‹ Traite de therapeutique appliquee v. 13, 1904 (volume 2)Chapitre 4 sur 46 · A. IDÉE ANCIENNE DE LA NUTRITION · texte numérisé non relu

A. IDÉE ANCIENNE DE LA NUTRITION

Ce mouvement de la nutrition a été jusqu'à ces dernifcres années jugé plus simple qu'il ne l'est en réalité. Voici en elTet

comnipnt on lo comprenait dans ses grandes lignes. Le sang, liquide nourricier parexcellenco, distribue à tous les organes, grâce h la circulation, les matériaux dont ils ont besoin pour se renouveler. peu à peu ; chaque jour, dans l'apparftil digestif chargé avec ses annexes de la transformation des aliments, il puise les éléments nécessaires à l'entretien de l'organisme; et par la respiration ainsi que par la sécrétion urinaire, il se débarrasse régulièrement des déchets de la nutrition. Le mécanisme intime de l'assimilation reste inconnu, mais on sait bien ou on croit savoir que l'organisme animal n'est pas capable de fabriquer les principes immédiats ternaires ou quaternaires, qui lui sont indispensables; il doit les trouver tout faits ou i!t peu prés tout faits dans les aliments qu'il ingère, et se bonne à leur faire subir quelques modifications de second ordre. Liebig consacre ces théories en établissant deux catégories d'aliments : les uns, azotés et plastiques, destinés à s'incorporer réellement à nos tissus, les autres ternaires et respiratoires, destinés à assurer par leur combustion le maintien de la chaleur animale. Le phénomène interne en effet auquel aboutit en dernière analyse le mouvement nutritif est toujours une combustion ; l'eau, l'acide carbonique et l'urée qu'élimÎDont les poumons et les reins, représentent le dernier terme de l'oxydation des substances hydrocarbonées et azotées : c'est sous cette forme que l'animal, qui n'est apte qu'à détruire, va restituer au monde inorganique les matériaux organisés qu'il a reçus.

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