l'étendue de ce redressement, on applique l'attelled'Audry, afin de s'opposer à la réapparition de la courbure. Deux ou j trois fois par semaine, on enlève l'appareil, afin de surveiller ] l'os et les parties molles susceptibles d'excoriations, et de j redresser encore l'os, par quelques pressions nouvelles, si co J complément d'effort paraît nécessaire. Pendant ce temps, le ' chirurgien a le plus souvent jugé utile de commander un , appareil orthopédique-tuteur, destiné à maintenir la rectitude ' de l'os pendant le temps, quelquefois fort long, de lu coiist lidation définitive; appareil que l'on doit substituer à celui ' d'Audry, au bout de quelques semaines.
Nous n'insisterons pas davantage sur ces détails techniques, décrits tout au long dans les mémoires et les leçons des chirurgiens qui s'occupent plus spécialement de la chirurgie infantile, et parmi lesquels nous citerons MM. Lannelonguo, de Saint-Oermain, Kirmissun, Félizet, Brun, Broca. e et plusieurs do leurs élèves.
Nous dirons encore, pour fltre complet, qu'il faut, dans ! certains cas de rachitisme ancien, quand la consolidation de . l'os s'est opérée définitivement dans une attitude vicieuse, avoir recoui's à une opération sanglante, c'est-à-dire à l'os/A- J clasi'e ou à Vostéotomie. Celle-ci est tantAt linéaire, et suscondylienne ou diaphysaire. tantôt cunéiforme. 11 s'agit surtout ici d'opérations pratiquées sur les membres inférieurs, i les seuls qui exigent, dans l'immense majorité des cas, de i
TRAITEMENT DU RAnHITTSME. 253
telles inlcrvcntions chirurgicales. La description de ces op(5rutions nous entraînerait trop loin; et nous renvoyons aux publications diverses dont elles ont âtè l'objet, tant en France qu'à l'étranger.
Prophylaxie du rachitisme.
(juclle que soit la nature du rachitisme ; alors mfime qu'il ne serait qu'une drrnière étape de la syphilis (Parrot), qu'une ostéite microbienne et parasitaire (Chaumier, de Tours), 1b haute influence qu'une hygiène défectueuse a sur son développement ne saurait être mise en doute. Si tous les nouveau-nés étaient alimentés par une. bonne nourrice et selon les règles bien déterminées; si le sevrage n'était jamais prématuré et si les premiers alimunts étaient donnés en qualité et quantité raisonnables; si l'encombrement dans des logements mal aérés, malpropres, humides et froids en hiver, ou chauds en été, était évité; si les vêtements des enfants étaient toujours propres et bien proportionnés aux nécessites du climat et de la saison, le rachitisme serait une afTection rare et facile à guérir, par des soins médicaux fort simples, df-s ses premières manifestations. Autrement dit, pour supprimer presque entièrement le rtichitisnie, il faudrait supprimer la pauvreté et l'ignorance : autant dire que le but visé ne sera jamais complètement atteint. M s'agit donc de s'en rapprocher dans toute la mesure possible.
Voici tout d'abord un enfant qui peut être allaité par sa mère ou par une bonne nourrice. Est-ce tout pour lui que d'avoir un lait maternel doué de toutes les qualités requises? C'est beaucoup sans aucun doute, mais ce n'est pas tout; et on peut abuser des meilleures choses. 11 faut donc encore bien régler le nombre des tétées nécessaires à cet enfant. Lui donner le sein à tout instant, parce qu'il pleure et ne se calme qu'au sein, est une habitude déplorable pour lui et
TRAÎTÉ DE THÉnAPEIJTIQrE APPI.rQlTÊE.
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heures, c'est-à-dire une tëti'e toutes les deux à trois lioures. sont trts suflÎHantes si la nourrice a beaucoup de lait et si renfnnt prouve, par l 'augmentation normale et régulière de— son poids, qu'il absorbe suflïsiimment de nourriture dans journi^e.
Dans ces bonnes condi lions de nourriture r^guIi^re et su^ lisante, un enfant ne doit pas être s^rré avanl quinze à dix-J huit mois; et, Jusqu'à une époque voisine du sevn^', le IhîH de sa nourrice doit ôtre son aliment presque exclusif. On pei^ cependant lui dimner, à partir du lreizif>me mois, un supplé* ment do nourriture. " Si la nourrice est InsuRisanle ot t l'on a dos motifs sérieux pour n'en point changer, notamme^l si c'est la mère qui nourrit, on donnera, après le sixif-me moisj un supplément de tait stt'Tilisé, et, vers un an, des crot1t< de pain, des Cl'^mes. des panades, des soupes au lait, dM potages aux pâtes, etc. On procédera avec la plus grandi prudence, et l'on^ s'arrêtera à la moindre diarrhée. Peu A | l'enfant s'accoutumera à la nourriture qu'on lui présentée si l'on ne lui donne pas de viande, de légumes indigestes, c boissons irritantes (vin, café, cidre, bière, etc. i,' il progresse régulièrement'... »
Dans le cas A'nllailument mixte ou totalement artiltrielj il serait peut-être préférable de faire usage du lait d'ànei si, dans les grandes villes en particulier, il était d'un prix ' plus abordable et. surtout, s'il supportait l'ébullîtion destinée à le débarrasser de tout germe pathogène vivant. Nous étions le collaborateur du professeur Parrot, à son labontJ toirc, quand il installa, aux Enfants- .assistés, la nourrieerittl où les enfants syphilitiques tétaient directement le pis de J l'ftnesse. La plupart étaient, à leur entrée à la nourricerie, dans un état d'athrepsie avancée, voués Jt une moK \ivnchaîne; et ce lait opérait souvent de véritables résurrections. L'ûnesse-nourricc mériterait d'être essayée d'une façon plws méthodique qu'on ne l'a fait jusqu'ici, quand le bénéfice